La professeure est courageuse…

L’ancienne enseignante a démissionné de l’éducation nationale, mais n’a pas renoncé à diffuser les outils de l’école de demain

Ne dites pas d’elle qu’elle est « professeure » : cela efface son sourire, assombrit son humeur. D’abord parce que l’année scolaire qui vient de débuter se fera sans elle : Céline Alvarez n’a pas repris, ce 2 septembre, le chemin de l’école maternelle Jean-Lurçat de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) où elle avait entrepris, en 2011, de croiser la pédagogie Montessori avec la recherche en sciences cognitives.

Faute de pouvoir élargir l’expérimentation, elle a pris la lourde décision de donner sa démission. Ensuite parce que ce n’est pas pour « professer », comme elle dit, que cette jolie trentenaire a passé en candidat libre, il y a cinq ans, le concours de l’enseignement. Et elle le justifie sans s’embarrasser de fausse modestie : « C’était pour infiltrer le système et parvenir à le changer, pas pour enseigner. Je me laissais trois ans pour proposer un environnement de classe faisant l’effet d’une bombe pédagogique, explique-t-elle, trouver les bons outils permettant de révéler spontanément tout le potentiel des enfants, et réussir à les diffuser auprès des enseignants. »

Les trois années sont passées, et le « couperet » est tombé juste avant l’été : le projet piloté par Céline Alvarez, d’autant plus inédit qu’il avait vu le jour dans la ville de naissance des premières zones d’éducation prioritaire (ZEP), et non dans les quartiers huppés de la capitale où les écoles Montessori, toutes privées, font le plein d’élèves, ne sera pas étendu.

« Manque de recul », « manque d’évaluation »…

Au rectorat de Versailles, les arguments avancés sont un peu confus : « manque de recul », « manque d’évaluation », « manque de cadre »… On y renvoie la balle, un peu gêné, à « la DGESCO », la Direction générale de l’enseignement scolaire chargée d’appliquer la politique du ministre de l’éducation. Sous la droite, celle-ci s’était enthousiasmée pour cette première classe Montessori ouverte dans le public, qui plus est en banlieue, avec le concours de l’association Agir pour l’école. Une époque semble-t-il révolue.

Et pourtant, c’est bien « l’effet d’une bombe » que l’on a pu ressentir en entrant, ce printemps, dans la classe multiniveau – mêlant petite, moyenne et grande sections – de Céline Alvarez. Pas seulement parce que les enfants savaient lire à 5 ans (parfois avant), maîtrisaient le sens des quatre opérations, comptaient jusqu’à 1 000 et même au-delà…

Pas seulement parce que la salle colorée regorgeait d’un matériel en libre accès (« lettres rugueuses », « cabinet de géographie »…) inconnu de la plupart des écoles, vers lequel les enfants pouvaient se tourner au moment précis où ils en éprouvaient l’envie, « pour ne jamais rater la fenêtre de tir permettant d’entrer dans les savoirs », expliquait la jeune femme lors de notre première rencontre. Non, c’est surtout l’entraide, l’empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l’attention.

Un potentiel humain gâché »

Une école où le bonheur éveillerait le désir d’apprendre ? C’est celle que Céline Alvarez aurait bien aimé fréquenter, petite, sur la dalle d’Argenteuil (Val-d’Oise) où elle a grandi. « Une ZEP bien corsée, se souvient-elle, celle que Sarkozy envisageait de passer au Kärcher. » Au collège puis au lycée, l’adolescente est frappée par le « potentiel humain gâché ».

« Tous ces jeunes que je trouvais intelligents mais qui n’arrivaient pas à se fondre dans le moule et qui décrochaient, ça m’indignait ! », se souvient-elle. Dans son cercle familial, aussi, cette fille d’une employée de banque et d’un ouvrier tourneur-fraiseur se forge la conviction que « l’être humain possède un potentiel inné pour penser, créer, partager… et que le système scolaire l’empêche d’émerger ».

