La somatisation

 

540575_486240418099507_987293638_nQu’est-ce que c’est?

Une personne souffrant de trouble de somatisation est chroniquement préoccupée par de nombreux symptômes pendant plusieurs années. Ces symptômes, cependant, ne peuvent s’expliquer entièrement par un diagnostic médical. Néanmoins, les symptômes causent une détresse importante ou compromettent la capacité de la personne à vivre normalement.

La personne ne «fait pas semblant». La somatisation est un problème médical. Le désordre, cependant, est probablement lié au fonctionnement du cerveau ou de la régulation émotionnelle plutôt que de la zone du corps qui est devenue le centre d’attention du patient. Les symptômes sont réels et ne sont pas sous le contrôle conscient de la personne.

Les personnes atteintes de trouble de somatisation rapportent rencontrer des problèmes médicaux multiples sur plusieurs années, impliquant plusieurs régions différentes du corps. Par exemple, la même personne peut avoir mal au dos , maux de tête , douleurs à la poitrine et l’estomac ou de détresse urinaire. Les femmes signalent souvent des règles irrégulières. Les hommes peuvent signaler le dysfonctionnement érectile (impuissance). La personne peut:

  • Décrire les symptômes en termes dramatiques et émotionnels
  • Demander des soins de plus d’un médecin dans le même temps
  • Décrire les symptômes en termes vagues
  • Les plaintes que les tests médicaux ne parviennent pas à la soutenir

Une personne souffrant de trouble de somatisation peut également avoir des symptômes d’anxiété et de dépression . Il ou elle peut commencer à se sentir désespéré et tenter de se suicider, ou peuvent avoir du mal à s’adapter aux contraintes de la vie. La personne peut se livrer à l’abus d’alcool ou de drogues, y compris les médicaments sur ordonnance.

Les conjoints et les membres de la famille peuvent se retrouver en détresse parce que les symptômes de la personne continuent pendant de longues périodes alors qu’ aucun traitement médical semble l’aider.

Les scientifiques ne connaissent pas la cause des symptômes rapportés par les personnes souffrant de trouble de somatisation, mais les chercheurs ont certaines théories. Il est possible, par exemple, que les gens atteints de ce trouble perçoivent des sensations corporelles d’une manière inhabituelle. Ou ils peuvent décrire des troubles physiques (plutôt que mentaux ou émotionnels).

Symptômes

Les symptômes surviennent généralement au cours de nombreuses années. La personne peut être en détresse et se sent mal au travail et à domicile. L’évaluation médicale n’explique pas les symptômes ou les symptômes peuvent excéder ce qui serait attendu dans toute maladie médicale qui est trouvé. Catégories de symptômes, avec des exemples:

.  maux de tête, mal de dos, maux d’estomac, des douleurs articulaires douleurs thoraciques

  • Symptômes gastro-intestinaux - Nausées , vomissements , diarrhées , ballonnements, difficultés à avaler
  • Symptômes sexuels - La dysfonction érectile, le manque d’intérêt, des douleurs pendant les rapports
  • Les problèmes menstruels - périodes irrégulières, extrêmement douloureuses menstruations
  • Les symptômes neurologiques - Problèmes avec la coordination ou d’équilibre, la paralysie, des engourdissements problèmes faiblesse, une vision, ou des convulsions
  • Spasmes, spasmophilie…

Diagnostic

Il n’existe aucun test de laboratoire pour déterminer si une personne a un trouble de somatisation. Le médecin peut la suspecter quand une personne a plusieurs plaintes sur une période de plusieurs années, avec peu de preuves d’une maladie définissable médicalement. Le médecin peut faire des tests pour vérifier pour les maladies qui peuvent ressembler à la somatisation, comme la sclérose en plaques et le lupus érythémateux systémique (lupus), ou des syndromes tels que la fibromyalgie chronique de fatigue et le syndrome du côlon irritable .

Beaucoup de gens souffrant de trouble de somatisation ont aussi un problème avec la dépression ou l’anxiété, les médecins peuvent envisager ces diagnostics. Si la personne est prête, il est utile de consulter un professionnel de santé mentale pour une évaluation plus poussée.

Durée prévue

La somatisation est un problème chronique (de longue durée). Le désordre commence habituellement avant l’âge de 25 ou 30 ans, même si elle peut commencer à l’adolescence. Elle peut durer de nombreuses années.

Prévention

Bien qu’il n’y ait aucun moyen de prévenir la somatisation, un diagnostic correct  peut aider la personne d’éviter trop de tests médicaux.

De nombreux médecins préconisent la sophrologie aux patients qui somatisent.

Pour ma part, Je constate régulièrement le mieux être qu’ils éprouvent assez rapidement. J’en profite pour saluer tous les médecins et spécialistes qui me confient leurs patients. Le tandem fonctionne !

Catherine

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Amour… A, m, o, u, r…

 

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AMOUR ! Mot bénéficiant d’une jolie résonance…

Savez-vous ceci ?

A, première lettre de l’alphabet…Chargée d’élan qui anime le début d’une action, c’est elle qui "mène" la farandole de l’alphabet. C’est elle qui est également chargée du relationnel…

M, énergie féminine, la Mère, la Maman….

O, est une plénitude. Il prend la forme du cercle, espace clos. C’est une symbolique d’accomplissement. C’est une fenêtre vers l’extérieur …

U, est la réceptivité qui précède l’action (sa forme en coupe ouverte vers le ciel) , Le U est le symbole de l’Unité.

R, signale le Retour, le mouvement (le P avec une jambe pour avancer ou Reculer, ce qu le P ne peut – le Pouvoir – pas faire)  le "Re" étymologique est l’idée de retour en arrière, dans l’espace ou dans le temps. Le P est devenu Réel pour ses enfants qui ont su le reconnaître et le féconder en retour pour sa véritable paternité (par la barre oblique). En effet, le père fécondant n’acquière son statut de Papa que lorsque l’enfant le reconnaît. Il n’acquière son statut de Père-Mère que lorsque ses enfants humains auront fait un Retour aux sources pour le découvrir et l’aimer.

Pour résumer, le R signale un Retour, une Reconnaissance de l’origine.

Ce mot nous parle du besoin d’amour qui est un sentiment infini et ne cesse d’augmenter en nous de jour en jour, car nous avons tous envie d’être comblé d’attention et de tendresse .

Cependant , il y’a certains qui ressentent toujours un manque et une insatisfaction affective , qui est due la plupart des cas a un complexe lointain remontant a l’enfance ( parents distants , peu attentionnés …)

Alors cette insatisfaction est le facteur qui pousse la personne a la quête de l’amour , si elle reste inassouvie , cela va certainement lui causer des problèmes psychologiques néfastes qui pourront même influer sur ses comportements et pensées.

