Maux à Mots

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Nous le savons, les maladies sont des langages métaphoriques et symboliques avec lesquels nous tentons de dire et de voiler aussi l’insupportable, l’inentendable, l’indicible. Entendre les mots qui disent les maux, mais aussi les faire parler, pour se les approprier, pour nous permettre d’accéder à leur sens profond.

Se mettre à l’écoute du langage inconscient des mots, des langages conditionnés, permet de nous entendre mieux. Cela concerne donc tout le monde…Mais plus particulièrement, le professionnel de la relation d’aide.

Lacan a dit que "l’inconscient était structuré comme le langage"…nous voyons, à travers nos pratiques, que le langage peut structurer notre corps et l’enfermer ou le libérer.

Prenons pour ce premier article de la série le thème "Tomber malade…ou la chute de l’Homme" !

Est-ce un hasard si le mot chute dans la langue française est tombé homophobe de l’interjection "chut !", ordonnant le silence auquel on est réduit, lorsque l’on a perdu le droit à la parole ?

N’est-ce pas là une inhibition de l’homme soumis, mis sous l’éteignoir d’un dominant familial ou social qui lui impose de se taire par des messages de crainte?
La parole caractérise si bien l’Homme que sa suppression définitive est devenu synonyme de mort. Il s’est tu, il ne parlera plus ! L’index posé sur la bouche, tel une croix…signe t-il ce long chemin de croix lorsque l’Homme malade, chute et rechute…Et a "du mal à s’en remettre"….Oui, à qui ?

La langue française déclare "il est tombé malade". La dignité (dont parle beaucoup Caycédo, revoir le sens profond qu’il donne à cette valeur), de l’Homme n’est-elle pas de se maintenir en équilibre, tel un funambule, debout sur cette planète qui tremble et le fait souvent tressaillir ?

L’être malade chute et régresse psychologiquement vers des stades infantiles. L’hôpital risque de lui faire perdre son âme…La prise en charge chosifie, en devenant de la matière à traiter, même si beaucoup d’efforts ont été réalisés.

Alors, oui l’Homme malade "tombe" malade…La tombe est-elle loin ? ou ne pas "avoir un pied dans la tombe" mais plutôt le mettre à l’étrier  et se "remettre en selle" ?

Nous connaissons tous le "mal à dire" , processus d’extériorisation somatique d’une intériorisation psychologique. Sourions un peu avec quelques jeux de mots :

Dans la maladie, le maladie dit et les maux dits traduisent de maudits mots…:-)

Mais pour élucider le Sens des maux, encore faut-il posséder le code de lecture des messages ! La maladie recèle son propre langage…

Jacques Salomé dit que les maladies sont des langages symboliques avec lesquels nous tentons de dire à notre entourage nos sentiments réels quand ils sont censurés ou interdits par des peurs, qui ne nous permettent pas de la dire avec des mots…" (voir "si je m’écoutais vraiment, je m’entendrais".

Quelle capacité développe l’Homme qui se met à accueillir un agent pathogène dans ses cellules ? "J’ai chopé", "j’ai ramassé", "il m’a filé"…des maux de toute sorte ??

Le chercheur Labori Henri affirme que toutes nos maladies sont liées à l’hinibition cérébrale de l’action (késaco ?)

Il veut dire que la maladie de l’Homme pourrait correspondre à une perte de mission par démission, parfois par compromission, et surtout par soumission, autant de situation d’inhibition de l’action.

Pour guérir l’Homme faut-il donc s’acharner à creuser sa chair jusqu’au tréfonds de ses molécules et oublier de creuser l’humus des maudits mots qui germent et se développent dans son esprit ?

Faut-il rappeler que le cerveau enregistre au premier degré tout ce qui lui est soumis ?

Je me souviens d’une cliente qui, prenant conscience de son langage, se rappelait le jour où elle se brisa un os dans le pied l’obligeant à faire une pause vis à vis de son travail : "Je ne cessais de dire "il faut que je lève le pied, je suis trop fatiguée et mon pied (symbolique : comment j’avance dans la vie) droit (droite = action) a lâché, et là je me suis arrêtée …".

