La sophrologie pourquoi « ça marche »…

Journée au jardin

L’imagerie médicale a permis de constater que le fait d’imaginer un mouvement produit sensiblement les mêmes effets au niveau du cortex (tissus externe des hémisphères cérébraux est une sorte « d’écorce » constituée de cellules nerveuses appelées neurones) que le fait d’effectuer le mouvement lui-même.

C’est pourquoi les sportifs utilisent la sophrologie et notamment la visualisation pour leur « entraînement mental », les musiciens pour les doigtés et les aviateurs notamment ceux qui font de la voltige…

La visualisation est cette faculté mentale que nous avons tous de nous représenter un objet, un son, une odeur, une situation, voire une émotion ou une sensation. Cette représentation  déclenche pratiquement  les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité.

SEPTIQUES ?

Faites ce petit test : Test du citron

Fermez les yeux, centrez vous sur votre respiration, inspir, expir (cinq fois calmement…) A présent visualiser un citron, bien jaune, bien brillant…Laisser bien l’image s’installer sur votre écran mental…Visualiser à présent que vous coupez le citron en quartiers…Vous prenez un quartier et vous le portez sous votre nez, vous sentez son odeur…Puis vous croquez à pleines dents dans le citron, le jus coule dans votre bouche…Que ressentez vous ?

Il est fort à parier que vos glandes salivaires se sont mises à fonctionner. Pourtant ce citron n’a existé que dans votre imagination…En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

Diverses anectdotes circulent sur le phénomène :

La plus connue est certainement l’histoire de cet ouvrier accidentellement enfermé dans une chambre froide et écrivant, sur les murs de celle-ci, sa lente et glaciale agonie. Or, il s’est révélé que le frigo était débranché !

Persuadé au plus haut point qu’il avait été enfermé dans une chambre froide en fonctionnement, son corps tout entier en a manifesté les symptômes jusqu’à ce qu’il meurt.

Mais qu’en  dit la science ?

Les expériences menées en neurosciences ont démontré que les zones activées en visualisation sont les mêmes que les zones activées face au stimulus réel. Des études ont par ailleurs montré que le phénomène de visualisation stimule l’hémisphère droit du cerveau et envoie des messages nerveux du cortex au système nerveux autonome. Cela activerait les processus automatiques comme les battements du cœur, la digestion, la production d’hormones, la température du corps…

L’objectif de la visualisation?

Tromper le cerveau et lui apporter  une expérience nouvelle à laquelle il va croire.
Avec cette croyance, votre inconscient reproduira la physiologie que vous avez imaginez, votre intonation, votre débit de parole, votre posture… Méthode simple et progressive, la visualisation n’exige que quelques minutes par jour. Seules comptent la pratique et l’imagination.

Vous pouvez vous imaginer dans une nouvelle maison, ou bien avec un nouveau travail, ou vivant des relations harmonieuses, ou encore dans le calme et la sérénité, ou peut-être jouissant d’une meilleure mémoire et d’une grande faculté d’assimilation.

Si vos êtes porteur d’une maladie grave, la visualisation représente également un allié.
Quel que soit le plan sur lequel porte votre travail, vous obtiendrez des résultats… avec l’expérience, vous trouverez les images et les techniques particulières qui vous conviennent le mieux.

Bien sûr, rencontrer un sophrologue pour démarrer est tout de même le plus conseillé car quelques règles s’imposent.

Le prochain article portera sur l’intériorisation. Qu’a t-elle de différent de la visualisation et que peut-elle apporter de complémentaire à la visualisation.

Bonne semaine et à très bientôt !

STAGE D’ETE : 15 et 16 JUILLET 2015 – Reste 2 places


decoration-pour-enfants-porte-pranom-animorigolo-peint-a-6644531-img-0539-3d8ae-7cb63_236x236Pour toutes personnes :

– se sentant « bloquée », que cela soit dans une situation familiale ou professionnelle et ne sachant comment trouver une solution…

– ayant toujours eu envie de s’exprimer avec un art plastique sans jamais passer à l’acte, par peur « que ce soit moche », peur du regard des autres…

******

L’art met en mouvement nos pensées, nos sentiments et nos actes. Il est au service de la créativité, il nous permet la connexion tête, corps et coeur.

 

 

2 jours pour aborder la mise en œuvre d’une activité ou d’une production en sortant des sentiers battus.

C’est une invitation à utiliser d’autres voies, à analyser d’autres pistes pour imaginer d’autres possibles.

