Vivre dans la joie

Certains d’entre-vous savent que la vie m’a joué un mauvais tour l’an dernier puisque j’ai perdu un être très cher à mon coeur. Je suis passée par toutes les émotions associées à ce drame… Mon deuil se poursuit mais me  voici régénérée, trouvant la cohérence nécessaire pour publier sur mon blog.

Une question se posait constamment à moi : Comment vais-je retrouver retrouver ma joie, cette émotion qui m’a toujours habitée et qui avait été anéantie par ce tsunami de tristesse ? Le chemin est possible et je veux en témoigner. Voici aujourd’hui un billet qui n’a que pour prétention celle de faire réfléchir et jouer….un peu 🙂

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Notre égo, dont nous avons besoin pour fonctionner, répond de manière binaire aux sollicitations extérieures :

Il dit : ceci est bon pour moi, cela ne l’est pas. Il aime, ou il n’aime pas, il veut, ou ne veux pas, il accepte ou il refuse…Considérez le comme « un filtre ». Il filtre ce qui est soi-disant bon ou pas pour nous, ou disons plutôt, ce qui est bon ou pas pour lui.

Ce filtre automatique se construit tout au long de notre vie et particulièrement entre 0 et 7 ans. C’est pendant cette période que la personnalité (égo) se forge.

Aimer la vie, et bien la vivre, consiste en effet à se forger cette identité, MAIS, pour poursuivre notre évolution dans le bon sens, nous serons amené à la « lâcher », pour sortir de cette identification de soi-même et nous révéler pleinement.

La personnalité n’est qu’une étape !

C’est ici que commence le travail sur soi.

Vous apprenez à faire du vélo avec des petites roulettes parce que vous en avez besoin, puis, un jour, vous devez abandonner ces roulettes pour apprendre « l’équilibre » et ainsi devenir cycliste.

Vous devez donc lâcher votre « personnage égotique » pour aller à la rencontre de votre « être » et vivre votre vie.

  • Comment prendre conscience de son « ÉGO » et de son « ÊTRE »

C’est ainsi que la vie nous propose de grandir, en nous retirant nos petites roulettes auxquelles nous sommes souvent très attachés. Ces roulettes s’appellent : zone de confort, certitude sur la vie car elle nous rassure, croyances limitantes…

Certaines personnes, devant tant de « risques », préfèrent en rester là. Elles prétendent se connaître, ce qui est vrai d’un certain point de vue, elles connaissent leur personnage égotique, mais elles ne connaissent pas encore leur « être ».

Ainsi, pour savoir ce que nous voulons vraiment, et non pas le simple désir intellectuel de notre personnage ou de notre égo, la vie nous montre ce chemin en nous guidant au travers des expériences qu’elle nous propose.

Mon premier thérapeute me disait : « Catherine, faites confiance en l’univers ! ». Je trouve cette phrase tellement juste aujourd’hui.
Encore d'autres images 025

Sans nécessairement vous en rendre compte, c’est l’application de cette croyance qui est la source de toutes vos réussites.

« Vous avez d’abord eu une idée, sans savoir ce que cela pourrait donner. Vous en avez parlé, vous l’avez testée, vous vous y êtes engagé, vous y avez cru, vous avez eu confiance en votre projet, vous avez fait preuve de lâcher-prise face à un avenir incertain, le projet à « pris », et le voilà lancé ».

Constatez seulement que pour en arriver à cette réalisation, vous avez fait confiance à la vie, à l’univers, à vous-même. Vous ne connaissiez pas l’issue de cette simple idée, mais vous y êtes allé quand-même !

Vous n’avez pas « filtré » votre idée de départ, vous ne l’avez pas mise de côté, vous avez dit oui !

Ainsi, et contrairement à ces croyance du « tout ou rien », de « l’attraction ou de la répulsion », du « j’aime ou j’aime pas », voici une liste de croyances constructives sur la vie et nécessaires à une plus grande joie de vivre :

  • Tout évènement à une raison d’être, particulièrement si il me touche ou me bouscule. C’est une opportunité de prendre conscience de certaines choses.
  • La vie m’apporte tout ce dont j’ai besoin « pour prendre conscience » du chemin de mon être. Pour grandir, pour me diriger.
  • La vie n’a de sens que celui de mon éveil, de mon bonheur et de ma réalisation.
  • Je lui fais donc confiance car même si je ne comprends pas toujours ses messages, je sais qu’elle me permet de me rapprocher de moi-même.

Pour être heureux dans notre vie, nous avons besoin de croire en celle-ci.