Second déclic

Son parcours n’est pas linéaire. L’adolescente n’aime pas particulièrement l’école mais passe son baccalauréat. Hésite entre la communication et le théâtre. Cherche son chemin… et le trouve en Espagne, pays d’origine de son père, où elle donne des cours de français. « Comprendre ce qui se passe dans le cerveau des enfants bilingues, ça a été mon premier déclic. » Elle se passionne pour la linguistique et passe à distance, depuis Madrid, un master en sciences du langage.

Retour à Paris. Pour gagner sa vie, elle frappe à la porte d’une école privée Montessori, « sans savoir à quoi s’attendre », dit-elle. En visitant l’établissement, elle tombe sur des « lettres rugueuses », sorte de jeu de cartes créé il y a près d’un siècle par la pédiatre Maria Montessori (1870-1952), invitant les enfants à découvrir les lettres de façon sensorielle. Second déclic.

Céline Alvarez se rue dans une librairie pour acheter tous les ouvrages de la pédagogue italienne. Les dévore dans toutes les langues, jour et nuit.

L’école faillit à sa mission à Neuilly comme à Argenteuil ; seulement, à Neuilly, ça se voit moins. »

Le concours de l’enseignement en poche, elle passe sa première année « sur le terrain » à Neuilly (Hauts-de-Seine). « Le public n’avait rien à voir avec celui d’Argenteuil, mais le constat est tout aussi choquant : ce que les enfants savent, ils ne l’ont pas appris à l’école, observe-t-elle. L’école faillit à sa mission à Neuilly comme à Argenteuil ; seulement, à Neuilly, ça se voit moins. »

Depuis, Céline Alvarez s’est fixé un cap : actualiser l’héritage pédagogique de Maria Montessori pour faire collaborer l’école et la recherche, la pédagogie et la connaissance objective du fonctionnement de l’être humain. Et c’est auprès des scientifiques qu’elle compte ses soutiens, comme Stanislas Dehaene, professeur de psychologie cognitive au collège de France, ou Manuela Piazza, chercheure à l’Inserm. De leur rencontre doit naître un livre ; de quoi bien occuper l’année qui vient.

D’autant que la jeune femme n’a pas renoncé à son projet : elle s’apprête à diffuser sur Internet les outils développés au cours des trois années d’expérimentation à Gennevilliers pour « proposer une école plus efficace et donc plus juste ». En pariant sur une attente forte des enseignants sur le terrain.

Le chemin

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Chers Amis,

Quel joie de vous annoncer que je suis reçue à mon examen de Graphothérapeute !

Le but est atteint et au-delà du titre, le chemin que j’ai emprunté fût riche en découvertes et apprentissages, dur parfois (c’est l »âge :-D)! mais passionnant… J’ai hâte de mettre à profit auprès des enfants l »énergie qui me porte dans ce projet.

« L’écriture est la peinture de la voix »  Voltaire

L’énergie de l’Automne

 

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L’automne est une saison particulièrement importante d’un point de vue énergétique. Saison intermédiaire, elle est située entre la saison de forte activité (l’été) – le yang du yang – et la saison du repos et de l’intériorité, l’hiver de type yin. Autrement dit, une énergie de yang finissante en même temps qu’une énergie de yin naissante. Cet entre-deux induit parfois des déséquilibres et désagréments chez nombre de personnes. Quelques conseils peuvent en limiter les effets et nous aider à vivre une bonne saison automnale….