Un peu d’explication :

Entendre la langue des profondeur est un véritable voyage initiatique de la sphère cérébrale, exploration de la face cachée de l’ombre, celle de l’hémisphère droit…vers le sens secret de nos mots.

La langue que nous apprenons à l’école possède un vocabulaire : le lexique, les mots, construits d’une chaîne sonore plus ou moins longue. Toute langue associe des sens à des mots. Les mots, groupe de lettres dont le graphisme se différencient les uns des autres par leur phonétique, dont les unités les plus petites sont des phonèmes. Un seul change et tout le mot change de sens, exemple : papa, papi, pipi, pipe…

Les mots sont donc construits d’une suite de sons. Freud, dans son ouvrage "le mot d’esprit" a cherché à reconnaître sa relation avec l’inconscient. Les poètes expriment depuis fort longtemps leur talent dans l’harmonie des sonorités. Pourquoi l’Homme a t-il ce besoin de résonance depuis l’aube des temps ?

La poésie apaise, élève l’âme par ses mots, par ses sons mélodieux, ses rimes et sonorités. Les sons résonnent et donnent du sens aux mots…

Les premiers cris de l’homo erectus étaient des signaux d’alarme ! AU cours de l’évolution humaine, ces cris ont été remplacés par des mots. Mais les cris précurseurs biologiques de l’homo erectus ont été refoulés dans les profondeurs archaïques du cerveau (le droit) et n’ont pas cessé d’évoluer sous l’influence de la conscience.

Je rappelle cerveau gauche siège du langage oral de la Raison et du Sens et de l’ écrit et cerveau droit, siège de la musique, de la mélodie des mots et de leur intonation, de la Résonnance et du Son…

Le cerveau gauche possède des fonctions analytiques conscientes et le cerveau droit au traitement global inconscient en parallèle. Le gauche traite les informations sensorielles grâce à la médiation d’un langage acquis et de l’autre un cerveau droit inconscient, hyper rapide qui traite immédiatement une quantité infinie d’informations sensorielles externes et internes.

Il y a donc les mots qui blessent, déchirent, torturent, angoissent, frappent, dans lesquels sont souvent ponctués rictus, douleurs ou mimiques d’inquiétude. Ils enferment, étriquent, bâillonnent…Dans ces mots vibrent les maux, un flot sonore du discours (signifiant : manifestation matérielle du signe verbal qui constitue le support de sens) de l’Homme souffrant. Il existe fort heureusement ceux qui expriment l’amour, les mots doux, chargés de belles intentions, de beaux sentiments, ceux qui rendent heureux, ceux qui vous donnent des ailes, vous donnent confiance, vous libèrent…

Les articles qui suivront vous feront découvrir la motivation inconsciente des mots, cette langue des profondeurs dont Freud a eu l’intuition, en détectant ses traces dans les mots d’esprit ou dans les rêves.

Le langage est une fonction capitale pour la communication sociale humaine. Lacan avait prévenu : Le langage implique l’inconscient" et "la science dont relève l’inconscient est la linguistique"…Il est allé jusqu’à affirmer, que "l’inconscient est langage".

Le langage dit Emile Benvéniste, est l’essence de l’homme. Les recherches permettent de penser que la "verticalisation" de l’homme a libéré la main permettant la fabrication d’outils primitifs et que cette main tactile a permis une préhension plus adroite favorisant la vie matérielle et intellectuelle. Ainsi l’homme a pu, par l’apprentissage du geste, progresser et évoluer.

La mise en évidence d’un code phonétique inconscient permet de démontrer jusqu’où la biologie pénètre le langage humain et le "biologiste" et réciproquement de saisir jusqu’où le langage, le logos, pénètre la biologie humaine, jusqu’où il verbifie la chair ; il tend un pont reliant maux et mots, apportant des réponses au pourquoi de nos maux.

La linguistique convoque le corps et le langage, logos et soma via notre biologie…

Pour encore paraphraser Lacan ": le mot n’est pas un signe, mais un noeud de signification"…

Qu’il me pardonne, au terme de ma formation de graphothérapeute, j’ai envie de dire "le mot est un signe, un symbole graphique puissant permettant au son et au sens de s’incarner dans la chair des lettres créant le mot. Un mot résonnant d’intention et de signification".