C’est proposer d’autres visions pour trouver des solutions originales et adaptées à un contexte donné

L’imagination et la créativité ne se décrètent pas. La créativité, c’est d’abord un état, une ouverture d’esprit qui s’apprend, se teste, s’expérimente, se transforme et se concrétise au quotidien :

La créativité vient à tout individu à différents niveaux :

SE FORMER/APPRENDRE

Elle se doit d’être présente dans la formation et l’apprentissage puis qu’il s’agit d’une façon d’aborder les événements.

EXPERIMENTER/JOUER

Tester, essayer, s’essayer à des choses nouvelles pour de nouvelles idées…

COLLABORER

A travers le partage, la rencontre, susciter la collaboration, l’élaboration de projet par la multiplicité des richesses

ENTREPRENDRE

Dans l’action et le mouvement donner de l’élan pour libérer la créativité qui pousse à entreprendre

EXPLORER/OSER

Les couleurs, les matières, remanier, détourner, attraper, saisir, être curieux en permanence…

 

 

 

 

Atelier LE MANDALA de l’ÊTRE : Sophrologie – Mandala et Haïku

photos zen 013SAMEDI 2 MAI DE 14 h à 18 h

A Ponthierry , A l’atelier

45 €

« Parce qu’au fond de notre cœur, nous savons tous que l’esprit humain est beaucoup plus que ce  » moi  » qui se sent menacé ou insatisfait en permanence.

Intuitivement, nous sentons que nous avons la capacité de nous reconnecter à la source de notre être et de nous sentir pleinement vivant. Essentielle et authentique, cette aspiration est le cœur véritable de la vie spirituelle de l’humanité. »

Cet atelier m’ est inspiré du livre de  Richard Moss « Le mandala de l’Être » : « Pour retrouver la sagesse de notre vrai moi, une aide à la découverte de notre identité totale – y compris dans ses aspects les plus obscurs. En effet, il est impossible de ressentir la plénitude en essayant d’éliminer une partie de notre expérience existentielle… »

Nous commencerons un mandala en nous posant quelques questions sur l’Histoire de notre Moi…

 

Prochain atelier de groupe

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Un nouvel atelier de groupe débutera lundi 4 mai prochain de 18 h à 19 h  

Lieu : Ponthierry

115, avenue de Fontainebleau

VOUS GARER SUR LE PARKING DU CENTRE DE SANTE QUI SE TROUVE JUSTE EN FACE DU CABINET DE SOPHROLOGIE

Participation aux 8 séances (jusqu’à fin juin, hormis lundi de Pentecôte) : 145 euros

Thématique : A la rencontre de Soi

Inscription dès maintenant, petit groupe de 3 , maximum 4

06 63 89 50 28

Un nouvel espace

Le Lundi 30 avril dernier, les premiers cours de sophrologie ont débuté dans mon nouvel espace, le voici ci-dessous.

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Une pièce est aménagée pour la rééducation de l’écriture des enfants et les ateliers que j’organise spécialement pour eux.

Une autre, avec fenêtre cathédrale, très lumineuse, est dédiée aux séances de sophrologie. Un lieu où l’énergie est propice au ressourcement.

Comme dans toutes situations de déménagement, je n’ai pas été épargnée par la fatigue, mais je dois dire qu’avec des séances de relaxation à haute dose chaque soir, j’ai très vite récupéré ma forme. Je prends le temps de m’approprier les lieux de cette nouvelle maison (elle est derrière le cabinet, avec un beau jardin arboré) et je vais me remettre en route pour écrire dans ce blog.

A très bientôt, en chair ou en lecture !

Catherine

 

Entre Terre et Ciel ©

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« Chacun sa route, chacun son chemin, la vie est une aventure il ne faut pas avoir peur…  » dit la célèbre chanson.

 

La peur freine nos pas. De quoi avons-nous peur ?

La plupart des personnes pensent sans cesse au passé ou à l’avenir ? De cette façon la vie n’est pas vécue pleinement. Pour réussir le futur il faut vivre le présent. Le vécu (en sophrologie LA VIVANCE) est ici et maintenant. Chaque instant vécu est comme un point de suspension, et la succession de ces points forment une ligne. De même la vie est une succession d’instants, une suite d’étapes qui sont autant d’ici et maintenant.

Comment faire ? Comment agir ? Comment doit être notre comportement ici et maintenant ? Comment chaque instant peut-il être vécu pleinement ?

Dans la totale présence, dans la plénitude de l’instant, l’ici et maintenant devient une éternité…

Le temps qui passe existe seulement par rapport à notre vision humaine : étant né, on grandit, on devient âgé et on doit mourir. De là vient la notion du temps qui s’écoule et la peur y prend sa source…

Alors, on accélère, on veut vivre deux vies en une, mais notre corps et notre esprit ne sont pas prévu pour vivre ainsi.