L’amour est indispensable pour tous les individus , grands et petits , on a tous besoin d’être entouré par des parents compréhensifs , d’ amis serviables , d’amants fidèles , hélas ce n’est toujours pas le cas et c’est vraiment difficile d’avoir des personnes capables de nous donner l’amour ce dont on a besoin vraiment , les parents quels qu’ils soient ne pourront jamais donner tout l’amour ou toute l’affection nécessaire , ni encore moins les amis ou les amants , personne au monde ne pourra nous combler a 100 % , nous allons rester toujours insatisfaits , car ce besoin d’amour est infini et il lui faut également un amour infini, hors cela est impossible , il n’ya pas d’amour infini , et aucune personne sur cette terre ne pourra le donner d’ailleurs .

C’est pour cette raison que les psychologues se sont penchés sur ce problème , afin de lui trouver une solution adéquate , la question se posait toujours , comment faire pour recevoir l’amour dont on a besoin , ca ne sert a rien de le mendier tout le temps aux gens qui nous entourent et en fin de compte on ne reçoit qu’un minimum et on reste inassouvi .
Parmi ces penseurs , il y’en a ceux qui ont affirmé qu’il faut chercher cet amour dans sa source principale cet amour se trouve certainement quelque part , puisque nous le ressentons et nous le cherchons , c’est amour se trouve en nous même , au plus profonds de nous même , il faut savoir l’extraire , car le vrai sens de l’amour ne voulais jamais dire recevoir mais plutôt donner , donner et encore donner plus et plus .
Plus on donne de l’amour plus on reçoit , plus on fait preuve de générosité affective plus on est comblée et satisfait , l’amour qui se trouve en nous même est infini , il faut le donner et le partager avec les autres ,
C’est le vrai sens de l’amour , sa source est inépuisable car elle est en nous même , il suffit de la découvrir et puis de donner a tous ceux qui comptent pour nous ce dont on a envie de recevoir.

Prochain article : le mépris

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Atelier d’écriture inter-générationnel

 

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Partagez un moment de complicité avec un enfant : Cela peut-être un parent, un grand-parent, un tonton, une tata…Vous désirez découvrir le plaisir et la joie de créer ensemble à travers diverses techniques que j’ai dans ma besace….Vous expérimenterez :

• La dynamique des âges
• Se côtoyer, se reconnaître
• Des exercices simples et ludiques de collage et d’écriture. Déchirer, couper, remanier les images et y associer des mots…
laisser la plume délirer jusqu’à écrire de petits textes….

La dynamique des âges
Les âges ont leur force propre. Il est de plus en plus rare que la famille offre cet échange si précieux entre ceux qui découvrent, ceux qui apprennent et ceux qui ont tant à faire découvrir et à transmettre. Notre époque faite d’accélération, de tension, de rupture, d’isolement rend plus important que jamais la conservation ou la recréation de ce lien entre les générations. Ce lien renforce tous ceux qui le tissent.
Cet atelier a pour but de faciliter et multiplier ces ponts et ces passerelles :

Se côtoyer, se reconnaître
Pour laisser la richesse des contacts s’épanouir, les Ateliers intergénérationnels ne mettent pas au centre les différences d’âge. C’est le goût de la découverte, le plaisir de l’étonnement, la familiarité des regards croisés qui sont encouragés. 

Parler, penser, rédiger

Les mots s’empruntent, se donnent, se redonnent ; les idées se forment et se transforment, se frayent un chemin entre ce qui est commun à tous et propre à chacun. Les générations s’effacent peu à peu au profit des individualités. Rien de plus naturel ensuite que ces mains qui écrivent, rien de plus semblable que ces regards sur la feuille, rien de plus magique que ces silences partagés.
De 7 à 77 ans selon la jolie formule
de 10h30 à 12h30 le samedi matin (tous les 2 mois)
35 € l’atelier duo 1 adulte + 1 enfant
Pour la date me contacter.

Des paroles et des actes, lesquels choisir ?

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Que le métier de parent est difficile ! Il s’apprend "sur le tas" et il n’y a pas vraiment de mode d’emploi. Chaque parent fait avec ce que lui-même à reçu ..ou pas. Certains craignent de reproduire l’éducation qu’ils ont reçu et prennent le contre-pied, d’autres suivent le modèle parental … Je vous le disais : pas de mode d’emploi ! Nous faisons ce que nous pouvons ! mais à bien y réfléchir ne pouvons-nous pas faire mieux nous aussi ?

Prenons un peu de temps pour réfléchir aux mots, aux expressions que nous utilisons et aux répercussions qu’ils peuvent avoir sur nos chérubins.

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Tu vas me rendre folle…

Non seulement, la mère sous-entend "tu es insupportable", mais en plus "tu veux me faire du mal". L’enfant se sent à la fois rejeté pour ce qu’il est et culpabilisé (il voudrait "rendre folle sa mère"). D’une certaine manière, elle fait passer à son enfant l’idée qu’elle ne l’aime que gentil et assujetti à son désir. Ce chantage affectif systématique est nocif, il oblige l’enfant à renoncer à son propre "moi" pour se plier à celui de sa mère.

Il vaudrait mieux dire : "Ce que tu as fait est méchant" ou "Je n’aime pas ton comportement". Une autre solution serait d’inverser la tonalité de la demande : "Essaye d’être plus gentil». Ou bien encore : "Je suis étonnée de te voir faire cette chose si méchante" (ou si bête).

C’est pour ton bien !

Comment réagirions-nous si notre conjoint nous répétait à longueur de journée : "Si je te le dis, c’est pour ton bien." ? Le problème survient, comme d’habitude, dans l’excès, lorsque le parent finit par savoir mieux que son enfant et en toutes occasions, ce dont il a besoin.

L’enfant "transparent" perd ainsi le droit d’avoir son propre avis. Or, dès l’âge de raison, il sait assez bien ce qui lui convient et ce qui est bon pour lui. Il a le droit de ne pas aimer les haricots même si "c’est plein de vitamines". Il peut préférer se promener bras nus, même si sa mère a froid, ou encore passer l’après-midi devant sa console de jeux, plutôt que de faire une promenade en forêt.
Il vaudrait mieux parfois ne rien dire. Ou alors mettre l’enfant devant le fait accompli : "Je sais que tu n’en as pas envie, mais tu viens quand même, un point, c’est tout !". Cette attitude passe mieux si l’on a pris le temps d’écouter ses réticences.

Avec toi, c’est toujours la même chose!

… sous-entendu : "on ne peut jamais te faire confiance" ou "tu es en retard comme d’habitude".

Voilà des adverbes excessifs, inscrits dans une durée illimitée. Ils ne laissent aucune alternative à l’enfant, autrement dit, ils ne lui offrent pas la possibilité de changer. Tout se passe comme si on lui collait une étiquette indélébile, comme si on l’enfermait dans une sorte de rôle dans lequel il serait cantonné une bonne fois pour toutes. D’ailleurs, estime-t-il à juste titre, lorsqu’il fait des efforts, personne ne s’en aperçoit puisqu’on persiste à lui répéter toujours la même litanie. Alors à quoi bon tenter de faire mieux ?