Le thème du prochain article sera "Entendre vibrer les mots des maux" et nous verrons comment nous parlons de nos souffrances. Dans la réalité quotidienne des maux, nous nous plaignons dans deux registres : celui de la douleur et celui de la gêne que nous éprouvons dans certaines fonctions….

Et sur ces derniers mots, je vais profiter du soleil de ce dernier jour du mois d’aôut… Septembre arrive avec ses brrr…:-D

Bien à vous

Catherine

 

 

La dysgraphie

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Bonjour à toutes et tous,

Vous voici aujourd’hui au nombre de 330 personnes abonnées pour suivre mes publications sur ce blog et je vous remercie de cet intérêt. Il me motive à publier. Je suis ravie de vous retrouver après trois belles semaines de congés…

Le corps et l’esprit requinqués voici le premier article de ma rentrée !

Vous le constatez, l’écriture est au centre de mon activité. Pourquoi tant d’intérêt ?

Parce je pense qu’écrire est un processus qui aide à retrouver le sourire… :-)

Qu’il s’agisse de maladie ou de vécu douloureux, raconter son histoire oblige à mettre ses idées au clair. Cet effort de visualisation a une fonction de catharsis (libération) : les mots sortent de soi et le mal-être se dépose. Cette projection de soi sur le papier libère et procure la sensation d’un acte accompli qui fait du bien.
C’est mettre des mots sur ses maux qui compte.

Aujourd’hui, je parlerai de la dysgraphie, dysfonctionnement de l’écriture. Et plus particulièrement de la difficulté d’écrire des enfants.

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

Elle est à l’écriture ce que la dyslexie est à la lecture…
La dysgraphie est un trouble de l’écriture qui apparait chez l’enfant dès 7-8 ans. Les dysgraphiques manquent d’organisation et de coordination dans leur écriture et présentent des difficultés à créer des courbes et à conduire un trait. Cette particularité ne met pas en cause leurs capacités intellectuelles. La dysgraphie est due soit à une mauvaise tenue du crayon soit à une difficulté à imiter la forme des lettres.

Comment reconnait-on un enfant dysgraphique ?
C’est un enfant qui a du mal à tenir un crayon ou à imiter les formes ; il écrit lentement, souvent de façon illisible, il adopte une écriture crispée, ce qui le fatigue. Par conséquent, l’enfant prend du retard sur ses camarades de classe, se décourage et perd confiance en lui. A l’adolescence c’est plus problématique : au moment des examens la lenteur et l’illisibilité le desservent.

Les différents types de dysgraphie
Les enfants dysgraphiques réagissent de manières très diverses. Une écriture crispée révèle une dysgraphie raide. L’écriture négligée et son impression de laisser-aller est qualifiée de molle ; elle est impulsive quand la rapidité prend le dessus sur la forme ; lente et précise quand la personne émet des efforts épuisants afin d’être structuré et précis et la dysgraphie maladroite quand les lettres sont disproportionnées, les espaces ne sont pas respectés entre les mots ou quand les lignes ne sont pas droites. Deux autres types de dysgraphie sont connus, la dysgraphie prétexte qui exprime des difficultés affectives de la personne, et la dysgraphie réactionnelle qui manifeste un refus du modèle scolaire.

En quoi la relaxation peut aider dans la rééducation ?

La rééducation motrice ne peut se faire sans la détente psychomotrice qui permet à l’enfant d’éliminer ses tensions et d’améliorer la gestion de son énergie, pour permettre à l’écriture de trouver son rythme propre. Lors de certaines rééducations, il est frappant de voir des enfants dont l’énergie explose ou se dissipe à tous les vents. Or, maîtriser son corps et savoir s’en servir, savoir "l’habiter" est essentiel aux divers apprentissages. La relaxation permet d’obtenir l’équilibre entre les pulsions et le comportement en introduisant chez l’enfant une dimension souvent oubliée : celle de la présence à soi.