Que se passe t-il alors ? Le corps devient bavard et exprime avec ses maux toute sa souffrance. L’esprit cogite, les pensées tournent dans le mauvais sens et rien n’est plus clair. Il est temps de faire une pause sur ce chemin de la vitesse et des regrets.

Le chemin de la lenteur peut être un très bon compromis momentanément pour se recharger en force de vie… Avant de trouver son propre chemin, entre terre et ciel.

Dans le très bon livre de Carl Honoré « Eloge de la lenteur » , j’ai relevé, je cite « Mais au-delà de ce grand débat sur la productivité se pose la question sans doute la plus importante : Que faire de nos vies ? « .

Dans cette course contre la montre rien ne survit… Notre travail, notre santé, nos relations. Si pressés, les personnes ou les choses qui ralentissent représentent d’emblée, un ennemi à abattre !

Et si, le bon usage du temps présent pouvait rendre la vie plus riche et finalement plus productive ?  A méditer….

Entre Terre et Ciel © invite à vivre l’instant présent pour vivre pleinement sa vie. C’est dans le processus vivantiel de l’Être que la transformation progressive du corps et de l’esprit commencera le chemin du développement de Soi permettant d’aboutir à une autre dimension, un autre regard, en fait, au dévoilement de la conscience conduisant à la transformation de l’être.

Ce chemin propose 3 étapes : La découverte, la conquête et la transformation.

Ce processus, une fois commencé, évolue vers la découverte des structures de la conscience.

Catherine

 

Atelier Collage du 31 janvier dernier…

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Samedi 10 heures, l’atelier s’éveille pour une journée Collage …

Après quelques hésitations, bien naturelles avant un atelier, les participantes découvrent leur carnet …

J’ai choisi des couleurs pétillantes pour la couverture des carnets, les petits pots, les crayons, les pinceaux sont prêts et frétillent sur la table. Chacune trouve sa place et quelque chose s’apaise déjà…

Je donne le premier thème  : Les yeux s’écarquillent, les bouches s’entrouvrent et je sens la pression remonter un peu…

Puis, l’envie dépasse la peur, je lance « ne réfléchissez pas, amusez-vous avec tout ce qui est là »….

Les mains plongent dans les cartons et nagent dans la matière. On farfouille, les choix se font et les sourires se dessinent sur les lèvres.

Une participante préfère aller dans la nature autour de la maison et fait son stock de feuilles rouges, jaunes, sans oublier l’humus …

La suite ?  Des heures de créativité au cours de laquelle l’énergie créatrice était à son maximum…

Une « lecture » de la production s’est faite ensuite pour chacune

Repues, nous nous sommes quittées, heureuses :)

Elles m’ont donné leur accord pour publier un peu dATELIER COLLAGE 030ATELIER COLLAGE 029ATELIER COLLAGE 027ATELIER COLLAGE 034ATELIER COLLAGE 025ATELIER COLLAGE 031e leur production.

 

A l’unanimité : A revivre :)

ATELIER COLLAGE 028ATELIER COLLAGE 026

Pourquoi un enfant mord ?

LES MORSURES CHEZ LE JEUNE ENFANT

En collectivité, nous sommes régulièrement confrontées au problème des enfants qui se mordent.

La morsure est un acte si subitement arrivé qu’il est souvent impossible à prévenir. C’est un geste banalet très courant chez les tout-petits.

Mais ce geste somme toute banal est ressenti par l’adulte comme agressif car il fait mal, ce qui entraine des réactions d’inquiétude.

Dès la naissance, la bouche et la région qui l’entoure sont pour le bébé la partie la plus importante du corps : c’est ce qui a été décrit comme la phase orale du développement du nourrisson. Par la bouche, le nouveau-né cherche le téton de la maman pour se nourrir et dans le même temps trouver du réconfort, se sentir en sécurité.
Introduire le mamelon dans la bouche et le téter est une grande source de plaisir et de bien-être pour le tout petit et ce désir de prolonger cette agréable sensation se poursuit même une fois l’estomac bien rempli.

En quelque sorte, le bébé « dévore sa mère ».

L’enfant croque sa mère pour essayer de garder un morceau d’elle à l’intérieur de lui-même…et combien de mères font semblant de manger leur bébé, provoquant alors des éclats de rire de l’enfant.

Ce comportement avec sa mère, l’enfant l’étend à d’autres objets: il mord tout ce qu’il aime, aussi bien un jouet que la main ou la joue d’un autre enfant. Il découvre l’effet de ses actes: que va-t-il se passer?

Tous ses actes sont pour lui une découverte, la recherche d’un plaisir de contact.