Il vaudrait mieux dire : "Tu m’avais promis d’être à l’heure" ou "de ranger ton fatras". "La prochaine fois, je compte bien sur toi".

Tu devrais prendre modèle sur ta soeur

Avec cette phrase, ou sa variante : "Ta soeur, elle, au moins…", qui donnent perpétuellement la soeur ou le frère en exemple, les parents ne font que mettre de l’huile sur le feu et attiser rancoeur et jalousie au détriment des deux enfants. Mais, surtout, l’enfant peut penser que tout effort est inutile, puisque, comme le disent ses parents, sa soeur est l’enfant prodige. Alors à quoi bon essayer ?

Il vaudrait mieux dire : "Fais un effort, montre-toi agréable et sois un peu plus serviable" ou "Travaille davantage". Sans faire de comparaison, on se contente de demander à l’intéressé ce qu’on attend de lui.

Tu vas te faire mal

Les parents, surprotecteurs et anxieux, lui prédisent en permanence des catastrophes, en plus du danger réel. Ils souhaitent éviter à leur petit des échecs inutiles, comme si ceux-ci n’avaient aucune valeur éducative. Or, ce n’est qu’après des essais et des erreurs que l’enfant apprend par lui-même et devient autonome. Ainsi, tant qu’il n’aura pas essayé de se lancer seul à vélo, il ne saura pas s’y prendre. Le prix à payer pour une telle liberté passe par quelques bobos. Et, malgré les bons sentiments qui les animent, ces "parents poules" doivent admettre que l’expérience n’est pas toujours transmissible. Il faut donc accepter ces étapes négatives ou douloureuses qui aident l’enfant à grandir.

Il vaudrait mieux dire : "Tu risques de te faire du mal."

FAUT-IL PUNIR ?

Il faut avant tout faire la distinction entre une sanction et une punition, deux termes trop souvent confondus. La sanction se réfère à une règle fixée. Si l’enfant ne suit pas la règle, il est sanctionné et il doit savoir que la sanction sera appliquée en cas de non-respect de cette règle. La punition a plus un but de « dressage » que d’éducation. Elle joue souvent sur la peur et l’humiliation voire sur la dévalorisation de l’enfant et peut avoir des répercussions sur le développement de sa personnalité.

Comment faire pour que la sanction ait réellement un rôle éducatif ?

 Il faut avant tout fixer des règles. La première étape est de faire connaître ces règles à votre enfant (heure du coucher, autorisation de sortie, interdiction de toucher tel ou tel objet…). Cette démarche est essentielle pour la structuration de l’enfant et de l’adolescent, cela permet de le « cadrer » et de lui donner des repères. Ensuite, veillez à lui faire connaître la sanction afin qu’il sache à quoi s’attendre. Enfin, appliquez la sanction en cas de non-respect de la règle. Il n’y a rien de pire qu’une sanction non appliquée car l’enfant va ressentir un sentiment d’impunité par rapport au suivi des règles.

 La sanction éducative

Qui aime bien châtie bien " dit le proverbe porteur de toutes les ambiguïtés qui entourent la sanction : est-elle un acte éducatif envers celui qui fait un pas de travers ou une porte ouverte à la cruauté, voire à la maltraitance ? Permet-elle la prise de conscience ou enferme-t-elle dans la soumission et le ressentiment ? Sous quelle forme et dans quelles conditions la sanction peut-elle devenir éducative ?

Quelques mots d’histoire pour prendre conscience de notre héritage : jusqu’au milieu du XXème siècle, à l’école comme en famille, les adultes n’hésitent pas à menacer, frapper, isoler, humilier, exclure pour se faire obéir. Eduquer se résume à sanctionner :  : l’expiation (coups ..) purifie  par la douleur que l’on inflige au corps; le bannissement (piquet, cachot …) isole et exclut ; le signe distinctif (bonnet d’âne, …) singularise l’élève et l’humilie ; quant à la répétition (les fameuses 100 lignes…), elle vise à façonner l’enfant dans le moule…
Le seul objectif est l’obéissance absolue et l’on ne se soucie guère des éventuels dégâts physiques, intellectuels et psychiques qu’elle occasionne. Nombre d’adultes s’interrogent sur la place donnée à la sanction dans l’éducation : entre  les coups et humiliations que certains ont connus dans leur enfance et les lois qui posent des limites aux sanction, que faire ?
A quoi sert la sanction ?
La sanction se réfère à des valeurs et donc à des règles énoncées par la société, l’école, les parents. Elle est un “moyen destiné à assurer le respect de l’exécution effective d’un droit ou d’une obligation ”.

Voici quelques exemples de comportements « sanctionnables » :

  • Julie (5 ans) dessine sur le mur avec ses feutres
  • Anthony (13 ans) a apporté un couteau au collège et s’amuse avec dans la cour de récréation
  • Carole (7ans), en colère contre son frère, a déchiré un de ses livres
  • Jean (6 ans) a craché sur une de ses camarades
  • Damien (8 ans) s’amuse à soulever la jupe des filles
  • Sylvain (11 ans) a insulté sa mère
  • Emilie (17 ans) a frappé un enseignant

 

Pour que la sanction ait un effet éducatif, il faut que la personne connaisse et comprenne la règle, et qu’elle soit à même de faire autrement.
“ Demander à l’enfant le pourquoi de son geste, revenir sur la transgression et ses conséquences, demander, écouter mais aussi expliquer ce que l’on refuse, car sanctionner sans que la sanction soit comprise (ou puisse être tôt ou tard comprise) c’est tout simplement sévir. (du latin saevus qui signifie cruel). ”

L’être humain apprend, expérimente et se trompe. Si l’adulte accepte que l’erreur fasse partie intégrante du processus d’apprentissage, il peut supporter plus sereinement les faux pas. Plutôt que de culpabiliser l’enfant, de le rejeter ou de l’humilier, il focalise son attention sur l’évolution possible de l’enfant, sur sa responsabilisation. La  sanction éducative est tournée vers l’avenir.
Si le droit à l’erreur est important, il est également essentiel que l’enfant accepte progressivement que ses actes ont des conséquences dont il est responsable. Il doit apprendre à se maîtriser, anticiper, réfléchir et prendre soin de soi, des autres et de la planète. Cette progression se fait de gré par le dialogue et de force par la loi et la sanction.
C’est pas grave : il est plus petit, c’est une fille, il est même pas du village, il comprend jamais rien, même le prof il le dit, on faisait juste cela pour rigoler, c’est une chochotte etc…
La sanction oblige l’enfant à prendre en compte le point de vue des personnes qui ont autorité sur lui.  D’où l’importance de s’assurer que la règle et la sanction ne sont pas des contre-violences.

Les formes de sanctions éducatives

Pour amener l’enfant à plus d’humanité, la sanction doit être compatible avec la dignité humaine. Elle peut s’incarner sous forme de frustration, de mise à l’écart ou de  réparation.