Vers la fin du cycle
Toute comme le printemps avec qui elle partage cette caractéristique d’entre-deux, l’automne est souvent une saison difficile pour beaucoup. L’entrée vers l’hiver, les jours qui raccourcissement induisent de la nostalgie, de tristesse pouvant aller jusqu’à certaines formes déprime. Sans doute, cette nostalgie est à relier à sa position dans le cycle de l’année mais aussi celui du Tao : l’automne comme la fin qui s’approche (l’hiver ou la vieillesse) avant sa renaissance au printemps suivant. Ainsi donc, nostalgie de la vie dans sa phase active et lumineuse mais peut-être aussi regret de ce que nous n’avons pu su ou pu faire dans l’année écoulée… L’automne saison des bilans…

La préparation de l’hiver

Saison des bilans, l’automne est tout autant saison de préparation à l’hiver et de son repos bien mérité et nécessaire. Cela peut également se lire à l’aune des activités traditionnelles de la terre : Si l’on récolte les fruits des productions arrivés à maturité (récoltes diverses, vendanges, châtaignes, noix etc.), on engrange ces mêmes récoltes (le foin pour les animaux, les céréales et autres légumineuses pour les humains) pour se préparer et s’organiser à passer sereinement et confortablement l’hiver.

Au niveau énergétique, cela se traduit par le fait que l’automne est la période où le rein commence à se recharger pour l’année à venir avant d’atteindre sa plénitude énergétique en hiver. C’est la fonction du rein comme réserve d’énergie vitale. C’est donc le moment de le nourrir correctement pour qu’il puisse se recharger au mieux. On peut l’y aider de différents manières : étirements de méridiens, alimentation propice, exercices de volonté…

Une saison du lâcher-prise et de la sérénité

Ranger, mettre en ordre organiser les choses et son chez soi intérieur pour se préparer à passer l’hiver en toute quiétude et savoir profiter d’une vie moins active pour se reposer et se ressourcer… Ce n’est pas un hasard si l’automne se caractérise par ce sens de l’organisation. Dans le Tao, il renvoie à l’élément métal (ou au minéral) dont on connaît l’organisation moléculaire particulièrement ordonnée et fixe.

Mais comme dans toute chose, ce sens de l’organisation propre à l’énergie automnale doit en même temps être maîtrisé sous peine d’une déséquilibre : celui de la volonté de tout contrôler (ses émotions, sa vie…), voir régenter tout son environnement. Or, à vouloir tout organiser, on se coupe de la vie en perpétuel changement. Au lieu d’en percevoir les potentiels, la vie et ses changements nous apparaissent alors menaçant et déstabilisant vis-à-vis des plans qu’on s’évertue à échafauder.

Face à cette volonté de maîtrise et d’organisation démesurées des choses, apprenons plutôt à développer le sentiment de quiétude et de lâcher-prise. Les exercices de respiration ou la méditation sont excellents pour y parvenir. Ne croyez pas qu’ils soient techniquement difficiles ou qu’ils soient réservés à ceux et celles qui ont suivit un long apprentissage. En la matière, la persévérance et la régularité sont généralement bien plus difficile à tenir que la technique elle-même. Certains de ces exercices sont décrits en bas de cet article ; d’autres le sont à d’autres endroits du site.

Les déséquilibres de l’automne

L’incapacité à accepter l’imprévu et à lâcher prise provoquent un certain nombre de déséquilibres énergétiques du poumon et du gros intestin, les deux organes liés à l’élément métal. Ces déséquilibres énergétiques se retrouve tant au niveau respiratoire qu’au niveau du transit intestinal : rhumes à répétition, pâleur, problèmes de peau, constipation et colites, épaules voûtées et refermées, respiration courte, essoufflements, soucis des choses matérielles du quotidien…

Le poumon et le gros intestin étant les organes en lien avec le monde extérieur, ces déséquilibres s’accompagnent souvent d’une sociabilité difficile et d’un caractère quelque peu casanier.

Pour les résoudre ou pour les prévenir, cherchez à stimuler ces organes par les différents moyens qui existent : exercices respiratoires, étirements des méridiens, alimentation de saveur piquante, propice au poumon. Tout cela est détaillé ci-dessous.

Conseils pratiques pour l’automne

Stimulez le poumon !

De manière générale, tout ce qui va stimuler le poumon est bénéfique en cette saison et va avoir une action positif sur les déséquilibres cités précédemment. Respirez un grand coup et vous verrez déjà le monde autrement !!!