Très vite, le nourrisson apprend à se procurer ce plaisir par d’autres manières : indépendamment de la fonction de nourriture et de la personne, l’enfant peut sucer son pouce ou accepter la sucette qu’on lui propose.
Le stade oral :

Ce stade va de la naissance  à environ 1 an, durant cette période c’est la bouche qui est le centre principal de la stimulation et donc la tâche majeure du développement

sera le sevrage.

C’est la bouche qui durant cette période apporte le plus de satisfaction à l’enfant ne serait-ce parce

qu’elle permet de satisfaire au premier besoin qui est la nutrition. Peu à peu sucer mâchouiller, mordre, manger et embrasser permettent de réduire les tensions.

Si l’expression normale de ces comportements est entravée, alors une frustration peut s’instaurer.

Elle peut par la suite devenir une fixation à ce stade, laquelle aura des répercussions sur le

comportement de l’individu à l’âge adulte.

Le stade anal :

De un à trois ans c’est un moment ou l’enfant devient de plus en plus sensible à la région anale,

c’est également le moment où les parents mettent en place des habitudes de propretés.

Il y a donc pour Freud déplacement de la zone d’intérêt pour l’enfant de la zone orale à la zone anale.

Le stade phallique :

C’est certainement le stade, de 3 à 5 ans le plus connu puisque c’est la période où est censé se situer le complexe d’Oedipe. Dans la théorie freudienne, cette période tient une place particulière dans l’aspect identificatoire de la construction de la personnalité.

Le petit enfant s’identifie à la personne de même sexe que lui dans le couple parental. Le jeune enfant manifesterait donc une sorte d’attachement sexuel au parent de sexe opposé.

Lorsque les premières dents apparaissent, une nouvelle phase de développement de l’intelligence commence : les mouvements de la bouche pour sucer se transforment pour mordre.
Avec sa bouche, l’enfant non seulement mange mais pense. Le fait de mordre devient alors le plus grand amusement de l’enfant, un moyen pour lui d’exprimer son affection et ses désirs comme l’était auparavant celui de sucer (mais l’enfant n’est encore pas en mesure de comprendre la différence entre les morsures pour témoigner de l’affection et les morsures agressives de défense).
L’enfant peut alors utiliser la morsure pour attirer l’attention des autres sur lui, et s’il n’est pas encore capable de s’exprimer par des mots, le fait de mordre peut aussi être un moyen de communication.
Plus l’enfant grandit, plus la morsure est utilisée en cas de frustration, c’est-à-dire lorsque l’enfant ne peut communiquer naturellement.
Souvent les enfants qui mordent leurs frères ou sœurs ou leurs parents, le font par besoin d’affection, il s’agit d’une démonstration précoce de jalousie et d’un besoin d’être regardé, reconnu et aimé.
Ce qui ne signifie par pour autant que ces enfants ne sont pas aimés mais simplement qu’ils ont des besoins supérieurs à d’autres.

En grandissant, certains enfants vont se servir de leur bouche pour s’imposer se positionner en tant que « leader ».

Mordre n’est souvent qu’une étape avant l’acquisition du langage.
A savoir…., un enfant sur cinq est un jour passé par cette période ! Souvent, le geste remplace la parole… faute de mots, l’enfant a recours à la morsure. En général, cette période durant laquelle bébé mord est passagère, et ce, notamment, dès que votre enfant est plus à l’aise dans son langage et sa motricité.

La morsure, décharge brutale de tension

La morsure reste un acte impulsif que l’enfant ne peut contrôler, ni maîtriser.

Il correspond souvent à une décharge brutale d’une tension, d’un malaise intérieur, d’une frustration qui submerge l’enfant et qu’il ne sait pas encore exprimer par des mots.

C’est pourquoi, si l’enfant agressé a besoin d’être consolé, l’enfant agresseur a aussi besoin de trouver du réconfort et de la compréhension de la part de l’adulte.

L’enfant ne sait pas comment exprimer autrement son malaise, ne voit pas d’autres façons de résoudre un problème qui l’obsède et pour lequel il ne saisit pas la nature.

L’enfant a le droit d’exprimer sa colère, son malaise, mais il n’a pas le droit de faire mal, ni à un autre, ni à lui-même.

L’adulte doit être là pour signifier à l’enfant qu’il a le droit d’être en colère, de se sentir malheureux, de ne pas supporter certaines situations, mais il n’a pas le droit de faire mal aux autres.

L’adulte doit signifier à l’enfant qu’il est là pour l’aider à comprendre ce qui le perturbe, à atténuer son malaise intérieur et à rechercher d’autres moyens d’exprimer sa souffrance et sa violence qu’en agressant un autre enfant. On peut essayer d’en parler et c’est à l’adulte de mettre des mots sur ce qu’il peut comprendre de la difficulté de la frustration de l’enfant. Les activités seront ainsi orientées afin de leur permettre d’élaborer des situations qu’ils ont vécues et de mettre en scène des conflits ou des angoisses que certaines d’entre elles provoquent en eux.