La frustration

Le ressort de la sanction éducative peut être la frustration. Le message  que l’adulte lui donne alors est celui-ci : “ puisque tu n’as parespecté la règle, alors tu perds le bénéfice que prévoyait cette règle ”.
Acte : L’enfant a cassé, dérangé, pris sans permission, perdu un objet.
Sanction : Il n’a plus le droit d’utiliser ces objets tout seul ou sans permission.

Acte : L’enfant a enfreint une règle : il est en retard, il a bu, fumé, il s’est battu…
Sanction : Il perd le bénéfice que lui permettait la règle : autorisation de sorties, loisirs…

En grandissant, l’enfant acquiert de plus en plus de liberté. En lien avec cette liberté, l’enfant doit se responsabiliser. Lorsqu’il use de sa liberté en n’assumant pas la responsabilité qui va de pair, alors la sanction vient le rappeler à l’ordre. La sanction est d’autant plus efficace qu’elle est en rapport avec l’acte commis. Grandir et se socialiser, c’est apprendre à gérer la frustration qui naît des règles physiques et sociales. Si les adultes  ne se chargent pas de mettre des limites,  c’est la vie qui s’en chargera et souvent de manière plus brutale : conduites à risques, difficultés relationnelle, intolérance à la frustration…

La mise à l’écart


Mettre à l’écart est une sanction éducative si l’objectif n’est pas d’exclure l’enfant mais de lui donner l’occasion d’un retour sur soi, comme le préconisait Rousseau. Dans le calme et le silence, l’enfant se retrouve seul avec lui-même. Cette mise à l’écart lui facilite alors le travail d’introspection. Il peut alors plus facilement s’ouvrir au point  de vue de l’autre. La mise à l’écart est socialisante si l’enfant revient dans le groupe en envisageant la situation sous un autre angle intégrant le point de vue de l’autre. Elle ne doit pas être présentée comme une humiliation (tu retournes dans la classe des bébés puisque tu es un bébé…), un rejet (va-t-en je ne t’aime plus, tu es trop méchant) mais comme une aide. D’ailleurs certains enseignants utilisent cette mise à l’écart de façon préventive : ils prévoient un lieu qui s’apparente à un refuge où les enfants vont de leur plein gré quand ils sentent que la tension monte et qu’ils risquent d’enfreindre les règles. De même dans certaines familles, la chambre est un lieu de retour sur soi dans lequel les autres ne rentrent pas sans y avoir été invités. 
La mise à l’écart n’a de sens que si elle permet à l’enfant de réintégrer le groupe. Le temps de mise à l’écart dépend en fait de la capacité de l’enfant à accepter la règle et à s’ouvrir au point  de vue de l’autre.

La réparation


Passer d’une sanction subie à une sanction active, c’est aller vers la réparation. La réparation est orientée vers autrui. Elle transforme la peine en un effort. Pour évoquer le concept de réparation, nous nous appuierons principalement sur les réflexions et l’expérience de la canadienne D. Chelsom Gossen :
“ Souvent la punition ne réconforte ni la victime ni le coupable et elle laisse aux deux un sentiment d’échec. (…) la punition confirme la faute mais provoque la culpabilité ou la colère chez le fautif. Elle ne lui donne pas les moyens de réparer les torts commis ni d’offrir à la victime ce qu’elle considérerait comme une juste compensation. ”
Pour qu’une réparation soit réussie, il faut réunir les trois conditions suivantes :

  • La victime accepte  la compensation proposée,
  • Le fautif accepte de faire un effort pour réparer son erreur.
  • La réparation a un rapport avec l’erreur, elle aide l’enfant à intégrer la règle qui a été enfreinte.

L’adulte s’efforcera donc d’imaginer avec l’enfant des actions qui puissent “ réparer ” ce qui a été fait, de façon physique, matérielle ou psychique et également.

Le moment de la sanction


La sanction peut être immédiate et/ou différée. La sanction est immédiate lorsque la règle a été posée clairement et que l’enfant refuse de la respecter. Elle permet aux enfants de vérifier que les adultes sont capables d’appliquer les règles dont ils sont garants.
Tant que les enfants n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’utilisation de l’ordinateur, ils n’ont pas le droit de s’en servir (frustration).

Lorsqu’un enfant frappe intentionnellement un de ses frères ou sœurs, il va dans sa chambre pendant un certain temps (isolement).

La sanction peut également être différée, donnant ainsi du temps à l’adulte. Parfois, sous le coup de la colère, l’adulte “ promet ” une sanction qui lui paraît ensuite démesurée ou inadaptée. Il est alors coincé entre le maintien de la sanction pour rester crédible ou sa modification qui décrédibilise. Ce temps lui permet de confronter sa position avec d’autres adultes (conjoint, ami, collègue, ..) afin d’éviter l’abus de pouvoir et d’être juste.
Dans un établissement scolaire, lorsque l’élève enfreint les règles, l’enseignant l’informe qu’il va demander une sanction à son égard. Il donne au responsable de la vie scolaire une fiche indiquant le pourquoi de la sanction et la sanction demandée. Le responsable de la vie scolaire rencontre l’enfant. La plupart du temps l’enfant reconnaît sa responsabilité et accepte la sanction proposée, parfois l’enfant la trouve injuste : “ le professeur était énervé, c’est tombé sur lui alors qu’il n’avait rien fait. ”. Le responsable de la vie scolaire en parle à l’enseignant qui reconnaît en général le caractère partial de la sanction et accepte de l’alléger.
Certains parents évitent de donner des sanctions sous le coup de la colère et attendent que leur conjoint soit là.

Différer une sanction comporte cependant le risque de laisser un acte impuni : on ne sait pas comment sanctionner, on n’en a pas les moyens, on a d’autres priorités….
Une instance de sanction : le conseil de discipline


L’objectif d’un conseil de discipline est triple : faire prendre conscience à l’enfant de la gravité de son acte, décider de la sanction méritée et trouver des solutions permettant à l’enfant d’évoluer. Pour être éducatif, un conseil de discipline doit présenter clairement et sans haine les actes qui sont reprochés à l’enfant ou l’adolescent. Les faits doivent être éclairés aussi bien par les personnes qui ont eu à subir le comportement (enseignants, camarades, etc.) que par ceux susceptibles d’expliquer le comportement reproché et lui trouver des circonstances atténuantes (l’enfant lui-même, les délégués de classe, les parents, certains adultes de l’établissement). Il doit donner lieu à discussion. La sanction est ensuite prononcée par les adultes de l’établissement dont c’est la mission, avec éventuellement la collaboration de l’enfant.

En conclusion, la sanction fait partie de l’éducation. Elle est le point d’arrêt nécessaire quand l’acte a été commis. Pour que cette sanction soit éducative, les adultes doivent être capables de frustrer, d’interdire, de mettre des limites de façon ferme, claire et juste sans basculer dans la vengeance et la cruauté.