La rééducation commence toujours par des exercices de détente. C’est une halte indispensable pour aborder un élément essentiel de la rééducation : La faculté de concentration, c’est à dire faire attention, écouter, retenir, adapter le geste à ce que conçoit le cerveau, maintenir l’effort aussi longtemps que nécessaire. La relaxation libère les résistances, elle développe la force, l’énergie et l’assurance.

Que faire pour soigner la dysgraphie ?
Une personne dysgraphique peut consulter un graphothérapeute. Celui-ci établira un bilan graphomoteur d’après lequel il définira le type de dysgraphie de l’enfant. La rééducation a lieu une fois par semaine pour une durée maximale de un an et uniquement si l’enfant le veut.

La relation sereine et confiante entre le graphothérapeute et l’enfant est essentielle pour la réussite de la rééducation. Sans elle, pas de réceptivité possible…

Puis, il suffit de regarder un enfant dans l’instant où il commence à écrire avec plaisir : le sourire au coin des lèvres, un oeil de temps à autres vers moi comme pour me dire "tu vois comme j’y arrive !" … Il est heureux !

Bien à vous,

Catherine

L’école buissonnière

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Faire l’école buissonnière est le fait d’aller se promener au lieu d’aller en classe ; par extension, fait de ne pas aller à l’école, de ne pas aller là où l’on doit se rendre…Ne pas aller là où l’on doit se rendre….Au sens propre comme au sens figuré !

Car il s’agit bien de cela ! L’école est obligatoire et lorsque l’enfant rencontre des difficultés scolaires, stressé, a certainement subi des vexations, il se décourage et n’aime pas l’école ! Que s’est-il passé ? A quel moment a t-il "décroché" ?

Il risque non seulement de ne pas  trouver l’école intéressante mais de surcroît, ne pas aller où il doit se rendre, c’est à dire obtenir un niveau d’étude lui permettant une intégration sociale correcte !

L’apprentissage scolaire conditionne tous les autres apprentissages. Les enfants sont évalués en permanence et toute sa vie, la place que l’enfant s’est faite à l’école le suivra comme son ombre…

C’est sur cet aspect que je mets en place ce soutien scolaire. Pour paraphraser Antoine de la Garanderie "Tous les enfants peuvent réussir !", j’en suis certaine également…

Il ne s’agit pas alors seulement de faire appel au soutien scolaire pour atteindre de bons résultats, mais de donner des outils de savoir-être pour améliorer le confort face aux apprentissages d’une manière générale afin qu’ils prennent conscience de leur génie personnel, le reste suivra…

Votre enfant a t-il des difficultés à écrire ? Montre -t-il des signes de lenteur ? ou au contraire, des signes d’agitation provocant des remarques (justifiées) de son enseignant ?

Va t-il naturellement vers les livres ? Aime-t-il en lire, vous demande t-il de lui lire des histoires ?

Ou bien montre t-il un désintérêt ?

Savez-vous que plus il lit, mieux il écrira  ?

Savez-vous que les aires du cerveau développent leurs capacités de mémorisation, concentration et d’intégration pendant la lecture et l’écriture ?

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Je mets donc à la disposition de l’enfant un programme lui permettant de :

 

  • Gérer son stress face à l’école
  • Faciliter le geste d’écrire et le rendre confortable
  • Découvrir le plaisir de lire et le partager…
  • Développer sa confiance en lui
  • Trouver sa Méthode d’apprentissage
  • Développer son "excellence"

Réservé aux enfants du CP au CM1.

En individuel, tarif et programme personnalisés à la demande.

 

Dois-je laisser pleurer mon bébé ?

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Voilà une question qui fait débat et chaque génération a son avis sur la question. Comment réagir face aux pleurs d’un bébé ? Votre belle-mère pense qu’il « faut laisser pleurer un bébé car sinon on en fait des capricieux », votre cousine est d’avis contraire, alors que faire ?

Pour quelles raisons un bébé pleure-t-il ?

