Le marchand de sable va passer…

 

nounoursLes troubles du sommeil affectent un grand nombre de personnes. Au fil du temps, la fatigue, la nervosité, les troubles et symptômes s’installent.

Le corps est une machine parfaite avec un mode de fonctionnement diurne et nocturne. Les fonctions du jour diffèrent de celles de la nuit.

La nuit, le corps se répare. Si les cycles du sommeil sont perturbés, les fonctions nocturnes seront mal assumées… Ce qui explique les différents troubles : le corps parle….

Quelques séances de sophrologie peuvent venir à bout de ce problème.

J’accompagne actuellement une personne de 77 ans qui ne dormait plus depuis plusieurs années, elle a récupéré son sommeil en 3 séances…

Le sophrologue peut proposer deux approches différentes :

Une approche symptomatique : les séances porteront alors sur le traitement du symptôme avec une approche comportementale, sophronisation, visualisation positive de l’endormissement, repérage des rythmes et conseils d’hygiène.

Une approche existentielle avec des séances de relaxation dynamique avec oubli du symptôme. On ne parle plus sommeil. L’interaction corps-esprit sera favorisée (concentration sur un objet neutre, ancrage présent).

Les enjeux et les bénéfices de l’intervention du sophrologue porteront donc sur l’amélioration de la qualité de vie du quotidien en gérant mieux ses activités ce qui débouchera sur un vécu nettement plus positif, sur la restauration de la confiance de l’insomniaque dans sa capacité à dormir (relativisation du problème et amélioration de l’image de son sommeil) et sur l’amélioration de la qualité du sommeil et du réveil.

Pour mener à bien sa mission, le sophrologue dispose de différents outils :

La sophronisation : le client du sophrologue va vivre une séance de “lâcher-prise” qui vise à détendre, un à un, les muscles du corps. Il s’agit ici de renforcer la présence du corps dans la conscience tout en se libérant de toutes les tensions corporelles. Précisons qu’il ne s’agit pas de “visualiser” le corps mais bien de vivre les messages et les sensations qu’il nous adresse. Cette sophronisation, qui nous amène dans un état de conscience modifiée, juste au bord du sommeil, est donc fondamentale dans le traitement du trouble du sommeil. Les sensations musculaires encore vives stimulent le cerveau qui ne déclenche pas le sommeil. Le “lâcher-prise” permet de glisser plus aisément dans le sommeil. La détente de certaines régions de notre corps semble plus particulièrement favoriser l’endormissement : le front, les yeux, le décollement de la langue du palais (position naturelle en état de sommeil), le bassin et le périnée. S’ensuivra une sensation agréable de lourdeur du corps et une sensation thermique favorable à l’endormissement.

La respiration : c’est une fonction essentielle à la vie, autonome certes, mais que l’on peut réguler et contrôler. La respiration, trop souvent superficielle, irrégulière ou bloquée débouche le plus souvent sur un mal-être. Il est donc nécessaire de bien réapprendre à respirer d’une manière abdominale (ventrale) ce qui favorisera l’endormissement. On concentre alors son attention sur les deux temps de la respiration : l’inspiration qui remplit les poumons d’air et le corps d’une énergie nouvelle et l’expiration qui vide les poumons de tout ce dont nous n’avons plus besoin (sophro-déplacement du négatif : évacuation des choses et pensées négatives par la respiration).

Un accompagnement mental de la respiration pourra aussi favoriser l’endormissement. Par exemple, en formulant mentalement le mot “calme” à l’inspire et le mot “sommeil” à l’expire. On peut aussi imaginer à l’inspiration, l’apparition d’une lumière blanche qui s’intensifie et qui s’assombrit à l’expiration. On peut aussi pratiquer la “respiration modifiée” en changeant le rythme de la respiration : inspiration abdominale sur 5 temps, puis rétention de l’air dans les poumons pendant 10 temps pour ensuite expirer sur 5 temps. D’une manière générale, plus on ralentit son expiration, plus on favorise son endormissement !

La visualisation : le client, ayant effectué son lâcher-prise et son approche respiratoire, va se retrouver dans un état de conscience proche du sommeil. C’est ce que l’on appelle le niveau sophroliminal dans lequel l’esprit devient très créatif. Un lien entre le conscient et l’inconscient peut s’établir. Le sophrologue lui suggèrera de laisser venir sur son “écran mental” des images positives en imaginant tout simplement sa journée, son coucher et son réveil du lendemain dans les moindres détails. Cet exercice sera pratiqué dans la journée (à l’aide de l’enregistrement) afin que s’établisse un auto-conditionnement.