 

 

 

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En quoi la relaxation peut aider l’enfant anxieux ?

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Justin, sept ans, devient de plus en plus anxieux. Avant d’aller à l’école, il se plaint de maux de ventre. Souvent, il ne veut pas aller à l’école. Lorsque ses parents l’obligent à y aller, il se met à poser des questions démontrant qu’il se fait des scénarios catastrophiques (ex. : où iras-tu aujourd’hui maman? Est-ce que le chemin pour s’y rendre est dangereux? Et si tu avais un accident? Et si papa oubliait de venir me chercher à l’école?). Les parents sont désespérés. Ils voient la souffrance de leur fils et veulent l’aider, mais ses peurs leur demandent beaucoup d’énergie. De plus, ils ne s’entendent pas sur la façon d’aider Justin à se débarrasser de ses inquiétudes. Maman croit qu’il faut le rassurer, le protéger et l’accepter tel qu’il est avec son anxiété sans le confronter. De son côté, Papa croit qu’il faut le pousser à affronter ses peurs malgré lui et cesser de le rassurer sans cesse, car c’est un puits sans fond.

Les troubles d’anxiété touchent de nombreux enfants. En fait, la plupart des adultes qui consultent pour un problème d’anxiété disent qu’ils avaient déjà des signes précurseurs ou carrément de vrais symptômes d’anxiété durant leur enfance.

Les facteurs qui peuvent prédisposer un enfant à éventuellement souffrir d’anxiété sont :

1 – Le fait d’être né avec un tempérament inhibé : les enfants qui ont un tempérament inhibé sont naturellement plus introvertis et plus calmes que la moyenne. Ils pleurent souvent et s’adaptent moins bien à tout ce qui est nouveau. Ils peuvent sembler timides;

2 – Les événements de la vie : si un enfant est victime ou témoin d’événements traumatisants, il pourrait développer un trouble d’anxiété. Cette probabilité sera encore plus grande si l’enfant a, en plus, un tempérament inhibé;

3 – Les attitudes parentales : bien involontairement, les parents, par leurs attitudes et leurs comportements, peuvent causer ou maintenir l’anxiété chez leur enfant. En effet, un parent surprotecteur peut transmettre indirectement à son enfant le message implicite que le monde est dangereux et qu’il ne peut l’affronter seul. Inversement, un parent trop négligent sur le plan de la sécurité de son enfant expose ce dernier à vivre des accidents ou des événements traumatisants. En lisant ce dernier point, certains parents se sentiront peut-être coupables, réalisant qu’ils ont possiblement contribué à développer l’anxiété chez leurs enfants… Si c’est le cas, il faut plutôt tenter de voir les choses positivement en se disant que si nous sommes en partie responsable de cette anxiété, cela signifie également qu’un pouvoir d’action est entre nos mains.

En effet, les parents peuvent faire plusieurs choses pour aider leur enfant à surmonter son anxiété. D’abord, un parent qui est lui-même anxieux devrait probablement consulter pour sa propre anxiété. En apprenant à mieux gérer ses émotions, il aura moins de comportements anxieux devant son enfant et il aura une attitude moins surprotectrice à l’égard de ce dernier. Si l’enfant peut apprendre à devenir anxieux en observant son parent, il peut également apprendre à gérer son anxiété en observant comment son parent (en thérapie) s’y prend! ,

Ensuite, lorsque l’enfant manifeste les signes qu’il s’inquiète et qu’il est envahi par des pensées irrationnelles, le parent peut tenter de l’aider à remettre en question son discours intérieur, en posant des questions à son enfant. Par exemple, lorsque Justin demande : «Et si papa oubliait de venir me chercher à l’école?», le parent pourrait répondre en demandant : «Est-ce déjà arrivé? Et si cela arrivait vraiment, quels seront les éléments de sécurité autour de toi, quelles solutions s’offriraient à toi?» Cela est beaucoup plus efficace que de le rassurer temporairement avec des réponses toutes faites qui ne le convaincront peut-être pas.

On peut aussi amener l’enfant à affronter ses peurs graduellement, par petites étapes faciles, tout en respectant son rythme et en évitant de banaliser sa peur. Lorsque l’enfant affronte un petit défi, il teste la réalité et peut réaliser par lui-même que ses peurs n’étaient pas fondées. De plus, en réussissant son défi, l’enfant développe une confiance en soi qui aide à dissiper l’anxiété. Évidemment, il faut respecter son rythme et ne pas le forcer à affronter une de ses peurs alors qu’il ne se sent pas prêt… Cela pourrait le rendre encore plus anxieux.

Attention! Le paragraphe précédent ne fait qu’énumérer des concepts de base qui, dans la réalité, doivent s’adapter à chaque individu. Consulter dans les troubles d’anxiété pourrait aider un parent à mieux comprendre toutes les subtilités de ces stratégies et à savoir comment les adapter aux particularités de son enfant.

Avec ces techniques, qui peuvent s’appliquer tout autant pour un adulte, l’enfant apprendra à mieux gérer son anxiété et gagnera de la confiance en lui. Ce qui pourra lui être utile toute sa vie!

La relaxation, pour quelles raisons ?

Un enfant est par essence intelligent, curieux, créatif, il aime apprendre, découvrir. Alors, pourquoi tant d’Enfants sont-ils agités, anxieux ou démotivés ?

Ils aiment surtout expérimenter tout de suite, ils ne sont pas intéressés lorsqu’ils doivent simplement emmagasiner des données ; le potentiel n’est pas uniquement logé dans la tête, mais dans tout le corps  :

Le corps détient toutes les informations, c’est lui qui permet l’intégration des données et la concrétisation des pensées.

C’est lui aussi qui va libérer les surcharges, les stress, les peurs :

Car le corps parle, il raconte son histoire, il ne ment jamais, les maux remplacent les mots  ; ce qui ne s’exprime pas s’imprime : rigidité musculaire, crispations, tressaillements, tics…

Et ce lieu   de détente qu’est la relaxation peut être pour l’Enfant un espace refuge, une bulle où il "panse les traumatismes invisibles, les cicatrices des combats sans armes" (Catherine Enjolet : Les liens du sens. les nouveaux enfants seuls. Ramsay).

L’équilibre d’une personne   ne peut pas se faire sans la mobilisation de tout le corps. Pour l’Enfant, c’est encore plus important. Chaque donnée enregistrée par le cerveau a   besoin d’être vécue et expérimentée à travers le corps, sinon il n’y a pas de véritable intégration de la donnée car elle n’est pas passée par l’expérimentation.

Si le cerveau seul est mobilisé, l’Enfant se sent coupé de lui-même, il en ressentira un malaise. Il essaiera néanmoins de répondre à la demande, mais cela exigera de lui un effort de compréhension et d’adaptation, puis une fatigue et un découragement.