Pour un bébé, le seul moyen de communiquer son mal-être est le pleur. Il l’utilise donc pour exprimer ce qui ne va pas. Les raisons de son inconfort peuvent être multiples. On pense d’abord à la faim et à la couche sale mais le bébé peut aussi avoir simplement envie d’un câlin ou avoir sommeil. Il peut avoir trop chaud, trop froid, en avoir assez de sa position ou il peut souffrir de coliques… Un peu plus grand, il peut aussi pleurer de frustration quand il n’arrive pas à se retourner par exemple. Bref, les raisons sont variées.

 

Certaines mamans disent reconnaître les pleurs de leur enfant, comment faire ?

Cela s’apprend au contact de son enfant. Cela peut être très rapide mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. Cela va venir au fur et à mesure. On découvre son bébé et on apprend à reconnaître ses pleurs. Il ne faut pas se dire que l’on est une mauvaise mère ou un mauvais père si l’on n’y arrive pas car parfois, c’est plus difficile.

 

Comment réagir face aux pleurs d’un bébé ?

On commence par le prendre dans les bras, on lui parle et on essaye de trouver ce qui cause les pleurs. Ensuite, on agit en conséquence pour résoudre le problème. On change la couche si elle est sale, on nourrit le bébé s’il a faim, etc. Si les pleurs continuent, on le promène, on le berce doucement et on l’accompagne par la parole pour soulager ses angoisses.

 

Faut-il laisser pleurer un bébé ?

Non, on ne laisse pas pleurer un bébé car sa sécurité affective n’est alors pas assurée. Des études ont montré qu’un bébé qu’on ne laisse pas pleurer va pleurer moins longtemps par la suite qu’un bébé qu’on a laissé pleurer. Le premier est en confiance, il a intégré qu’on ne va pas le laisser pleurer et que son entourage va agir pour son bien-être. Jusqu’à 6 mois voire un an, on ne laisse pas pleurer un bébé. En connaissant et en observant votre enfant, vous sentirez le moment où commencent les caprices.

 

Que faire si l’on ne supporte plus les pleurs de son bébé ?

D’abord, il faut savoir que les pleurs d’un bébé peuvent rendre fou et que ça peut arriver à tout le monde de craquer. Si l’on se sent à bout, il faut appeler au secours ! Si l’on peut, on passe le relais à quelqu’un d’autre. Le mieux est de sortir prendre l’air et de se changer les idées. Cela ne sert à rien de rester près du bébé si l’on est trop énervé. Cela ne rassure pas l’enfant et des choses graves peuvent arriver comme une envie de le secouer, ce qu’il ne faut surtout jamais faire. Si l’on se retrouve seul avec ce genre d’idées, à bout de nerf, on laisse le bébé pleurer dans son lit où il est en sécurité, on ferme les portes et on s’isole pour faire le vide.

Que faire si les pleurs ne s’arrêtent pas ?

Si les pleurs durent trop longtemps, on n’hésite pas, on fait appel à un médecin. La piste de reflux peut être envisagée car les bébés souffrent beaucoup dans ce cas-là. De manière générale, si l’on est inquiet, on consulte et on explique bien à son médecin ce qu’on trouve d’inhabituel.

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Un bébé n’a pas la notion du temps. Ainsi, lorsqu’il pleure (ce qui est la seule façon de communiquer !) il exprime un besoin. Ce peut-être :

- la faim

- la soif

- il est mouillé

- il a besoin d’être rassuré

etc…tous les besoins primaires sécuritaires dont l’enfant à besoin pour vivre.

Le bébé n’ayant pas la notion du temps, dès qu’il éprouvera un de ces besoins peut se mettre à hurler d’une seconde à l’autre !!

Prendre dans ses bras l’enfant peut ne pas lui suffire si sa demande est la faim et il continuera jusqu’à ce qu’il soit nourrit mais il sera rassuré, il comprend qu’il est entendu. Ce qui est à retenir, c’est qu’à la naissance, l’enfant a besoin de sécurité et si ces besoins sont satisfaits il le sera aussi. Dans le cas inverse, un sentiment d’insécurité naîtra, le rendant anxieux, nerveux.

Il ne faut pas généraliser, mais les études récentes démontrent encore cet état de fait.