  • Vous avez besoin de lui faire confiance même si vous ne comprenez pas ce qui vous arrive.
  • Vous avez besoin de cette croyance ressource que « tout ce qui vous arrive est tout simplement bon pour vous », tout simplement parce que cela vous arrive

Comment faire confiance en la vie ou en l’univers en étant sûr de ne pas se tromper !?

La grande question alors c’est peut-être comment faire confiance en la vie ou en l’univers en étant sûr de ne pas se tromper !?

Comment faire confiance à quelque chose de si peu matériel ?!

J’ai l’impression que cette réponse vient progressivement au fur et à mesure des expérimentations. Petit à petit, en constatant les résultats bénéfiques de cette vision du monde sur notre bonheur, il devient difficile de ne pas y croire.

Essayez, et vous verrez : Suivez le flux, écoutez-vous, faites confiance à votre intuition, soyez présent avec une croyance influente :

Je sais que la vie est bienveillante et je sais qu’elle pourvoira à mes besoins profonds, c’est-à-dire aux besoins de mon Être.

II. Reprendre le contrôle sur soi-même

Nous sommes doué d’un pouvoir immense que nous ignorons souvent. Ce pouvoir c’est de décider de la façon dont nous nous sentons, et ce, quand nous le voulons ! Là est notre véritable pouvoir.

Dans l’inconscient collectif, c’est la vie qui décide à notre place de notre bonheur, nous subissons « les aléas de la vie » !

Et c’est vrai, nous ne décidons pas de certains aléas, en revanche, nous décidons de notre manière d’y répondre, d’y faire face, et donc de notre bonheur. Les aléas et le bonheur sont deux choses bien distinctes !

Sachez que « subir » (sur le plan émotionnel) est un choix, tout comme celui de « choisir », et ce choix nous appartient.

Cette conscientisation est FONDAMENTALE !

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Bien sûr, ce sera toujours plus facile de reporter la faute sur autre chose, sur la vie ou sur quelqu’un, mais ce n’est pas la vérité ! Le bonheur ne se trouve pas « à l’extérieur » mais bien « en vous ».

Nous ne pouvons pas attendre de la vie qu’elle nous rende heureux.

  • SON rôle, c’est de nous aider à grandir et à nous réaliser.
  • NOTRE rôle, c’est d’être capable de choisir notre état de bonheur quelque soit les situations, mieux encore, de créer des situations grâce à cet état émotionnel !

C’est un travail de conscience, d’éveil, de responsabilisation ayant pour but de retrouver notre pouvoir créateur et de vivre une vie la plus épanouissante possible.

À ce moment-là, la vie est particulièrement belle, même si ce que nous vivons est parfois difficile, car nous savons, au fond, que nous grandissons !

Vous savez que vous grandissez, vous le sentez, et ça, c’est exaltant et merveilleux !

Lorsque nous sommes dépendant de quelque chose et que notre bonheur y puise son unique ressource, vient inévitablement le moment où cet appui disparaît. Nous vivons alors de la souffrance causée par la perte de ce qui nous rendait heureux.

Nous avons besoin de ces expériences douloureuses pour comprendre que notre bonheur n’est nulle part ailleurs qu’en nous-même. Et tant que nous entretiendrons cette illusion que le bonheur est ailleurs, nous souffrirons des éléments extérieurs.

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Vous comprenez à présent que cet appui représente les petites roulettes de votre vélo d’enfant et que votre épanouissement nécessitera de les retirer pour vous rendre plus autonome et plus heureux(se).

Alors oui on tombe, oui ça fait mal parfois, mais personne n’a jamais remis de petite roulette une fois avoir appris l’équilibre.

Plus vous serez autonome, dans le sens capable de créer en vous un état choisi et moins vous serez dépendant de l’extérieur.

De la même manière, cela ne signifie pas que vous n’aurez plus besoin de personne. Il y a seulement une différence entre « avoir besoin de » et « être dépendre de ».

Vous avez eu besoin des petites roulettes de votre vélo, vous n’êtes pas dépendant de vos petites roulettes à présent.

Votre pouvoir, c’est de décider de votre « état de bonheur » en vous, et ce, quelque soit ce qui se passe dehors.

En tant qu’humain, vous avez conscience de la tempête (les évènements), mais vous êtes au calme dans vos profondeurs. Les émotions circulent en vous, vous en avez conscience, vous êtes capable de percevoir la houle des émotions de tristesse ou de peur, vous ne les niez pas, ET vous êtes également en relation avec vos profondeurs immuables de paix, de stabilité, de joie, de sérénité, d’apaisement, de cofinance…

Vous êtes cet observateur, témoin de ce qui se passe en vous.

De ce point de vue, l’environnement est une information. Vous bénéficiez de cette info mais vous décidez de porter votre attention et de choisir les émotions qui vous sont bénéfiques.