Son énergie   vitale ne circulera plus librement dans tout le corps.Le corps va se révolter et exprimer sa peur par une hyperactivité désordonnée. Si l’Enfant est trop fatigué, il peut au contraire se refermer sur lui-même avec un sentiment de découragement de ne pas être compris, entendu, ne pas se sentir à la hauteur des attentes pressantes autour de lui. Il se déconnecte, perd la motivation et le goût de l’effort.

Pour que l’Enfant retrouve sa motivation, il faut le recentrer   dans son corps, mobiliser toutes les fonctions de son être.

La relaxation peut aider l’Enfant-élève à se servir de ses atouts, afin qu’il s’épanouisse et développe la confiance en soi et   en ses capacités.

 

Te chuchoter à l’oreille…« c’est de l’intime au milieu du tumulte et une parenthèse qui réchauffe le cœur. » |

529957_495006610561479_1800358875_nOyé ! Oyé ! A tous les chuchoteurs !

Ce matin, le pied hors du lit, me prend l’envie de chuchoter ! D’habitude cela ne me prend pas si tôt  et j’en conviens tout à fait cela peut vous surpendre !… Mais que lui prend-il devez-vous dire ? chuchoter ????

Oui, j’adore ! Chaque fois que je chuchote, mon âme d’enfant saute de joie dans tous les sens, j’ai même du mal à l’arrêter tellement elle est heureuse ! Pensez bien ! ce n’est pas tous les jours que je chuchote et j’ai bien tort !

Il faut dire que je ne suis pas la seule à chuchoter ! , beaucoup de personnes chuchotent naurellement, elles ne s’en rendent pas toujours compte mais nous sommes tous des chuchoteurs !

Mais attention ! je parle des chuchoteurs "d’histoires merveilleuses" et non pas des chuchoteurs "d’histoires euh…heu…comment trouver un qualificatif à la hauteur ? Peut-être "des histoires de canivaux" ? Je crois que cela s’appelle comme ça. Dans tous les cas, les mots chuchotés sont porteurs de mauvaises intentions. Que c’est triste ! car je crois que celui qui les chuchotent en tire du plaisir !

Non ! ces vieux comportements sont si laids et si ridicules que je n’en dirai pas plus.

Car chuchoter dans LE MONDE DE CAT, c’est Oser suspendre le temps qui nous pousse, nous tire parfois, nous titille et nous agace, demande trop, impose, exige avec deux gros yeux noirs !

C’est découvrir "L’autre temps", celui dont il faut se saisir pour ne pas le loupper au risque de le voir s’enfuir…

C’est celui que les enfants cherchent quand on leur chuchote à l’oreille "prend ton temps mon chéri !". " Il est où le temps pour que je le prenne ? répondent-ils …

C’est celui qui fait briller vos yeux comme deux gros soleils quand on chuchote des mots délicats et que ça rend aussi l’autre heureux…

C’est celui qui sèche vos yeux quand on chuchotte des mots rassurants quand il a plu dedans…

C’est ce temps qui nous entend chuchoter et qui suspend son vol pour tous ces moments de bienveillance. Ce temps là, on ne le voit qu’avec le coeur…

C’est aussi prendre le temps de chuchoter un poème au creux de votre oreille …

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~PEINDRE LA CAGE D’UN OISEAU ~

Peindre d’abord une cage avec une porte ouverte

peindre ensuite quelque chose de joli quelque chose de simple quelque chose de beau

quelque chose d’utile pour l’oiseau

Placer ensuite la toile contre un arbre dans un jardin dans un bois ou dans une forêt

se cacher derrière l’arbre sans rien dire sans bouger…

Parfois l’oiseau arrive vite mais il peut aussi bien mettre de longues années avant de se décider

Ne pas se décourager

attendre attendre

s’il le faut pendant des années

 la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau n’ayant aucun rapport avec la réussite du tableau

Quand l’oiseau arrive

s’il arrive

observer le plus profond silence

attendre que l’oiseau entre dans la cage et quand il est entré fermer doucement la porte avec le pinceau

puis effacer un à un les barreaux et ayant soin de ne toucher aucune des plumes del’oiseau faire ensuite le portrait de l’arbre en choisissant la plus belle de ses branches pour l’oiseau

peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent la poussière du soleil et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été

et puis

attendre que l’oiseau se décide à chanter

Si l’oiseau ne chante pas c’est mauvais signe

mais s’il chante c’est bon signe

signe que vous pouvez signer

alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l’oiseau et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Jacques Prévert

Sortilèges du bleu

CVT_Sortileges-du-bleu_9329Elisabeth Coudol vient d’écrire un livre de 8 nouvelles. Je vous le recommande, tout d’abord parce que c’est une personne de talent et ensuite parce que c’est une copine !

Entrer dans le livre d’Elisabeth ou dans son univers pictural (elle est aussi peintre) ressemble au geste audacieux d’Alice au pays des merveilles ! Un pied, puis l’autre et on se retrouve happée dans un autre monde….Personnellement j’adore !

Résumé :

Quand on se prend d’’affection pour un banc ou une couleur, de quelle pathologie souffre-t-on ? Quand sans raison, on réagit avec outrance, pourquoi tant de fureur ? Par quel processus nous apparaît un jour toute la valeur de la vie ? Dans ces huit nouvelles, un fil rouge de couleur bleue, et un kaleidoscope de gueules cassées : un comp- table fêlé, un amoureux complexé, un obsédé du bleu ou un artiste humilié… Tous victimes de leur fêlure, de leur folie. Peindre la fragilité de l’âme humaine, n’est-ce pas dé- crire le trésor de vivre ? Les situations bancales jamais n’apparaissent désespérées. Et, bien sûr, elles prêtent à rire plutôt qu’à pleurer.

Les secrets de famille

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Qu’est ce qu’un secret de famille ? Un non-dit à l’origine de bien des situations incongrues, dont le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron nous donne de multiples exemples, dans son ouvrage "Les secrets de famille".

Une femme, nous raconte-t-il, lui explique éprouver de l’angoisse à l’idée d’être enceinte et d’en mourir. Un peu plus tard, elle lui relate l’histoire du "petit chien qui avait avalé un parapluie", qu’elle entendait de la bouche de son père étant enfant. Le petit animal a, par mégarde, avalé l’objet. Lorsqu’il se met à pleuvoir, le parapluie s’ouvre, tuant le petit chien. Alors, le père termine son histoire par "pauvre petit chien ! ". Et se met à pleurer. En Espagne, à Barcelone, un parent oblige son fils à aller acheter du pain très loin de la maison, malgré la proximité d’une boulangerie, et le punit durement s’il désobéit.

Situations absurdes, et pourtant compréhensibles. La femme à l’histoire du "petit chien qui avait avalé un parapluie" apprendra, adolescente, que sa grand mère paternelle est morte en donnant la vie à son père. La seconde situation trouve quant à elle son origine dans une situation historique précise. "Pendant la guerre civile, le père de ce garçon appartenait au camp républicain, alors que le boulanger appartenait au parti franquiste. Après la guerre, l’animosité reste assez forte pour que ce père ne veuille avoir aucun lien commercial avec un membre du parti ennemi", explique Serge Tisseron. Interview.