Bonne nuit :)

La sophrologie pourquoi « ça marche »…

Journée au jardin

L’imagerie médicale a permis de constater que le fait d’imaginer un mouvement produit sensiblement les mêmes effets au niveau du cortex (tissus externe des hémisphères cérébraux est une sorte « d’écorce » constituée de cellules nerveuses appelées neurones) que le fait d’effectuer le mouvement lui-même.

C’est pourquoi les sportifs utilisent la sophrologie et notamment la visualisation pour leur « entraînement mental », les musiciens pour les doigtés et les aviateurs notamment ceux qui font de la voltige…

La visualisation est cette faculté mentale que nous avons tous de nous représenter un objet, un son, une odeur, une situation, voire une émotion ou une sensation. Cette représentation  déclenche pratiquement  les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité.

SEPTIQUES ?

Faites ce petit test : Test du citron

Fermez les yeux, centrez vous sur votre respiration, inspir, expir (cinq fois calmement…) A présent visualiser un citron, bien jaune, bien brillant…Laisser bien l’image s’installer sur votre écran mental…Visualiser à présent que vous coupez le citron en quartiers…Vous prenez un quartier et vous le portez sous votre nez, vous sentez son odeur…Puis vous croquez à pleines dents dans le citron, le jus coule dans votre bouche…Que ressentez vous ?

Il est fort à parier que vos glandes salivaires se sont mises à fonctionner. Pourtant ce citron n’a existé que dans votre imagination…En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

En fait, le cerveau ne fait pas la différence entre une situation visualisée et une situation réelle. Cela veut dire que votre cerveau donne à votre imagination un pouvoir réel.

Diverses anectdotes circulent sur le phénomène :

La plus connue est certainement l’histoire de cet ouvrier accidentellement enfermé dans une chambre froide et écrivant, sur les murs de celle-ci, sa lente et glaciale agonie. Or, il s’est révélé que le frigo était débranché !

Persuadé au plus haut point qu’il avait été enfermé dans une chambre froide en fonctionnement, son corps tout entier en a manifesté les symptômes jusqu’à ce qu’il meurt.

Mais qu’en  dit la science ?

Les expériences menées en neurosciences ont démontré que les zones activées en visualisation sont les mêmes que les zones activées face au stimulus réel. Des études ont par ailleurs montré que le phénomène de visualisation stimule l’hémisphère droit du cerveau et envoie des messages nerveux du cortex au système nerveux autonome. Cela activerait les processus automatiques comme les battements du cœur, la digestion, la production d’hormones, la température du corps…

L’objectif de la visualisation?

Tromper le cerveau et lui apporter  une expérience nouvelle à laquelle il va croire.
Avec cette croyance, votre inconscient reproduira la physiologie que vous avez imaginez, votre intonation, votre débit de parole, votre posture… Méthode simple et progressive, la visualisation n’exige que quelques minutes par jour. Seules comptent la pratique et l’imagination.

Vous pouvez vous imaginer dans une nouvelle maison, ou bien avec un nouveau travail, ou vivant des relations harmonieuses, ou encore dans le calme et la sérénité, ou peut-être jouissant d’une meilleure mémoire et d’une grande faculté d’assimilation.

Si vos êtes porteur d’une maladie grave, la visualisation représente également un allié.
Quel que soit le plan sur lequel porte votre travail, vous obtiendrez des résultats… avec l’expérience, vous trouverez les images et les techniques particulières qui vous conviennent le mieux.

Bien sûr, rencontrer un sophrologue pour démarrer est tout de même le plus conseillé car quelques règles s’imposent.

Le prochain article portera sur l’intériorisation. Qu’a t-elle de différent de la visualisation et que peut-elle apporter de complémentaire à la visualisation.

Bonne semaine et à très bientôt !

STAGE D’ETE : 15 et 16 JUILLET 2015 – Reste 2 places


decoration-pour-enfants-porte-pranom-animorigolo-peint-a-6644531-img-0539-3d8ae-7cb63_236x236Pour toutes personnes :

– se sentant « bloquée », que cela soit dans une situation familiale ou professionnelle et ne sachant comment trouver une solution…

– ayant toujours eu envie de s’exprimer avec un art plastique sans jamais passer à l’acte, par peur « que ce soit moche », peur du regard des autres…

******

L’art met en mouvement nos pensées, nos sentiments et nos actes. Il est au service de la créativité, il nous permet la connexion tête, corps et coeur.