Vous ne niez rien, bien au contraire. Vous êtes conscient(te) et responsable de votre état interne. Vous avez le « pouvoir » de votre bonheur.

Choisir son état interne c’est :

  • Ne plus attendre de qui que ce soit ou de quoi que ce soit pour ressentir votre bonheur.
  • Refuser que ce soit l’environnement qui décide de comment vous vous sentez
  • Attirer à soi d’autres fréquences similaires à la vôtre.
  • Retrouver son pouvoir
  • Observer, et constater ce qui se passe, sans nécessairement « subir » ce qui se passe.

Notre véritable pouvoir c’est donc d’être capable d’observer notre état interne, de choisir celui-ci et de créer à partir de celui-ci.

Vous serez bien plus heureux(se) –la joie de vivre- si vous concevez et acceptez que nos émotions sont changeantes d’instant en instant.

Se sentir moins bien est normal, utilisez à ce moment-là votre libre arbitre (votre pouvoir) et portez également votre attention sur votre état interne de joie, de paix, d’amour, d’enthousiasme, de confiance, de sérénité, de satisfaction, de contentement, de plénitude, d’apaisement…etc…

III. L’acceptation et le lâcher prise

Nous en avons parlé au début de cet article, il nous faut apprendre à dire OUI à la vie et cesser de résister contre elle pour ne plus souffrir.

Accepter ce qui est inéluctable. C’est-à-dire accepter ce qui est « présent » car le moment présent est inévitable. Accepter, c’est déjà moins souffrir.          cropped-dsc00574.jpg

Certaines choses sont suffisamment dures par nature, inutile d’y rajouter une difficulté supplémentaire en y résistant.

Voilà pourquoi la vie est une belle expérience dès lors que nous la comprenons et acceptons ces règles. Voyons à présent comment y jouer.

IV. Prendre la vie comme un jeu, et jouer !

Enfin, et pour finir cet article sur la joie de vivre, je vous propose de jouer !

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Jouer ne veut pas dire ne pas être sérieux ou irresponsable, bien au contraire. Jouer c’est avant tout « mettre de la conscience » sur la vie en « testant », en SE testant, en sortant de ses habitudes, en osant dire et penser autrement…

Jouer c’est mettre en application ce que l’on vient de se dire plus haut : Essayer d’autres croyances, devenir responsable de son bonheur, lâcher prise.., et regarder ce qui se passe…

Vous en conviendrez, c’est très sérieux et très responsable.

Jouer c’est aussi cesser de refuser de vivre ce que vous n’aviez pas prévu. Accepter l’imprévu ! Être plus souple, c’est s’autoriser à changer d’avis également, c’est aussi cesser le jugement, c’est ce préoccuper un peu moins de ce que les gens pourraient dire, c’est avoir le droit de se tromper.., bref, c’est être humain et donc imparfait.

Jouez avec la vie c’est lui poser des questions :

Vous avez une idée ou une envie ? Vous lancez une petite action dans ce sens et vous observez comment la vie y répond. Vous ne vous « mouillez » pas, vous lancez juste un caillou dans l’eau et vous vous contentez de compter le nombre de ricochet.

Le premier indicateur pour savoir si vous continuez cette session de jeu se trouve en vous :

  • Vous sentez-vous à l’aise avec cette action ?
  • Avez-vous envie de la reproduire ?

En voici d’autre également :

  • Même si cette action est éprouvante, vous stimule-t-elle ?
  • Avez-vous de nouvelles idées et/ou envie après avoir posé cette première action ?
  • Etes-vous naturellement convainquant(te) quand vous communiquez sur cette action ou les suivantes ?

Suivez le flux ! Photo par peupleloup

Si les choses sont fluides pour vous, si vous vous sentez bien, si vous obtenez des retours positifs, alors vous continuez. Petit à petit il se peut que votre projet initial donne naissance à votre « projet de vie » dans lequel vous êtes une personne épanouie.

Si rien n’est simple, si tout est contrainte, si aucun résultat positif de votre point de vue n’en ressort : alors lancez un autre caillou.

Très rapidement vous serez de plus en plus à l’aise avec le « lancé de caillou », vous deviendrez alors un « créateur d’opportunité ».

Amusez-vous, vous ne risquez rien, la vie est bienveillante, elle vous montrera le bon chemin.

Ne « faites » pas uniquement pour le plaisir de « faire ».

Il n’est pas question ici d’instabilité mais bien de jouer de manière organisée et consciente avec une intention claire.

  • Votre intention est de demander à la vie un « feedback » : Est-ce par là ou pas ?
  • Votre intention est de progresser
  • Votre intention est de vous trouver
  • Votre intention est « d’être »

…Là est votre intention.!