Vous donnez de très nombreux exemples d’événements ou de situations menant à la création d’un secret au sein d’une famille (période historique traumatique, condition sociale, décès, naissance illégitime, viol…). On a finalement l’impression qu’il en existe un dans la majorité des familles ?

- Oui, et ce ne sera une surprise pour personne. Mais ces secrets sont plus ou moins graves, lourds et pesants, et le porteur du secret peut y penser plus ou moins souvent. Le secret n’a pas forcément une incidence problématique. Ce qui importe, c’est son poids pour son porteur et sa descendance, et la possibilité de pouvoir ou non en parler.

Vous expliquez que si l’instaurateur du secret s’en sort "plutôt bien", les conséquences de celui-ci se font surtout ressentir à la deuxième génération à cause de l’insécurité psychologique qu’il crée…

- Le porteur ne s’en sort pas si mal pour autant que ses blessures ne soient pas trop ravivées. C’est ce qu’on appelle un résilient. Malheureusement, si des personnes paraissent s’en être bien sorties, elles adoptent souvent des comportements étranges. Après un traumatisme, nul ne peut dire si quelqu’un s’en est bien sorti ou non, à moins d’être dans son intimité.

La deuxième génération est affectée dans le sens ou ces enfants sont soumis à des parents imprévisibles. Ils deviennent alors, souvent, eux-mêmes imprévisibles, avec toutes les perturbations sociales que cela engendre : des personnes peu fiables auxquelles il est difficile de faire confiance. De plus, ces enfants sont à la recherche d’explications et s’imaginent souvent bien pire que la réalité.

Vous décrivez également un impact à la troisième génération. Cela remet véritablement en question l’idée selon laquelle le temps apaise les blessures…

- Le temps efface les blessures mais à la mesure des alliances avec de nouvelles familles. Aujourd’hui, les gens voyagent, utilisent Internet, et se rapprochent donc plus facilement de personnes qui ont une histoire différente de la leur. Comme les couples élargissent leur éventail de choix, il y a moins de chance que l’enfant soit confronté au même traumatisme de façon double. Les choses étaient différentes par le passé, lorsque les gens se mariaient près de chez eux : le couple portait le poids d’une même communauté. La situation était alors plus difficile pour les enfants.

Selon vous, le fait d’aborder le secret avec un enfant dès son plus jeune âge peut mettre fin à cette transmission néfaste entre deux générations…

- Il faut aborder avec l’enfant seulement l’existence d’un secret, et pas son contenu. Dire qu’en effet, "Il y a eu un événement pénible", tout en précisant bien "Tu n’y es pour rien". Il est important de bien faire comprendre à l’enfant qu’il n’est pas responsable, car les enfants ont tendance à penser qu’ils sont le centre du monde aux yeux de leurs parents.

Plus tard, lorsque l’enfant est capable de formuler sa question et que le parent est capable d’y répondre avec la distance nécessaire, le secret peut être abordé, puisque le problème éventuel provient du manque de distance du parent, et de la charge émotionnelle. Il faut trouver un juste milieu entre le silence et un parent qui aborderait un secret avec son enfant dans le but de se soulager lui-même.

Mais peut-on vraiment tout dire au sein d’une famille ?

- Tout est déjà dit. Aujourd’hui, via les journaux, la télévision et Internet, l’enfant développe une connaissance du monde qui lui permet d’imaginer toutes sortes de situation : des viols, des infanticides, des actes pédophiles…

Internet, justement, vient changer la donne. Vous donnez des exemples de personnes découvrant sur la Toile que ce qu’elles ignoraient ou qu’elles considéraient comme un secret était en fait accessible à tous. Si cette évolution paraît pour le moins violente…

- Les nouveaux médias nous confrontent constamment à la violence, quand les médias en général font constamment irruption dans notre intimité, tout comme l’intimité des autres fait constamment irruption dans la nôtre. La brutalité est devenue le régime général des médias.

Interview de Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste et auteur de "Les secrets de famille", par Audrey Salor (Le Nouvel Observateur)

Le cordon d’amour

L’interview

 Souvent, on entend dire à certaines maman "Il faut couper le cordon" avec votre enfant !

Ecoutez bien cette phrase ! Combien elle est vilolente, ne trouvez-vous pas ? Même dite, à la plaisanterie, elle blesse toujours la maman. Envahie de culpabilité de trop aimer son enfant. Comment dois-je faire alors se dit-elle à juste titre !

En toute logique, dire cela n’a pas de sens puisque dès la naissance le cordon est physiquement coupé. Soit, on est d’accord !

Elle ne prend donc son sens que de façon symbolique. Certes, nous sommes toujours d’accord ! Cela résolve t-il le problème ?

Un petit temps de réflexion……

Et finalement ? Vous pensez que non bien sûr et vous avez raison. Mais comment la maman va t-elle s’y prendre ?

Va t-elle se dire, il faut que je sois plus sévère ? que je ne le prenne plus moi contre moi ? que je l’embrasse moins ? oula la…ça se corse ! La maman se remplie de tristesse car elle ne peut envisager tout cela et déprime car elle se sent totalement impuissante !

Les visites de ces mamans là sont fréquentes dans mon cabinet : Vous vous rendez-compte Catherine ? Mon mari, mes copines, même ma mère ! me disent de "couper le cordon", je n’en peux plus et je ne sais pas comment faire…

Quelles résonnances avec la maman que je suis ! En toute humilité, lorsque mes enfants étaient petits, que de choses je n’ai pas su faire ! louppé ! oublié … J’aimerais que toutes les mamans qui me lisent pense que rien n’est jamais perdu ! Lisez ceci et allez-y ! quelque soit l’âge de vos enfants… ;-)

Depuis ma formation en sophro-analyse avec Claude Imbert, j’ai appris à encourager les mamans à voir, entendre, sentir cette situation différemment…Je vous retrace avec humour ce que pourrait être un dialogue dans mon cabinet sur ce sujet :

  – Le cordon est bien coupé Madame ! Oui ?

  – Oui ! sniffe t-elle dans un souffle entre pleurs et soulagement …

  - Mais je vais vous donner un truc ! Vous voulez que je vous donne un truc ?

  - Oooohhhh ouiiiiii ….

  – Bien ! Savez-vous qu’il existe encore un cordon entre votre enfant et vous ?

  – Ah booonnnn ! mais qu’est-ce que vous me racontez …

  – Oui Madame…il….y….a….en-co-re…le…cor-don…d’ …AMOOOUUURRR  …Lui annonçais-je, fière de mon savoir !

  – Qu’est ce que c’est ? implore t-elle ?