Plus concrètement, la pratique de mouvements en piscine (aqua gym, aqua bike)  ou du jogging (courrez raisonnablement sans jamais être essoufflé…) sera particulièrement relaxante et favorisera la prise de recul. Vous pouvez également redécouvrir votre région au travers de promenades en pleine nature (mieux qu’en ville). Il va de soi que l’arrêt du tabac (ou sa réduction ) va dans le bon sens.

Aidez le rein à se recharger pour l’hiver

En hiver, saison du repos, le corps recharge les batteries pour l’année qui vient. Cette énergie se « stocke » dans la région des reins. Il convient donc de stimuler le reins à la saison précédent l’hiver, en l’occurrence l’automne, pour être sûr de bien recharger ses batteries annuelles. Là aussi les étirements des méridiens du rein et de la vessie ainsi qu’une alimentation spécifique permettent d’y arriver naturellement.

Vous pouvez également opter pour une séance de watsu (water shiatsu) voir la page de ce blog « relaxation aquatique »). L’alliance de l’eau et du massage shiatsu, étirements vous aide à relancer l’énergie qui stagne dans votre organisme.

Je vous attends ! :-)

Catherine

Atelier d’écriture

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VOICI LES DATES DU PROCHAIN ATELIER D’ECRITURE :

11 OCT + 8 NOV + 6 DEC 2014
24 JANV + 28 FEV + 14 MARS +18 AVR + 9 MAI + 20 JUIN 2015
de 9h 30 à 12 h

FORFAIT POUR L’ENGAGEMENT AUX 9 ateliers = 135 € soit 15 € l’atelier

Si vous souhaitez venir uniquement à quelques ateliers : 20 € l’atelier. Vous pourrez obtenir, si vous le souhaitez, les consignes de l’atelier précédent (sous forme de polycopiés) afin de vous permettre de poursuivre votre écriture, rester en lien avec l’esprit de groupe.

Renseignements complémentaires : 06 63 89 50 28

A ce jour il reste 2 places

Venez avec votre stylo préféré ! Votre papier préféré ! Un petit objet que vous préférez !

Un rappel de l’état d’esprit de l’atelier ?
Plusieurs fois vous avez pris une feuille pour écrire puis l’avez jetée dans un tiroir, avec le sentiment que vous n’y arriverez jamais ! Le manque de temps, certains blocages, une technique insuffisante, les obligations familiales, la peur de ne pas réussir à exprimer votre pensée, vous entretenez ces petits démons et tout cela vous fait renoncer.
Votre envie d’écrire vous tient toujours à coeur et ce désir est votre moteur qui vous permettra de franchir les obstacles. C’est la première étape.
La seconde, c’est de ne pas se prendre trop au sérieux mais de croire en soi, l’essentiel est de s’amuser à créer, retrouver la fraîcheur de l’enfant qui découvre la vie grâce aux jeux, aux légendes merveilleuses, et grâce à sa
rêverie.
L’écriture ouvre grand les portes de l’imaginaire et permet de jongler avec les mots, les formes, les styles, les images, les sons. Des auteurs sont là eux aussi, ils vous accompagnent dans des pistes à explorer.
Les propositions d’écriture vous permettent de vous ouvrir à vous-même, à l’écoute de vos ressentis puis de travailler comme un artisan cette matière qui ne demande qu’à évoluer !
Le ressenti est l’eau qui circule dans notre rivière. Il est un mouvement intérieur incessant. Tant qu’on est vivant, on ressent. Ce mouvement est parfois si vif, qu’on a du mal à l’identifier, à le nommer. L’écriture est la démarche qui permet d’immobiliser, d’incarner son ressenti dans un corps qu’est le papier pour que je puisse l’observer. Écrire c’est faire un arrêt sur image du film que je vis, c’est prendre une photo du mouvement intérieur.

Au fil des rencontres, je vous accompagne vers une écriture de plus en plus travaillée, en proposant des exercices appropriés. Il n’y a jamais de « bonne » ou de « mauvaise » réponse à une proposition. Il y
a une confrontation avec elle, heureuse, féconde, parfois juste un « léger
déplacement »… Il se passe toujours quelque chose …
Au plaisir de vous rencontrer !