Il ne s’agit pas d’avoir son bébé dans les bras toute la journée, auquel cas il faudra se poser la question de l’anxiété du parent qui agit ainsi ! Finalement, c’est du bons sens, de la modération et de l’équilibre comme dans beaucoup d’autres domaines…

N’oublions pas ! un bébé a besoin de prendre tous les jours un bain "propreté-soin"certes…Mais il a également besoin d’un "bain de paroles" (lire Didier Anzieux – Le moi-peau) ! C’est à dire, lui parler, lui raconter s’il fait beau, qu’il est le plus beau bb du monde, que son papa est au travail et que ses frères et soeurs sont à l’acole, que les fleurs dehors sentent bon, combien vous êtes heureux de sa naissance….etc…Votre voix pleine de bienveillance activera en lui son sentiment d’EXISTER.

Je vous souhaite de magnifiques moments avec votre enfant :-)

Mère…Femme…Epouse… Savoir changer de casquette !

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La sexualité après l’accouchement

538544_3551514140556_722239806_n    Les conseils du Dr Catherine Solano, sexologue 

Après l’accouchement, quand une femme peut-elle reprendre les relations sexuelles ?
En France, les médecins ont tendance à dire qu’une femme doit attendre trois semaines pour reprendre une vie sexuelle. Aux Etats-Unis, on prescrit d’attendre six à huit semaines.
En pratique, le col de l’utérus est ouvert pendant l’accouchement et il ne se referme pas immédiatement. Les rapports sexuels pourraient entraîner des risques d’infections, car des microbes pourraient remonter facilement dans l’utérus.La femme saigne pendant un certain temps et la plupart des couplesattendent que ces saignements cessent pour faire l’amour à nouveau. Pour les femmes qui ont subi uneépisiotomie ou une déchirure du périnée, ou encore une césarienne, ça peut faire vraiment mal, et il faut attendre que la cicatrisation se fasse. Sinon, se forcer peut induire un réflexe très négatif pour la suite de la vie sexuelle. Si une femme souffre pendant l’amour, son désir va très difficilement revenir…Vous parlez de retour du désir. Est-ce que cela signifie que la naissance d’un enfant bloque le désir sexuel ?
Oui et c’est automatique. C’est un processus hormonal. Après un accouchement, l’hypophyse ne fonctionne pas comme d’habitude. La femme a beaucoup moins d’estrogènes. Cela entraîne une sécheresse vaginale et une absence de d’envies sexuelles pendant 4 à 5 semaines. Et cela se produit chez toutes les femmes. Il ne faut pas s’en inquiéter, ni se forcer, mais respecter ce temps prévu par la nature, peut-être pour se reposer après un effort !
L’allaitement a-t-il des incidences sur la sexualité du couple ?
Oui. Sur le plan hormonal, une femme qui allaite voit son désir bloqué, comme celles qui n’allaitent pas. Mais cette diminution de libido dure 3 mois environ quand on allaite, car l’hormone prolactine, nécessaire à la lactation se trouve stimulée. Or, elle a une action inhibitrice sur le désir. Si la femme allaite plus de 3 mois, son désir revient progressivement, même si elle continue à allaiter, car la sécrétion de prolactine s’affaiblit progressivement.
Certains hommes adorent voir leur femme avec une grosse poitrine. Ils la trouvent plus femme. Si la femme est heureuse et épanouie, elle peut se sentir prendre beaucoup de confiance en elle si elle se dit : « Mon corps est merveilleux d’avoir donné naissance à cet être extraordinaire qu’est notre enfant. C’est donc parfois extrêmement positif.
D’autres hommes ont un regard qui change sur la mère de leur enfant. Ce n’est plus pour eux une amante, mais ils la voient comme une mère, une madone. Et il est plus difficile de désirer une mère. Aussi existe-t-il des hommes qui voient leur libido diminuer plus que celle de leur femme.
Et la sexualité masculine après accouchement ? L’allaitement n’est pas le seul changement qui se produit…
C’est vrai, qu’une femme allaite ou non, son homme peut la voir dorénavant comme une mère, et c’est normal puisqu’elle est devenue une maman. Ce qui est gênant c’est quand cela entre en conflit avec sa capacité à la voir comme une amante.
Certains hommes ont des difficultés à faire l’amour parce qu’ils ont vu souffrir leur femme pendant l’accouchement et que ça les a marqués. Ils peuvent se sentir la cause de cette douleur puisque c’est l’enfant qu’ils ont fait à deux qui, en venant au monde, provoque cette douleur. Trop d’empathie peut poser problème. Ils ne veulent pas faire l’amour de peur d’une nouvelle grossesse donc de nouvelles souffrances pour leur femme.
Il existe aussi des cas où après un essai de rapport sexuel où la femme a eu mal, à cause d’une épisiotomie pas encore cicatrisée par exemple, ils n’osent plus lui proposer de faire l’amour.
Et puis, il y a des pères qui se trouvent complètement centrés sur le bébé et délaissent leur femme !
C’est plutôt féminin comme comportement non ?
Oui, c’est vrai. Certaines femmes n’ont plus envie de faire l’amour, leur corps et leur cœur sont occupés par leur enfant. Le maternage, les câlins, le temps passé font que leur attention se déplace et que leur enfant devient le centre de leur monde, éjectant leur homme en périphérie. C’est alors à l’homme de protester pour garder sa place !
Que conseiller pour que l’après accouchement se passe bien sur le plan sexuel ?
D’abord informer les femmes qu’une baisse de désir d’un à trois mois est parfaitement normale et non le signe d’un problème.
Ne jamais se forcer quand on a mal.
Rééduquer le périnée.
Prendre du temps pour l’intimité de son couple.
 (Source : Priorité santé, Claire Hédon)
La sophrologie peut aider le couple à s’octroyer des moments de calme pendant lesquels ils vont prendre le temps d’une nouvelle rencontre. Cette technique appelée "Rencontre sophro-dynamique" va favoriser le rapprochement psychique et physique nécessaire à la croissance du couple.
A la naissance d’un enfant, le couple change de statut, une famille se crée. Un temps d’adaptation est alors nécessaire afin que chacun trouve sa place.
La sophrologie va permettre à la femme d’accepter son nouveau corps, la grossesse modifie souvent la silhouette et ce changement bouleverse fréquemment le couple. Plus en confiance, elle pourra ainsi envisager le rapport amoureux avec son conjoint.
Douceur et dialogue seront les 2 clés supplémentaires pour pénétrer le nouveau lit conjugal.
Catherine