Si un enfant mord tous azimuts, c’est qu’il n’arrive pas à s’exprimer et à se faire comprendre, cela l’angoisse, il devient agressif… Cette attitude s’accompagne parfois d’autres difficultés en matière de motricité, de propreté, d’accès au langage.

Il peut arriver aussi que la séparation au moment du sevrage ait mal été négociée. Il est possible également que des ruptures aient eu lieu dans son entourage et qu’elles l’aient perturbé. Il faut rechercher les causes possibles d’angoisse :

La morsure est un phénomène transitoire qui a tendance à disparaître, notamment dès que l’enfant a acquis une meilleure maitrise du langage.

Mordeurs fréquents : mettre des mots sur les maux

Comment réagir face à un bébé qui mord ?

Intervenir systématiquement et sans hésitation! Quelle que soit la raison, rien ne justifie un tel comportement! Vous avez déjà interdit ce comportement, mais il revient au galop? Répétez!

Consoler tout d’abord l’enfant mordu,

Expliquer à l’enfant que mordre fait mal (« Tu vois, on voit la marque de tes dents, ça fait mal, ton copain pleure »)

Dire à l’enfant  que vous désapprouvez son geste (et pas lui…): « Je ne veux pas que tu mordes», lui dire qu’il peut ne pas être d’accord mais qu’il peut demander ou dire « Non » plutôt que de mordre,

Rappeler à votre enfant qu’il n’a pas le droit de mordre, et trouver des idées afin de l’aider à exprimer ses colères et mécontentements.

Si l’enfant a acquis le langage, enseignez à l’enfant à reconnaître ses émotions en lui donnant les mots dont il a besoin pour verbaliser sa colère, sa frustration ou son désir de pouvoir ou d’attention. Peut-être apprendra-t-il à user des mots plutôt que de ses dents!

Ne pas le punir, cela ne l’empêcherait pas de recommencer, au contraire. Mieux vaut profiter de l’occasion pour livrer à l’enfant les clés de la vie en collectivité à un moment où il va entamer sa phase de socialisation.  Pourquoi ne pas lui dire, par exemple : « Tu peux jouer avec d’autres à condition de ne pas mordre. Quand on grandit, on ne mord plus. Et si tu n’es pas content ou si tu as besoin de quelque chose, demande-le ! Lui rappeler qu’il ne doit pas faire de mal aux autres.

La réparation de la faute

Les adultes ont souvent besoin de susciter une réparation à la suite d’un comportement agressif: « va lui faire un bisou maintenant… ». C’est vouloir nier, annuler ces sentiments de colère, de violence que l’enfant ressent en lui.

Chercher à comprendre ce que nous signifie l’enfant.

« – On dirait que chacun de vous deux veut prendre le même objet? »

Les mots partagent et médiatisent. Ils restituent à l’enfant un espace où il est sujet de son envie, de sa colère, de son amour. Il est essentiel que l’enfant qui a mordu réalise que le désaccord de l’adulte ne vise pas ses sentiments, mais cette façon-là de les exprimer.

Ce qu’il ne faut pas faire :

Dire à l’enfant qu’il est méchant,

Le mordre à son tour: la violence engendre la violence. Mordre l’enfant en retour est une solution à bannir. Du point de vue éducatif, ce serait absurde de pratiquer vous-même un acte que vous interdisez… l’enfant n’y retrouverait plus son latin. Quant à l’argument qui consiste à prétendre que cela lui permettrait de prendre conscience de la douleur qu’il occasionne chez l’autre, ce serait le mésestimer. Lorsqu’il voit son copain en larmes, il comprend vite qu’il ne lui a pas fait du bien !

Les journées perdues

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Lors d’une consultation, un client m’a apporté cette nouvelle.

Je ne fais précéder aucun commentaires afin de vous laisser l’espace de réflexion …