La recette de tatie Christiane :-)

Voici un texte écrit par une de mes amies de retour d’un voyage organisé en Ouzbékistan….

 

Recette du Bon Voyage Ouzbèke de tatie Christiane

Prenez 12 toutous bien élevés.

Ajouter une Saodate discrète et efficace, et un chauffeur maous costaud.
Faire tremper dans un bon bouillon de culture où vous verserez plusieurs louches de passion, de bonne humeur et de sympathie.
Farcissez, en respectant bien l’ordre :
-d’Achéménides, d’un grand Alexandre, de quelques Séleucides, et de Parthes pour bien lier la sauce.
Puis verser de bons Sassanides, une grosse poignée d’arabes et de turcs.

Fouettez avec un Gengis Khan bien méchant. Terminez par des Timourides quelques Khan et des russes blancs et rouges.
Quand l’ensemble a bien pris, parsemez de cocons de soie, de fleurs de coton et d’écorces de murier cuites à part pendant 6 heures.
Suzannez bien énergiquement.
Transportez-les dans des palais, des medersas, de mosquées, de mausolées .Enchantez-les avec des coupoles turquoises, des iwans, des pishtaqs, de mosaïques, de carreaux bleus et blancs kashis ou pas.

Eviter le jaune qui donnerait mauvais goût.
Surprenez-les avec un architecte qui vole, une tête transportée sous un bras, des murs en pisé décorés avec des tuyaux de gaz, de tapis noués, de sourires dorés.
Parsemez de betteraves râpées, de carottes pour le ploch (attention chacun doit apporter son couteau).
Ajouter une bonne poignée de salpêtre pour corser le tout.
Terminez avec un tour d’Al Biruni, une couche d’Avicenne, quelques étoiles d’Ulugh Belg, et un Khayyan à prendre au second degré.
Embaumer avec les roses parfumées des paradis des poètes persans.
Faire cuire au soleil bien chaud le jour, laisser reposer la nuit.
Vos toutous sont à point lorsque leurs yeux décrivent des spirales.
Vous pouvez alors les reconduire dans leur pays d’origine où ils sauront répondre à la question :
L’Ouzbékistan, ça existe ça ?

Maux à Mots

Nous le savons, les maladies sont des langages métaphoriques et symboliques avec lesquels nous tentons de dire et de voiler aussi l’insupportable, l’inentendable, l’indicible. Entendre les mots qui disent les maux, mais aussi les faire parler, pour se les approprier, pour nous permettre d’accéder à leur sens profond.

Se mettre à l’écoute du langage inconscient des mots, des langages conditionnés, permet de nous entendre mieux. Cela concerne donc tout le monde…Mais plus particulièrement, le professionnel de la relation d’aide.

Lacan a dit que « l’inconscient était structuré comme le langage »…nous voyons, à travers nos pratiques, que le langage peut structurer notre corps et l’enfermer ou le libérer.

Prenons pour ce premier article de la série le thème « Tomber malade…ou la chute de l’Homme » !

Est-ce un hasard si le mot chute dans la langue française est tombé homophobe de l’interjection « chut ! », ordonnant le silence auquel on est réduit, lorsque l’on a perdu le droit à la parole ?

N’est-ce pas là une inhibition de l’homme soumis, mis sous l’éteignoir d’un dominant familial ou social qui lui impose de se taire par des messages de crainte?
La parole caractérise si bien l’Homme que sa suppression définitive est devenu synonyme de mort. Il s’est tu, il ne parlera plus ! L’index posé sur la bouche, tel une croix…signe t-il ce long chemin de croix lorsque l’Homme malade, chute et rechute…Et a « du mal à s’en remettre »….Oui, à qui ?

La langue française déclare « il est tombé malade ». La dignité (dont parle beaucoup Caycédo, revoir le sens profond qu’il donne à cette valeur), de l’Homme n’est-elle pas de se maintenir en équilibre, tel un funambule, debout sur cette planète qui tremble et le fait souvent tressaillir ?