 

 

2 jours pour aborder la mise en œuvre d’une activité ou d’une production en sortant des sentiers battus.

C’est une invitation à utiliser d’autres voies, à analyser d’autres pistes pour imaginer d’autres possibles.

C’est proposer d’autres visions pour trouver des solutions originales et adaptées à un contexte donné

L’imagination et la créativité ne se décrètent pas. La créativité, c’est d’abord un état, une ouverture d’esprit qui s’apprend, se teste, s’expérimente, se transforme et se concrétise au quotidien :

La créativité vient à tout individu à différents niveaux :

SE FORMER/APPRENDRE

Elle se doit d’être présente dans la formation et l’apprentissage puis qu’il s’agit d’une façon d’aborder les événements.

EXPERIMENTER/JOUER

Tester, essayer, s’essayer à des choses nouvelles pour de nouvelles idées…

COLLABORER

A travers le partage, la rencontre, susciter la collaboration, l’élaboration de projet par la multiplicité des richesses

ENTREPRENDRE

Dans l’action et le mouvement donner de l’élan pour libérer la créativité qui pousse à entreprendre

EXPLORER/OSER

Les couleurs, les matières, remanier, détourner, attraper, saisir, être curieux en permanence…

 

 

 

 

Atelier LE MANDALA de l’ÊTRE : Sophrologie – Mandala et Haïku

photos zen 013SAMEDI 2 MAI DE 14 h à 18 h

A Ponthierry , A l’atelier

45 €

« Parce qu’au fond de notre cœur, nous savons tous que l’esprit humain est beaucoup plus que ce  » moi  » qui se sent menacé ou insatisfait en permanence.

Intuitivement, nous sentons que nous avons la capacité de nous reconnecter à la source de notre être et de nous sentir pleinement vivant. Essentielle et authentique, cette aspiration est le cœur véritable de la vie spirituelle de l’humanité. »

Cet atelier m’ est inspiré du livre de  Richard Moss « Le mandala de l’Être » : « Pour retrouver la sagesse de notre vrai moi, une aide à la découverte de notre identité totale – y compris dans ses aspects les plus obscurs. En effet, il est impossible de ressentir la plénitude en essayant d’éliminer une partie de notre expérience existentielle… »

Nous commencerons un mandala en nous posant quelques questions sur l’Histoire de notre Moi…

 

Prochain atelier de groupe

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Un nouvel atelier de groupe débutera lundi 4 mai prochain de 18 h à 19 h  

Lieu : Ponthierry

115, avenue de Fontainebleau

VOUS GARER SUR LE PARKING DU CENTRE DE SANTE QUI SE TROUVE JUSTE EN FACE DU CABINET DE SOPHROLOGIE

Participation aux 8 séances (jusqu’à fin juin, hormis lundi de Pentecôte) : 145 euros

Thématique : A la rencontre de Soi

Inscription dès maintenant, petit groupe de 3 , maximum 4

06 63 89 50 28

Un nouvel espace

Le Lundi 30 avril dernier, les premiers cours de sophrologie ont débuté dans mon nouvel espace, le voici ci-dessous.

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Une pièce est aménagée pour la rééducation de l’écriture des enfants et les ateliers que j’organise spécialement pour eux.

Une autre, avec fenêtre cathédrale, très lumineuse, est dédiée aux séances de sophrologie. Un lieu où l’énergie est propice au ressourcement.

Comme dans toutes situations de déménagement, je n’ai pas été épargnée par la fatigue, mais je dois dire qu’avec des séances de relaxation à haute dose chaque soir, j’ai très vite récupéré ma forme. Je prends le temps de m’approprier les lieux de cette nouvelle maison (elle est derrière le cabinet, avec un beau jardin arboré) et je vais me remettre en route pour écrire dans ce blog.

A très bientôt, en chair ou en lecture !

Catherine

 

Entre Terre et Ciel ©

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« Chacun sa route, chacun son chemin, la vie est une aventure il ne faut pas avoir peur…  » dit la célèbre chanson.

 

La peur freine nos pas. De quoi avons-nous peur ?