Les journées perdues
Quelques jours après avoir pris possession de sa somptueuse
villa, Ernst Kazirra, rentrant chez lui, aperçut de loin
un homme qui sortait, une caisse sur le dos, d’une porte
secondaire du mur d’enceinte, et chargeait la caisse sur un
cannon.
Il n’eut pas le temps de le rattraper avant son départ.
Alors, il le suivit en auto. Et le camion roula longtemps,
jusqu’à l’extrême périphérie de la ville, et s’arrêta au bord
d’un vallon.
Kazirra descendit de voiture et alla voir. L’inconnu
déchargea la caisse et, après quelques pas, la lança dans le
ravin, qui était plein de milliers et de milliers d’autres
caisses identiques.
Il s’approcha de l’homme et lui demanda: «Je t’ai vu
sortir cette caisse de mon parc. Qu’est-ce qu’il y avait
dedans? Et que sont toutes ces caisses? »
L’autre le regarda et sourit. «J’en ai encore d’autres sur
le camion, à jeter. Tu ne sais pas? Ce sont les journées.»
«Quelles journées ?»
«Tes journées. »
«Mes journées? »
«Tes journées perdues. Les journées que tu as perdues.
Tu les attendais, n’est-ce pas? Elles sont venues. Qu’en
as-tu fait? Regarde-les, intactes, encore pleines. Et maintenant
… » .
Kazirra regarda. Elles formaient un tas énorme. Il descendit
la pente et en ouvrit une.
À l’intérieur, il y avait une route d’automne, et au fond
Graziella, sa fiancée, qui s’en allait pour toujours. Et il ne
la rappelait même pas.
Il en ouvrit une autre. C’était une chambre d’hôpital, et
sur le lit son frère Josué, malade, qui l’attendait. Mais lui
était en voyage d’affaires.
Il en ouvrit une troisième. À la grille de la vieille mai-
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son misérable se tenait Duk, son mâtin fidèle qui l’attendait
depuis deux ans, réduit à la peau et aux os. Et il ne
songeait pas à revenir.
Il se sentit prendre par quelque chose qui le serrait à
l’entrée de l’estomac. Le manutentionnaire était debout au
bord du vallon, immobile comme un justicier.
«Monsieur! » cria Kazirra. «Écoutez-moi. Laissez-moi
emporter au moins ces trois journées. Je vous en supplie.
Au moins ces trois. Je suis riche. Je vous donnerai tout ce
que vous voulez. »
Le manutentionnaire eut un geste de la main droite,
comme pour indiquer un point inaccessible, comme pour
dire qu’il était trop tard et qu’il n’y avait plus rien à faire.
Puis il s’évanouit dans l’air, et au même instant disparut
aussi le gigantesque amas de caisses mystérieuses. Et
l’ombre de la nuit descendait.

Tirée de « Les nuits difficiles » de Dino BUZZATI

 

Liberté Charlie

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J’aime Jeanne Benameur depuis que j’ai découvert tout à fait par hasard, un de ses livres : Les demeurées. On m’avait dit « tu verras c’est une belle écriture »…

Par contre on ne m’avait pas dit à quel point ce tout petit texte est bouleversant.

On ne m’avait pas dit qu’il allait me prendre aux tripes.

C’est toute la littérature que j’aime. Une écriture faite de phrases courtes, ciselées qui tombent à pic.. Tout est juste, pas un mot de trop. Le genre d’ouvrage qui me conforte dans l’idée qu’encore beaucoup d’auteur peuvent surprendre et nous donner le goût de lire et d’écrire.

Elle y développe un sujet qui me tient à coeur et  l’actualité dramatique du moment m’y fait songer: la chance de vivre l’école, la liberté qu’elle nous donne dans l’acte de lire, de comprendre et de développer nos points de vue.

Dans l’acte d’écrire et la liberté  d’expression pour soi-même, pour les autres, traces indélébiles qui nous relient à la trace universelle, à l’époque des vitraux véritables « livres » où les fidèles ignorant l’écriture prenaient connaissance de l’histoire à travers les sculptures des cathédrales romanes. Sans passer par les mots, les messages, depuis la nuit des temps mènent directement à notre besoin d’expression…Signifiant que depuis la nuit des temps, l’homme a non seulement besoin de s’exprimer mais de laisser une trace de son passage, preuve de son existence tel qu’il la fait le jour de sa naissance dans ce cri primal qui a constitué sa première forme de langage ….

Par ce modeste billet, je veux témoigner mon soutien à tous les artistes, les journalistes, tous les créateurs qui manient le pinceau, le stylo dans leur folie créatrice qui fait vibrer nos vies !

Enfin, écrire ma tristesse face aux nombreux deuils que nous avons tous à faire avec les familles et leurs amis car nous sommes tous des Charlie !

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Jeanne Benameur, « une femme qui écrit » comme elle se définit elle-même. Elle était venue présenter  Les Demeurées, roman paru en 2000 chez Denoël et réédité dans la collection Folio poche.

Jeanne Benameur, quel sujet traite votre roman ?