L’être malade chute et régresse psychologiquement vers des stades infantiles. L’hôpital risque de lui faire perdre son âme…La prise en charge chosifie, en devenant de la matière à traiter, même si beaucoup d’efforts ont été réalisés.

Alors, oui l’Homme malade « tombe » malade…La tombe est-elle loin ? ou ne pas « avoir un pied dans la tombe » mais plutôt le mettre à l’étrier  et se « remettre en selle » ?

Nous connaissons tous le « mal à dire » , processus d’extériorisation somatique d’une intériorisation psychologique. Sourions un peu avec quelques jeux de mots :

Dans la maladie, le maladie dit et les maux dits traduisent de maudits mots…:-)

Mais pour élucider le Sens des maux, encore faut-il posséder le code de lecture des messages ! La maladie recèle son propre langage…

Jacques Salomé dit que les maladies sont des langages symboliques avec lesquels nous tentons de dire à notre entourage nos sentiments réels quand ils sont censurés ou interdits par des peurs, qui ne nous permettent pas de la dire avec des mots… » (voir « si je m’écoutais vraiment, je m’entendrais ».

Quelle capacité développe l’Homme qui se met à accueillir un agent pathogène dans ses cellules ? « J’ai chopé », « j’ai ramassé », « il m’a filé »…des maux de toute sorte ??

Le chercheur Labori Henri affirme que toutes nos maladies sont liées à l’hinibition cérébrale de l’action (késaco ?)

Il veut dire que la maladie de l’Homme pourrait correspondre à une perte de mission par démission, parfois par compromission, et surtout par soumission, autant de situation d’inhibition de l’action.

Pour guérir l’Homme faut-il donc s’acharner à creuser sa chair jusqu’au tréfonds de ses molécules et oublier de creuser l’humus des maudits mots qui germent et se développent dans son esprit ?

Faut-il rappeler que le cerveau enregistre au premier degré tout ce qui lui est soumis ?

Je me souviens d’une cliente qui, prenant conscience de son langage, se rappelait le jour où elle se brisa un os dans le pied l’obligeant à faire une pause vis à vis de son travail : « Je ne cessais de dire « il faut que je lève le pied, je suis trop fatiguée et mon pied (symbolique : comment j’avance dans la vie) droit (droite = action) a lâché, et là je me suis arrêtée … ».

Un peu d’explication :

Entendre la langue des profondeur est un véritable voyage initiatique de la sphère cérébrale, exploration de la face cachée de l’ombre, celle de l’hémisphère droit…vers le sens secret de nos mots.

La langue que nous apprenons à l’école possède un vocabulaire : le lexique, les mots, construits d’une chaîne sonore plus ou moins longue. Toute langue associe des sens à des mots. Les mots, groupe de lettres dont le graphisme se différencient les uns des autres par leur phonétique, dont les unités les plus petites sont des phonèmes. Un seul change et tout le mot change de sens, exemple : papa, papi, pipi, pipe…

Les mots sont donc construits d’une suite de sons. Freud, dans son ouvrage « le mot d’esprit » a cherché à reconnaître sa relation avec l’inconscient. Les poètes expriment depuis fort longtemps leur talent dans l’harmonie des sonorités. Pourquoi l’Homme a t-il ce besoin de résonance depuis l’aube des temps ?

La poésie apaise, élève l’âme par ses mots, par ses sons mélodieux, ses rimes et sonorités. Les sons résonnent et donnent du sens aux mots…

Les premiers cris de l’homo erectus étaient des signaux d’alarme ! AU cours de l’évolution humaine, ces cris ont été remplacés par des mots. Mais les cris précurseurs biologiques de l’homo erectus ont été refoulés dans les profondeurs archaïques du cerveau (le droit) et n’ont pas cessé d’évoluer sous l’influence de la conscience.