La plupart des personnes pensent sans cesse au passé ou à l’avenir ? De cette façon la vie n’est pas vécue pleinement. Pour réussir le futur il faut vivre le présent. Le vécu (en sophrologie LA VIVANCE) est ici et maintenant. Chaque instant vécu est comme un point de suspension, et la succession de ces points forment une ligne. De même la vie est une succession d’instants, une suite d’étapes qui sont autant d’ici et maintenant.

Comment faire ? Comment agir ? Comment doit être notre comportement ici et maintenant ? Comment chaque instant peut-il être vécu pleinement ?

Dans la totale présence, dans la plénitude de l’instant, l’ici et maintenant devient une éternité…

Le temps qui passe existe seulement par rapport à notre vision humaine : étant né, on grandit, on devient âgé et on doit mourir. De là vient la notion du temps qui s’écoule et la peur y prend sa source…

Alors, on accélère, on veut vivre deux vies en une, mais notre corps et notre esprit ne sont pas prévu pour vivre ainsi.

Que se passe t-il alors ? Le corps devient bavard et exprime avec ses maux toute sa souffrance. L’esprit cogite, les pensées tournent dans le mauvais sens et rien n’est plus clair. Il est temps de faire une pause sur ce chemin de la vitesse et des regrets.

Le chemin de la lenteur peut être un très bon compromis momentanément pour se recharger en force de vie… Avant de trouver son propre chemin, entre terre et ciel.

Dans le très bon livre de Carl Honoré « Eloge de la lenteur » , j’ai relevé, je cite « Mais au-delà de ce grand débat sur la productivité se pose la question sans doute la plus importante : Que faire de nos vies ? « .

Dans cette course contre la montre rien ne survit… Notre travail, notre santé, nos relations. Si pressés, les personnes ou les choses qui ralentissent représentent d’emblée, un ennemi à abattre !

Et si, le bon usage du temps présent pouvait rendre la vie plus riche et finalement plus productive ?  A méditer….

Entre Terre et Ciel © invite à vivre l’instant présent pour vivre pleinement sa vie. C’est dans le processus vivantiel de l’Être que la transformation progressive du corps et de l’esprit commencera le chemin du développement de Soi permettant d’aboutir à une autre dimension, un autre regard, en fait, au dévoilement de la conscience conduisant à la transformation de l’être.

Ce chemin propose 3 étapes : La découverte, la conquête et la transformation.

Ce processus, une fois commencé, évolue vers la découverte des structures de la conscience.

Catherine

 

Atelier Collage du 31 janvier dernier…

ATELIER COLLAGE 036

 

 

 

 

 

 

Samedi 10 heures, l’atelier s’éveille pour une journée Collage …

Après quelques hésitations, bien naturelles avant un atelier, les participantes découvrent leur carnet …

J’ai choisi des couleurs pétillantes pour la couverture des carnets, les petits pots, les crayons, les pinceaux sont prêts et frétillent sur la table. Chacune trouve sa place et quelque chose s’apaise déjà…

Je donne le premier thème  : Les yeux s’écarquillent, les bouches s’entrouvrent et je sens la pression remonter un peu…

Puis, l’envie dépasse la peur, je lance « ne réfléchissez pas, amusez-vous avec tout ce qui est là »….

Les mains plongent dans les cartons et nagent dans la matière. On farfouille, les choix se font et les sourires se dessinent sur les lèvres.

Une participante préfère aller dans la nature autour de la maison et fait son stock de feuilles rouges, jaunes, sans oublier l’humus …

La suite ?  Des heures de créativité au cours de laquelle l’énergie créatrice était à son maximum…

Une « lecture » de la production s’est faite ensuite pour chacune

Repues, nous nous sommes quittées, heureuses :)

Elles m’ont donné leur accord pour publier un peu dATELIER COLLAGE 030ATELIER COLLAGE 029ATELIER COLLAGE 027ATELIER COLLAGE 034ATELIER COLLAGE 025ATELIER COLLAGE 031e leur production.

 

A l’unanimité : A revivre :)

ATELIER COLLAGE 028ATELIER COLLAGE 026

Pourquoi un enfant mord ?

LES MORSURES CHEZ LE JEUNE ENFANT

En collectivité, nous sommes régulièrement confrontées au problème des enfants qui se mordent.

La morsure est un acte si subitement arrivé qu’il est souvent impossible à prévenir. C’est un geste banalet très courant chez les tout-petits.