  – Un cordon magique qui relie votre coeur au sien….Un cordon qui vous lie à vie …Un cordon par lequel vous pouvez envoyer à votre enfant de l’amour, des mots tendres…

Je l’observe se représenter ce que je lui dit et sur son visage assombrit, un sourire émerge d’au milieu de l’océan en tempête…

Bien sûr, vous me connaissez ! j’en rajoute mais juste un peu car il faut aussi dédramatiser certaines situations parce que grand nombre de mamans traversent cet océan.

Un "travail" est ensuite proposé portant sur : De quoi est fait ce cordon d’amour ? Comment le rendre riche de mots tendres, de propositions d’expériences à vivre etc…pour que l’enfant puisse grandir et devenir autonome.

Françoise Dolto disait à peu près ceci : Réussir l’éducation d’un enfant c’est le rendre autonome…

Voici un article dont la source est côté Mômes. Vous découvrirez d’autres informations.

En attendant, Merci pour votre goût de l’humour !

Côté Mômes : Dans « Couper le cordon », vous parlez d’amour excessif. Selon vous, y a-t-il une bonne et une mauvaise manière d’aimer son enfant ?

Virginie Megglé : Non, la meilleure façon d’aimer son enfant, c’est de faire en sorte qu’il se sente bien dans sa peau. On n’aime jamais trop son enfant. Par contre, ce qui peut être excessif, c’est l’expression de cet amour. Là où les preuves d’amour peuvent être excessives, c’est quand elles définissent une demande : quand on dit « je t’aime » parce qu’on a besoin d’être aimé. Ça peut être le cas d’un parent qui souffre lui-même de carences affectives, et qui reporte ce besoin d’amour sur son enfant. Il va l’étouffer d’attentions en en attendant en retour. Le danger, c’est qu’en étant possessif avec son enfant, on peut développer chez lui une dépendance affective.

C.M : Quelle est l’importance de l’affection dans l’éducation d’un enfant ?

V.M. : L’affection pose les bases de l’éducation. Elle rassure, et surtout, est à l’origine de la confiance en soi. En montrant son affection, on donne à son enfant bonne possession de ses facultés. Les marques d’amour sont des gestes désintéressés, elles marquent un temps de repos bienveillant dans la vie de l’enfant. De plus, un enfant qui se sent aimé est plus réceptif aux obligations et à l’autorité.

C.M. : A l’inverse, quand l’affection qu’on porte à son enfant peut-elle devenir toxique ?

V.M. : L’affection peut devenir toxique si elle est empreinte d’une demande. Si par là on lui communique notre manque, notre possessivité, on envoie à notre enfant un message qu’il ne peut pas comprendre : On ne donne pas, on demande. L’enfant ne sait pas pourquoi on reporte notre manque affectif sur lui. Il ne peut pas, et surtout, ne doit pas y répondre. Ce n’est pas son rôle. En conséquence, c’est un rapport de marchandage qui s’installe. Inconsciemment, on fonctionne alors sur le chantage affectif : « Je te donne, parce que je veux recevoir. Si tu ne me donnes pas, je te retire ce que je te donne. » C’est ce rapport à l’affection qui est toxique pour le développement d’un enfant. Et cela se répercute aussi sur les parents : Si le départ d’un enfant du cocon familial est toujours douloureux pour un parent, ça devient un véritable déchirement quand l’enfant comblait un vide.

C.M. : Un parent qui ne sait pas couper le cordon essaie-t-il de se faire d’abord du bien à lui-même ?

V.M. : Effectivement. C’est inconscient, et rarement verbalisé, mais c’est bien la démarche d’un parent qui refuse de couper le cordon. En même temps qu’on apprend à notre enfant à devenir autonome, on doit réapprendre à le devenir.

C.M. : Y a-t-il des étapes dans l’apprentissage de l’autonomie d’un enfant auxquelles on doit progressivement couper le cordon ?

V.M. : Une fois le cordon ombilical coupé, il y a en effet des étapes initiatiques. Les rites religieux en sont un bon exemple : communion, bar mitzvah… Tous ces rites jouent un vrai rôle dans l’apprentissage de l’autonomie. Lors de chacun d’eux, on apprend à l’enfant qu’il vient de passer une étape de son développement, et avec cette étape vient un lot de nouvelles règles. Religion ou pas, il est important de donner une valeur initiatique à ces étapes. Par exemple, l’entrée à la maternelle (« à partir de maintenant, c’est toi qui boutonne ton pantalon »), l’entrée en primaire (« c’est toi qui prépare ton cartable pour le lendemain »), etc. Et surtout, à chaque petit pas accomplit vers l’autonomie, le parent doit apprendre à ne pas reporter ses peurs. Un enfant qui sent la réticence de sa mère à le laisser se débrouiller sans elle ressentira de la culpabilité et sera freiné.

C.M. : Un conseil ?

V.M. : Quand on devient parent, on oublie qu’on a été enfant. On voudrait que notre enfant réponde à nos attentes, avec toute l’expérience qu’on a acquise… Il est bon parfois, de se rappeler qu’on a eu cinq ans nous aussi. On s’en souvient bien mieux qu’on ne le croit ! Et ça aide notre enfant à passer ces étapes dans la sérénité.

C.M. : Y-a-t-il un âge pour chaque petit défi du quotidien ?

V.M. : Dans les petits défis du quotidien, c’est surtout aux parents d’être attentifs aux besoins d’autonomie de leur enfant. On ne peut pas donner d’âge type pour chaque étape : certains enfants marchent à un an, d’autres à dix-huit mois. Ce n’est pas une compétition ! Mais il faut être réceptif. Le problème, dans notre société actuelle, c’est qu’on a le temps de rien. Par exemple, une maman qui veut laisser son enfant faire ses lacets le matin va essayer quelques jours, mais si elle est en retard tous les matins elle va finir par le faire elle-même ! Pour le passage à la maternelle, c’est pareil : « c’est toi qui boutonne ton pantalon le matin », sauf que si on n’a pas le temps de laisser faire son enfant, on va finir par mettre des scratch partout. Il faut essayer autant que possible de laisser le temps à son enfant de faire son apprentissage.

BIBLIOTHERAPIE du jour :

Pour apprendre l’autonomie, les livres pour enfants ne manquent pas : les petits albums pratiques de Catherine Dolto, aux éditions Gallimard Jeunesse. Cette petite collection illustrée invite au dialogue, sans tabou, A  bouquiner ensemble pour permettre à votre enfant de comprendre les étapes à traverser pour devenir grand, et pour vous rappeler que vous avez eu son âge, par la même occasion !

dolto-1-11737_jpg-11737-260x260Comprendre ses peurs et apprendre à les gérer :

« Tout seul »

« Les chagrins »

« La nuit, le noir »

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Comprendre les règles et l’autorité en apprenant ce qu’elles veulent dire :

« Les bêtises »

« Dire non ! »

« Les mensonges »

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Accomplir les petits défis du quotidien :

« Y en a marre des tottottes »

« La maternelle »

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