Je rappelle cerveau gauche siège du langage oral de la Raison et du Sens et de l’ écrit et cerveau droit, siège de la musique, de la mélodie des mots et de leur intonation, de la Résonnance et du Son…

Le cerveau gauche possède des fonctions analytiques conscientes et le cerveau droit au traitement global inconscient en parallèle. Le gauche traite les informations sensorielles grâce à la médiation d’un langage acquis et de l’autre un cerveau droit inconscient, hyper rapide qui traite immédiatement une quantité infinie d’informations sensorielles externes et internes.

Il y a donc les mots qui blessent, déchirent, torturent, angoissent, frappent, dans lesquels sont souvent ponctués rictus, douleurs ou mimiques d’inquiétude. Ils enferment, étriquent, bâillonnent…Dans ces mots vibrent les maux, un flot sonore du discours (signifiant : manifestation matérielle du signe verbal qui constitue le support de sens) de l’Homme souffrant. Il existe fort heureusement ceux qui expriment l’amour, les mots doux, chargés de belles intentions, de beaux sentiments, ceux qui rendent heureux, ceux qui vous donnent des ailes, vous donnent confiance, vous libèrent…

Les articles qui suivront vous feront découvrir la motivation inconsciente des mots, cette langue des profondeurs dont Freud a eu l’intuition, en détectant ses traces dans les mots d’esprit ou dans les rêves.

Le langage est une fonction capitale pour la communication sociale humaine. Lacan avait prévenu : Le langage implique l’inconscient » et « la science dont relève l’inconscient est la linguistique »…Il est allé jusqu’à affirmer, que « l’inconscient est langage ».

Le langage dit Emile Benvéniste, est l’essence de l’homme. Les recherches permettent de penser que la « verticalisation » de l’homme a libéré la main permettant la fabrication d’outils primitifs et que cette main tactile a permis une préhension plus adroite favorisant la vie matérielle et intellectuelle. Ainsi l’homme a pu, par l’apprentissage du geste, progresser et évoluer.

La mise en évidence d’un code phonétique inconscient permet de démontrer jusqu’où la biologie pénètre le langage humain et le « biologiste » et réciproquement de saisir jusqu’où le langage, le logos, pénètre la biologie humaine, jusqu’où il verbifie la chair ; il tend un pont reliant maux et mots, apportant des réponses au pourquoi de nos maux.

La linguistique convoque le corps et le langage, logos et soma via notre biologie…

Pour encore paraphraser Lacan « : le mot n’est pas un signe, mais un noeud de signification »…

Qu’il me pardonne, au terme de ma formation de graphothérapeute, j’ai envie de dire « le mot est un signe, un symbole graphique puissant permettant au son et au sens de s’incarner dans la chair des lettres créant le mot. Un mot résonnant d’intention et de signification« .

Le thème du prochain article sera « Entendre vibrer les mots des maux » et nous verrons comment nous parlons de nos souffrances. Dans la réalité quotidienne des maux, nous nous plaignons dans deux registres : celui de la douleur et celui de la gêne que nous éprouvons dans certaines fonctions….

Et sur ces derniers mots, je vais profiter du soleil de ce dernier jour du mois d’aôut… Septembre arrive avec ses brrr…:-D

Bien à vous

Catherine

 

 

La dysgraphie

 

Bonjour à toutes et tous,

Vous voici aujourd’hui au nombre de 330 personnes abonnées pour suivre mes publications sur ce blog et je vous remercie de cet intérêt. Il me motive à publier. Je suis ravie de vous retrouver après trois belles semaines de congés…

Le corps et l’esprit requinqués voici le premier article de ma rentrée !

Vous le constatez, l’écriture est au centre de mon activité. Pourquoi tant d’intérêt ?

Parce je pense qu’écrire est un processus qui aide à retrouver le sourire… :-)

Qu’il s’agisse de maladie ou de vécu douloureux, raconter son histoire oblige à mettre ses idées au clair. Cet effort de visualisation a une fonction de catharsis (libération) : les mots sortent de soi et le mal-être se dépose. Cette projection de soi sur le papier libère et procure la sensation d’un acte accompli qui fait du bien.
C’est mettre des mots sur ses maux qui compte.