Mais ce geste somme toute banal est ressenti par l’adulte comme agressif car il fait mal, ce qui entraine des réactions d’inquiétude.

Dès la naissance, la bouche et la région qui l’entoure sont pour le bébé la partie la plus importante du corps : c’est ce qui a été décrit comme la phase orale du développement du nourrisson. Par la bouche, le nouveau-né cherche le téton de la maman pour se nourrir et dans le même temps trouver du réconfort, se sentir en sécurité.
Introduire le mamelon dans la bouche et le téter est une grande source de plaisir et de bien-être pour le tout petit et ce désir de prolonger cette agréable sensation se poursuit même une fois l’estomac bien rempli.

En quelque sorte, le bébé « dévore sa mère ».

L’enfant croque sa mère pour essayer de garder un morceau d’elle à l’intérieur de lui-même…et combien de mères font semblant de manger leur bébé, provoquant alors des éclats de rire de l’enfant.

Ce comportement avec sa mère, l’enfant l’étend à d’autres objets: il mord tout ce qu’il aime, aussi bien un jouet que la main ou la joue d’un autre enfant. Il découvre l’effet de ses actes: que va-t-il se passer?

Tous ses actes sont pour lui une découverte, la recherche d’un plaisir de contact.

Très vite, le nourrisson apprend à se procurer ce plaisir par d’autres manières : indépendamment de la fonction de nourriture et de la personne, l’enfant peut sucer son pouce ou accepter la sucette qu’on lui propose.
Le stade oral :

Ce stade va de la naissance  à environ 1 an, durant cette période c’est la bouche qui est le centre principal de la stimulation et donc la tâche majeure du développement

sera le sevrage.

C’est la bouche qui durant cette période apporte le plus de satisfaction à l’enfant ne serait-ce parce

qu’elle permet de satisfaire au premier besoin qui est la nutrition. Peu à peu sucer mâchouiller, mordre, manger et embrasser permettent de réduire les tensions.

Si l’expression normale de ces comportements est entravée, alors une frustration peut s’instaurer.

Elle peut par la suite devenir une fixation à ce stade, laquelle aura des répercussions sur le

comportement de l’individu à l’âge adulte.

Le stade anal :

De un à trois ans c’est un moment ou l’enfant devient de plus en plus sensible à la région anale,

c’est également le moment où les parents mettent en place des habitudes de propretés.

Il y a donc pour Freud déplacement de la zone d’intérêt pour l’enfant de la zone orale à la zone anale.

Le stade phallique :

C’est certainement le stade, de 3 à 5 ans le plus connu puisque c’est la période où est censé se situer le complexe d’Oedipe. Dans la théorie freudienne, cette période tient une place particulière dans l’aspect identificatoire de la construction de la personnalité.

Le petit enfant s’identifie à la personne de même sexe que lui dans le couple parental. Le jeune enfant manifesterait donc une sorte d’attachement sexuel au parent de sexe opposé.

Lorsque les premières dents apparaissent, une nouvelle phase de développement de l’intelligence commence : les mouvements de la bouche pour sucer se transforment pour mordre.
Avec sa bouche, l’enfant non seulement mange mais pense. Le fait de mordre devient alors le plus grand amusement de l’enfant, un moyen pour lui d’exprimer son affection et ses désirs comme l’était auparavant celui de sucer (mais l’enfant n’est encore pas en mesure de comprendre la différence entre les morsures pour témoigner de l’affection et les morsures agressives de défense).
L’enfant peut alors utiliser la morsure pour attirer l’attention des autres sur lui, et s’il n’est pas encore capable de s’exprimer par des mots, le fait de mordre peut aussi être un moyen de communication.
Plus l’enfant grandit, plus la morsure est utilisée en cas de frustration, c’est-à-dire lorsque l’enfant ne peut communiquer naturellement.
Souvent les enfants qui mordent leurs frères ou sœurs ou leurs parents, le font par besoin d’affection, il s’agit d’une démonstration précoce de jalousie et d’un besoin d’être regardé, reconnu et aimé.
Ce qui ne signifie par pour autant que ces enfants ne sont pas aimés mais simplement qu’ils ont des besoins supérieurs à d’autres.

En grandissant, certains enfants vont se servir de leur bouche pour s’imposer se positionner en tant que « leader ».