Les Demeurées raconte l’histoire d’une mère, La Varienne et de sa fille Luce, au moment où cette dernière va, pour la première fois, entrer à l’école. Luce a l’âge d’apprendre à entrer dans l’alphabet Elle vit avec sa mère dans un petit village fermé sur lui-même et son école ne compte qu’une seule classe, une « classe unique ». La mère se nomme la Varienne parce qu’il fallait que ce soit assez long, mais je ne pouvais pas lui donner un prénom et un nom ; il fallait qu’elle s’appelle « LA » quelque chose. Et cette mère n’a pas le langage, elle est une demeurée ; c’est-à-dire qu’elle demeure en deçà du langage : elle forme, avec sa fille, une espèce de bulle, une espèce de fusion, un cailloux, une même concrétion. Et l’on perçoit très vite, à la lecture de ce roman, qu’entre la Varienne et Luce s’est établie une relation intense, même sans langage ou plutôt, surtout sans langage… Quand il n’y a pas de langage, la relation ne peut être que plus intense .

Quel rôle joue l’entrée à l’école ?

L’entrée à l’école est un déchirement. Quand vient l’heure du premier départ vers le monde extérieur, la mère baisse la tête et met ses mains dans son tablier bleu. Chacun de nous comprend l’angoisse qu’éprouvent certains tout petits qu’on accueille pour la première fois à l’école maternelle, ceux qui n’ont jamais été séparés de leur mère et qui redoutent que leur mère ne revienne jamais. Mais ici, tout s’inverse : cette mère, cette demeurée, ne connaît pas la séparation, elle ne sait pas compter les heures, elle ne sait pas anticiper le retour, et c’est elle qui a peur, peur que sa fille ne revienne jamais. Et pourtant, « Il a bien fallu, tout le monde l’a dit. L’école, c’est obligatoire. La Varienne a baissé la tête. Le jour de la première fois elle a lissé un froissement qu’elle seule voyait sur son tablier bleu foncé longuement elle n’a pas regardé Luce partir…La Varienne est une île, ce qu’elle vit est au delà de l’isolement , alors, quand sa petite fille part pour l’école, la Varienne se retrouve comme un manteau accroché à une patère, avec plus rien dedans, elle ne sait pas attendre…

À l’école, Luce rencontre Mademoiselle Solange, l’institutrice. Entre Solange et Luce les mots restent, les mots font empreinte, mais Luce veut rester ignorante, comme sa mère, pour mieux rester près d’elle, avec elle, comme elle. Au début, la maîtresse d’école ne voit pas ce qui se passe, ne sait même pas si elle apprend. Pourtant Luce apprend, en silence, en cachette, elle apprend à s’en rendre malade. Pourtant Luce entend, elle récite aussi, en silence, en cachette, dans sa tête. Les paroles de Mademoiselle Solange sont douces mais dangereuses. Il y a péril en la demeure : surtout ne rien donner à voir, ne rien donner en échange. Et elle écrit à coup de boucles et de traits, elle lie partie avec le monde… Écrire c’est accepter d’être au monde, accepter de laisser une trace dans ce lien ou il faut être, sachant qu’un jour on n’y vivra plus. Être au monde , c’est entrer avec le temps.

Mais la maîtresse d’école peut elle accepter de ne pas réussir ?

Elle ne l’accepte pas et elle part au combat. Elle a l’ardeur pédagogique, Mademoiselle Solange, elle ne peut pas supporter. Solange s’en est fait la promesse : elle se doit d’apprendre à lire et à écrire à Luce. Alors elle va rencontrer la Varienne chez elle, comme ça, sans prévenir. Quand personne, jamais, n’avait, avant elle, franchi le seuil de cette maison. Une intrusion sidérante, une de plus, physique celle-là. Apparemment, l’institutrice a gagné : Luce demeure à l’école, le savoir est obligatoire. Et Luce apprend, en silence, en cachette, elle apprend, elle apprend à s’en rendre malade : et elle tombe, malade.

Comment des élèves peuvent-ils tomber malades d’apprendre ?

Parce qu’il y a péril ! Il y a un péril immense à apprendre puisque, par principe, apprendre c’est accepter de rentrer dans l’inconnu et de dépasser, quelques fois, tellement de peurs vitales que ça peut rendre malade… Mais c’est très bien, ces peurs et ce péril, c’est très bien de les dépasser. Pour moi, ça fait partie du travail d’enseignement. Mais je voudrais juste revenir sur la « maladie » de Luce. En fait, Luce n’est pas malade, elle a la fièvre. Devant quelque chose qui se passe dans sa vie, sa seule façon de répondre c’est la fièvre. C’est ce corps qui s’arrête de bouger, qui doit être couché. Elle aura la fièvre d’apprendre, un jour, peut-être.