Aujourd’hui, je parlerai de la dysgraphie, dysfonctionnement de l’écriture. Et plus particulièrement de la difficulté d’écrire des enfants.

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

Elle est à l’écriture ce que la dyslexie est à la lecture…
La dysgraphie est un trouble de l’écriture qui apparait chez l’enfant dès 7-8 ans. Les dysgraphiques manquent d’organisation et de coordination dans leur écriture et présentent des difficultés à créer des courbes et à conduire un trait. Cette particularité ne met pas en cause leurs capacités intellectuelles. La dysgraphie est due soit à une mauvaise tenue du crayon soit à une difficulté à imiter la forme des lettres.

Comment reconnait-on un enfant dysgraphique ?
C’est un enfant qui a du mal à tenir un crayon ou à imiter les formes ; il écrit lentement, souvent de façon illisible, il adopte une écriture crispée, ce qui le fatigue. Par conséquent, l’enfant prend du retard sur ses camarades de classe, se décourage et perd confiance en lui. A l’adolescence c’est plus problématique : au moment des examens la lenteur et l’illisibilité le desservent.

Les différents types de dysgraphie
Les enfants dysgraphiques réagissent de manières très diverses. Une écriture crispée révèle une dysgraphie raide. L’écriture négligée et son impression de laisser-aller est qualifiée de molle ; elle est impulsive quand la rapidité prend le dessus sur la forme ; lente et précise quand la personne émet des efforts épuisants afin d’être structuré et précis et la dysgraphie maladroite quand les lettres sont disproportionnées, les espaces ne sont pas respectés entre les mots ou quand les lignes ne sont pas droites. Deux autres types de dysgraphie sont connus, la dysgraphie prétexte qui exprime des difficultés affectives de la personne, et la dysgraphie réactionnelle qui manifeste un refus du modèle scolaire.

En quoi la relaxation peut aider dans la rééducation ?

La rééducation motrice ne peut se faire sans la détente psychomotrice qui permet à l’enfant d’éliminer ses tensions et d’améliorer la gestion de son énergie, pour permettre à l’écriture de trouver son rythme propre. Lors de certaines rééducations, il est frappant de voir des enfants dont l’énergie explose ou se dissipe à tous les vents. Or, maîtriser son corps et savoir s’en servir, savoir « l’habiter » est essentiel aux divers apprentissages. La relaxation permet d’obtenir l’équilibre entre les pulsions et le comportement en introduisant chez l’enfant une dimension souvent oubliée : celle de la présence à soi.

La rééducation commence toujours par des exercices de détente. C’est une halte indispensable pour aborder un élément essentiel de la rééducation : La faculté de concentration, c’est à dire faire attention, écouter, retenir, adapter le geste à ce que conçoit le cerveau, maintenir l’effort aussi longtemps que nécessaire. La relaxation libère les résistances, elle développe la force, l’énergie et l’assurance.

Que faire pour soigner la dysgraphie ?
Une personne dysgraphique peut consulter un graphothérapeute. Celui-ci établira un bilan graphomoteur d’après lequel il définira le type de dysgraphie de l’enfant. La rééducation a lieu une fois par semaine pour une durée maximale de un an et uniquement si l’enfant le veut.

La relation sereine et confiante entre le graphothérapeute et l’enfant est essentielle pour la réussite de la rééducation. Sans elle, pas de réceptivité possible…

Puis, il suffit de regarder un enfant dans l’instant où il commence à écrire avec plaisir : le sourire au coin des lèvres, un oeil de temps à autres vers moi comme pour me dire « tu vois comme j’y arrive ! » … Il est heureux !

Bien à vous,

Catherine

Le titre RNCP indique que je suis enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles par la Ministre auprès du Travail, de l’Emploi et de la santé, chargée de l’Apprentissage et de la formation professionnelle

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