Mordre n’est souvent qu’une étape avant l’acquisition du langage.
A savoir…., un enfant sur cinq est un jour passé par cette période ! Souvent, le geste remplace la parole… faute de mots, l’enfant a recours à la morsure. En général, cette période durant laquelle bébé mord est passagère, et ce, notamment, dès que votre enfant est plus à l’aise dans son langage et sa motricité.

La morsure, décharge brutale de tension

La morsure reste un acte impulsif que l’enfant ne peut contrôler, ni maîtriser.

Il correspond souvent à une décharge brutale d’une tension, d’un malaise intérieur, d’une frustration qui submerge l’enfant et qu’il ne sait pas encore exprimer par des mots.

C’est pourquoi, si l’enfant agressé a besoin d’être consolé, l’enfant agresseur a aussi besoin de trouver du réconfort et de la compréhension de la part de l’adulte.

L’enfant ne sait pas comment exprimer autrement son malaise, ne voit pas d’autres façons de résoudre un problème qui l’obsède et pour lequel il ne saisit pas la nature.

L’enfant a le droit d’exprimer sa colère, son malaise, mais il n’a pas le droit de faire mal, ni à un autre, ni à lui-même.

L’adulte doit être là pour signifier à l’enfant qu’il a le droit d’être en colère, de se sentir malheureux, de ne pas supporter certaines situations, mais il n’a pas le droit de faire mal aux autres.

L’adulte doit signifier à l’enfant qu’il est là pour l’aider à comprendre ce qui le perturbe, à atténuer son malaise intérieur et à rechercher d’autres moyens d’exprimer sa souffrance et sa violence qu’en agressant un autre enfant. On peut essayer d’en parler et c’est à l’adulte de mettre des mots sur ce qu’il peut comprendre de la difficulté de la frustration de l’enfant. Les activités seront ainsi orientées afin de leur permettre d’élaborer des situations qu’ils ont vécues et de mettre en scène des conflits ou des angoisses que certaines d’entre elles provoquent en eux.

Si un enfant mord tous azimuts, c’est qu’il n’arrive pas à s’exprimer et à se faire comprendre, cela l’angoisse, il devient agressif… Cette attitude s’accompagne parfois d’autres difficultés en matière de motricité, de propreté, d’accès au langage.

Il peut arriver aussi que la séparation au moment du sevrage ait mal été négociée. Il est possible également que des ruptures aient eu lieu dans son entourage et qu’elles l’aient perturbé. Il faut rechercher les causes possibles d’angoisse :

La morsure est un phénomène transitoire qui a tendance à disparaître, notamment dès que l’enfant a acquis une meilleure maitrise du langage.

Mordeurs fréquents : mettre des mots sur les maux

Comment réagir face à un bébé qui mord ?

Intervenir systématiquement et sans hésitation! Quelle que soit la raison, rien ne justifie un tel comportement! Vous avez déjà interdit ce comportement, mais il revient au galop? Répétez!

Consoler tout d’abord l’enfant mordu,

Expliquer à l’enfant que mordre fait mal (« Tu vois, on voit la marque de tes dents, ça fait mal, ton copain pleure »)

Dire à l’enfant  que vous désapprouvez son geste (et pas lui…): « Je ne veux pas que tu mordes», lui dire qu’il peut ne pas être d’accord mais qu’il peut demander ou dire « Non » plutôt que de mordre,

Rappeler à votre enfant qu’il n’a pas le droit de mordre, et trouver des idées afin de l’aider à exprimer ses colères et mécontentements.

Si l’enfant a acquis le langage, enseignez à l’enfant à reconnaître ses émotions en lui donnant les mots dont il a besoin pour verbaliser sa colère, sa frustration ou son désir de pouvoir ou d’attention. Peut-être apprendra-t-il à user des mots plutôt que de ses dents!

Ne pas le punir, cela ne l’empêcherait pas de recommencer, au contraire. Mieux vaut profiter de l’occasion pour livrer à l’enfant les clés de la vie en collectivité à un moment où il va entamer sa phase de socialisation.  Pourquoi ne pas lui dire, par exemple : « Tu peux jouer avec d’autres à condition de ne pas mordre. Quand on grandit, on ne mord plus. Et si tu n’es pas content ou si tu as besoin de quelque chose, demande-le ! Lui rappeler qu’il ne doit pas faire de mal aux autres.