Les enseignants ne sont pas toujours conscients qu’apprendre peut rendre malade…

Mais les enseignants aussi se rendent malades, non ? Alors… La fièvre de Luce va d’ailleurs déranger Mademoiselle Solange jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus exercer son métier…

Et l’entrée dans l’écriture est arrachement… l’arrachement de Luce à sa mère…

Si on veut vraiment écrire c’est que l’on accepte de s’approcher d’une part obscure d’être et ça fait forcément peur… et envie, et peur et envie… On se trouve devant ces peurs et ces envies quand on veut faire écrire les autres… Mais cette expression :« Faire écrire », ne me plait pas du tout.

Que proposeriez-vous ? Faire entrer dans l’écriture ?

…Proposer d’ouvrir un espace pour que l’écriture puisse s’écrire. Qu’est ce qu’on peut faire d’autre ? On ne peut pas faire écrire quelqu’un, ce n’est pas possible.

Au fond, ce roman traite de la résistance des enfants qui ne veulent pas, ne peuvent pas, entrer dans le champ du savoir, dans le champ de cette médiation que représentent l’écriture et la lecture…

C’est vrai. Apprendre paraît aller de soi. En fait pas du tout ! Pour moi ça ne me paraît pas du tout aller de soi parce que ça veut dire quitter sa terre que l’on connaît, franchir un gouffre, un océan ou une petite rivière de rien du tout pour certains enfants qui ont des facilités. Mais c’est aller vers autre chose. Apprendre c’est forcément aller vers autre chose. Aller vers autre chose c’est accepter d’être transformé… Quand j’écris, je suis transformée, ça fait changer des choses dans ma vie. Je sens comment ça me met en mouvement… Mais l’accepter ce n’est pas forcément évident, il faut avoir une terre solide derrière soi.

Que pourriez-vous dire au père, à la mère, au professeur qui ont devant eux un enfant, un élève qui rechigne à sauter le pas ?

Juste ça… Prendre conscience qu’apprendre n’est pas une évidence et que l’on a besoin d’être bien assuré de la terre qu’on a sous les pieds pour pouvoir avancer. Il faut être bien enraciné et avoir devant soi un bon passeur. Ce qui me paraît important, c’est le travail du temps. On n’a pas tout de suite, comme ça, l’écho de toute l’énergie qu’on vient de donner. On a l’impression parfois que tout ce que l’on a fait n’a servi strictement à rien …et puis on se rend compte, des mois après, quelques fois des années après, quand on rencontre ceux qu’on appelle élèves, que quelque chose s’était passé mais sans jamais avoir été dit. Ça a cheminé intérieurement. C’est difficile, mais on peut l’apprendre.

Mais alors, ça peut vouloir dire…

Ça veut dire qu’on ne fabrique pas un élève, on l’accompagne ! On ne fabrique pas un enseignant non plus, on l’accompagne ! Ce que j’aime bien dans le mot enseignant c’est le « a n t » de la fin. Il signifie quelque chose qui est en train de se faire ; qui est toujours en train de se faire.

Puisque apprendre c’est dépasser ses propres peurs, enseigner, est-ce mettre les élèves en face de leurs peurs ?

Quand on enseigne, il y a au moins une chose que l’on peut savoir : c’est que la peur peut exister. Savoir que cet espace de la peur peut s’ouvrir devant un enfant, c’est déjà être prêt à accueillir cette peur. Pour cela, il faut sans doute avoir déjà accueilli sa propre peur. C’est un travail à faire. L’activité d’écriture, par exemple, pour un enseignant, le met devant sa propre peur. Quand il apprivoise cette peur, il a une façon d’être, dans la classe, différente. Les élèves le perçoivent et osent davantage entrer dans leur propre peur. Un(e) élève doit sentir que l’enseignant est un semblable. Cette notion est fondamentale. L’enseignant doit être un semblable Il n’y a pas d’histoire d’âge… L’enseignant peut avoir avancé davantage sur le chemin et accompagner l’élève. Dans le roman, Mademoiselle Solange est une jeune enseignante. Son ardeur pédagogique peut l’entraîner au-delà de ses propres limites. C’est pour cela qu connaître ses limites est important, quand on se retrouve en face des autres. C’est ce qui leur permet d’exister aussi. Si on n’a pas de limites, on prend toute la place… et alors que reste-t-il comme place à l’autre ? Il faut surtout que quelqu’un ne prenne pas tout l’espace, en face de nous pour que chacun puisse avoir la chance de faire un pas… L’intelligence a besoin d’espace pour se poser.

Propos recueillis et retranscrits par Sylvie Cèbe et Dominique Sénore

Autoriser son corps à entrer en contact avec son coeur et sa tête…. Un chemin de développement personnel qui ne soit pas uniquement basé sur la parole, mais prenne en compte le corps. C'est faire un travail approfondi et global : Alliance d'un travail corporel qui libère les empreintes du passé, et accompagnement psychologique qui permet d'acquérir d'autres façons d'être, porteuses de plus de bonheur.

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