 

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Ma joie !

Hier, je passais l’oral de l’examen pour obtenir le diplôme de Bibliothécaire et …. Je suis reçue !

J’ai un peu la tocade de transformer ce blog, vous l’avez remarqué ! J’aime cela jouer avec les mots et les images…La vie n’est-elle pas un mouvement permanent ? :-D

Alors voici une nouvelle version pour l’occasion !

J’élargis mes activités en tant que bénévole à la bibliothèque de mon village. Au programme à la rentrée :

- bébé lecteur

- faire découvrir aux enfants le plaisir de lire (à partir du CP)

Je ressors donc mes talents de conteuse (c’est la joie qui m’emporte ;-)) et mon chapeau de Madame Rose !

Au fait ! Connaissez-vous Madame Rose ? Elle vit dans une maison avec un jardin extraordinaire. La nuit, lorsqu’il n’y a plus aucun bruit, dame grenouille et dame tortue viennent se promener dans quelques bordures de fleurs… Monsieur escargot dort dans une salade et Monsieur hérisson est en boule à cause du chat qui flaire derrière la porte de la maison. Mais il y a plus extraordinaire que cela! Le premier jour où Madame Rose est allée s’y promener elle s’aperçut qu’une rose avait fleurit sur son chapeau, le lendemain il y en avait une autre…et chaque jour une nouvelle rose apparaît comme par magie ! C’est ainsi qu’est née MADAME ROSE.

belles images et chapeau de madame rose 114 et voici son chapeau magique !

 

 

 

 

 

 

 

J’ai créé le personnage de Madame Rose après ma formation de Conteuse. Le livre d’Eric Emmanuel Schmitt m’avait inspiré "Oscar et la dame Rose". C’est l’histoire d’un enfant de 10 ans qui écrit des lettres à Dieu. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la "dame rose" qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvant.

Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légendes.

Magnifique livre qui a marqué de ses douze lettres mon coeur.

A lire !

La fête des mère pour un enfant

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A l’heure où une Directrice d’école décide de supprimer dans son établissement la confection d’un objet pour la fête des mères….Que se passe t-il dans la têtes de nos petits ?

Certes, certains enfants n’ont plus de maman, mais est-ce une raison de pénaliser les autres de cette joie ? Un vrai débat de fond est tout de même nécessaire. Cette directrice a t-elle mesurée toutes les conséquences ? DU coup, l’objet confectionné avec amour sera t-il remplacé par le cadeau acheté ? A mon sens, pas très éducatif…

Enfin, quelque soient les opinions, voici quelques explications autour des jolis colliers de nouilles que nous avons reçus de nos amours d’enfants ! ;-)

Même si le collier de nouilles reçu pour la fête des Mères ne va pas être facile à porter, il est essentiel de montrer à un enfant que ce qu’il offre a beaucoup de valeur. Explications de Catherine Langumier, psychologue pour enfant et orthophoniste.

 

Quel est l’intérêt psychologique de la fête des Mères ?

Même si, idéologiquement, on peut être en désaccord avec cette fête relancée par Pétain, il se joue des choses très importantes à cette occasion. Pour les mères un peu fragiles, si l’enfant n’offre rien, cela peut être catastrophique. La souffrance d’une mère, c’est de sentir qu’elle se sacrifie pour rien, qu’elle n’est pas gratifiée en retour. Or la fête des Mères est un jour qui peut réparer ce genre de choses.

Que se passe-t-il dans la tête d’un enfant lorsqu’il fait un cadeau à sa mère ?

L’enfant se sent acteur dans la relation avec sa mère ; il peut ainsi montrer qu’il est un bon enfant, qu’il est responsable d’un geste. Il valorise sa maman en lui offrant ce cadeau, tout en se valorisant lui-même, par cet acte dont il se sent responsable. Plus la mère valorise cet événement, plus l’enfant peut valoriser ce geste et se sentir valorisé. Cela crée une situation circulaire.

Pouvez-vous préciser ce qui se joue alors ?

L’enfant a besoin de se sentir reconnu par sa mère, mais la mère aussi a besoin d’être reconnue dans ses tâches de bonne mère, dans sa capacité à donner de son temps et de son énergie. En psychologie, on appelle cela une demande de “reconnaissance narcissique”, chez l’enfant, comme chez l’adulte.

Pourquoi est-ce important de garder leurs cadeaux et de les exposer un moment dans la maison ?

Les enfants sont toujours soucieux de la façon dont leur mère va accueillir leur geste, et de savoir ce qu’elle va faire de ce cadeau. Il est donc conseillé de le garder et de l’exposer dans la maison, au moins un certain temps. C’est important de ne pas le jeter. C’est une façon de prolonger la valorisation que l’on porte à ce cadeau.

La capacité des parents à recevoir est-elle mise en jeu lors de cette fête ?

Oui ! Parfois, on voit des mères qui se lancent dans une surenchère de cadeaux. Elles font un cadeau à leur enfant parce qu’il leur en a fait un. Je pense que c’est une mauvaise idée. Cela montre que son cadeau ne signifie pas grand-chose. Si on lui donne quelque chose en retour, on annule ce qu’il donne. C’est lui qui donne, la mère doit apprendre à recevoir.

Y a-t-il une bonne façon de recevoir le cadeau de son enfant ?

Il est important que l’enfant se sente reconnu de son geste, comme étant capable de donner quelque chose, d’être bon. L’enfant est en demande d’amour, en demande d’être perçu comme quelqu’un qui a de la valeur.

Cela devient compliqué dans les familles carencées affectivement, celles où les gestes et les mots sont souvent absents. Cela peut créer une sorte de désespoir chez les enfants. Même quand l’enfant grandit, c’est important de donner de l’importance à ce qu’il offre, ce n’est pas une histoire d’âge. Ce qui importe, c’est de répondre par des gestes, par des mots.

Bonne fête à toutes les mamans !

Catherine