La réparation de la faute

Les adultes ont souvent besoin de susciter une réparation à la suite d’un comportement agressif: « va lui faire un bisou maintenant… ». C’est vouloir nier, annuler ces sentiments de colère, de violence que l’enfant ressent en lui.

Chercher à comprendre ce que nous signifie l’enfant.

« – On dirait que chacun de vous deux veut prendre le même objet? »

Les mots partagent et médiatisent. Ils restituent à l’enfant un espace où il est sujet de son envie, de sa colère, de son amour. Il est essentiel que l’enfant qui a mordu réalise que le désaccord de l’adulte ne vise pas ses sentiments, mais cette façon-là de les exprimer.

Ce qu’il ne faut pas faire :

Dire à l’enfant qu’il est méchant,

Le mordre à son tour: la violence engendre la violence. Mordre l’enfant en retour est une solution à bannir. Du point de vue éducatif, ce serait absurde de pratiquer vous-même un acte que vous interdisez… l’enfant n’y retrouverait plus son latin. Quant à l’argument qui consiste à prétendre que cela lui permettrait de prendre conscience de la douleur qu’il occasionne chez l’autre, ce serait le mésestimer. Lorsqu’il voit son copain en larmes, il comprend vite qu’il ne lui a pas fait du bien !

Les journées perdues

POUR BLOG 028

 

 

 

 

 

Lors d’une consultation, un client m’a apporté cette nouvelle.

Je ne fais précéder aucun commentaires afin de vous laisser l’espace de réflexion …

Les journées perdues
Quelques jours après avoir pris possession de sa somptueuse
villa, Ernst Kazirra, rentrant chez lui, aperçut de loin
un homme qui sortait, une caisse sur le dos, d’une porte
secondaire du mur d’enceinte, et chargeait la caisse sur un
cannon.
Il n’eut pas le temps de le rattraper avant son départ.
Alors, il le suivit en auto. Et le camion roula longtemps,
jusqu’à l’extrême périphérie de la ville, et s’arrêta au bord
d’un vallon.
Kazirra descendit de voiture et alla voir. L’inconnu
déchargea la caisse et, après quelques pas, la lança dans le
ravin, qui était plein de milliers et de milliers d’autres
caisses identiques.
Il s’approcha de l’homme et lui demanda: «Je t’ai vu
sortir cette caisse de mon parc. Qu’est-ce qu’il y avait
dedans? Et que sont toutes ces caisses? »
L’autre le regarda et sourit. «J’en ai encore d’autres sur
le camion, à jeter. Tu ne sais pas? Ce sont les journées.»
«Quelles journées ?»
«Tes journées. »
«Mes journées? »
«Tes journées perdues. Les journées que tu as perdues.
Tu les attendais, n’est-ce pas? Elles sont venues. Qu’en
as-tu fait? Regarde-les, intactes, encore pleines. Et maintenant
… » .
Kazirra regarda. Elles formaient un tas énorme. Il descendit
la pente et en ouvrit une.
À l’intérieur, il y avait une route d’automne, et au fond
Graziella, sa fiancée, qui s’en allait pour toujours. Et il ne
la rappelait même pas.
Il en ouvrit une autre. C’était une chambre d’hôpital, et
sur le lit son frère Josué, malade, qui l’attendait. Mais lui
était en voyage d’affaires.
Il en ouvrit une troisième. À la grille de la vieille mai-
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son misérable se tenait Duk, son mâtin fidèle qui l’attendait
depuis deux ans, réduit à la peau et aux os. Et il ne
songeait pas à revenir.
Il se sentit prendre par quelque chose qui le serrait à
l’entrée de l’estomac. Le manutentionnaire était debout au
bord du vallon, immobile comme un justicier.
«Monsieur! » cria Kazirra. «Écoutez-moi. Laissez-moi
emporter au moins ces trois journées. Je vous en supplie.
Au moins ces trois. Je suis riche. Je vous donnerai tout ce
que vous voulez. »
Le manutentionnaire eut un geste de la main droite,
comme pour indiquer un point inaccessible, comme pour
dire qu’il était trop tard et qu’il n’y avait plus rien à faire.
Puis il s’évanouit dans l’air, et au même instant disparut
aussi le gigantesque amas de caisses mystérieuses. Et
l’ombre de la nuit descendait.

Tirée de « Les nuits difficiles » de Dino BUZZATI

 

Autoriser sa tête à rencontrer son corps et son coeur…

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