Partez du postulat que vous ne connaissez pas les deux bouts de votre vie et que, de ce principe, vous ne savez pas encore de quoi sera fait votre épanouissement de demain.

Et si vous ne savez pas, il faut le demander. Et à qui ? Et bien à la vie elle-même !! Elle est la mieux placée pour vous répondre.

Comment s’y prend-on pour communiquer avec la vie ? : On essaie !

  • « Jouer à osez » mettre en place ce qui vous tient à cœur.
  • « Jouer à oser » devenir heureux,
  • « jouez à oser » faire ce pour quoi vous êtes fait !

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Après, c’est un peu binaire, ça marche ou ça ne marche pas. Mais parfois, ce n’est pas parce que ça ne marche pas immédiatement que ce n’est pas le bon projet pour autant : « Le moment » n’est parfois tout simplement pas le bon.

Mais là encore, vous le saurez au fond de vous et vous bénéficierez de nombreux feedback émotionnels et évènementiels qui vous permettront de vous diriger.

Poser une question à une personne, exécuter une action, prendre une décision… peut importe.. : Faites un « jeu » ne sais quoi, dans une intention de croissance.

Un des secrets pour bien essayer, c’est de ne pas avoir d’attente. Essayez pour le plaisir de découvrir, essayez pour savoir ou cela vous mène, bref, jouez et clarifiez vos INTENTIONS ci-dessus.

Parfois, le fait de demander de manière trop sérieuse ou trop grave provoque de la gêne ou de la honte. C’est le regard des autres, c’est la peur de se tromper, c’est le risque d’échouer…

Alors pensez à la série « Le Mentaliste » et faites comme « Patrick Jane » qui passe son temps à jouer avec son entourage.

  • Très souvent il à tort
  • Très souvent, il se trompe
  • Très souvent il dit n’importe quoi !
  • ET systématiquement, derrière ses apparences sereines, il n’a aucune idée de comment vont se résoudre ses affaires !

Pourtant, il est écouté, respecté et considéré comme une pièce maitresse de la résolution des énigmes de ses enquêtes.

Pourquoi ? Parce qu’il lance des cailloux ! Et sa force, c’est qu’il ne se prend pas au sérieux. Il joue, il demande, et la vie lui apporte le reste.

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Le Carnet du Corps

belles images et chapeau de madame rose 097A notre insu, notre corps s’exprime. Il dit nos peurs, nos angoisses, nos désirs, notre Histoire , la vraie. Derrière un corps social exposé, vit et sévit un être intime qui souffre de pas être entendu ou est heureux de l’être …

Il en est ainsi de cet enfant qui pleure sans larmes ; de cet autre à califourchon sur le dos de sa mère étendue sur la plage, dessine des mots tactiles, à la recherche d’une communication, de lui-même. Encore celui-là, laissant rire ses yeux du plaisir du bout de sa langue léchant sa glace au chocolat…

Le corps « bavard », c’est aussi celui de cette femme à la vie sociale, professionnelle, familiale épanouie, qui panique dès qu’elle doit se déplacer ; ou encore ce responsable d’entreprise aux comportements inattendus, disproportionnés, qui derrière son air assuré révèle une autre peau psychique cette fois, qui se craquelle comme si elle ne pouvait plus contenir son propriétaire…Encore, celle-ci, arc-boutant son corps sur la plage, offrant son visage au soleil tant attendu (A tendu ?) – La lettre A traduit le commencement… (peut faire l’objet d’un Autre Article, me demander :))

Tous, nous partageons en notre chair des éprouvés (sensations, sentiments…) qui nous font toucher parfois à des questions fortes, intenses sur ce que nous vivons, comment nous le vivons, pourquoi nous le vivons ainsi.

A la naissance, on date le jour de l’arrivée d’un enfant et on pourra lui fêter son anniversaire, son prénom ;  désormais les deux lui seront fêtés en tant qu’événement !

Mais comment dater son commencement ? Les enfants posent souvent ces questions : « Avant d’être une graine j’étais quoi ? » traduction : La page d’avant de mon histoire, quand je n’étais pas incarné, elle est où ? :-/

S’ensuivent les questions de la vie : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Quelle est ma place ?  D’autres s’accrochent : Pourquoi cette vie plutôt qu’une autre ? Suis-je aimé ?

Ces interrogations, légitimes, surgissent en introduisant le doute du bien-fondé de la vie de la personne.Pourquoi elle ?

En devenant corps, le désir à amarré son histoire, créant l’enfant. Cette mission accomplie, canalisée dans l’inconscient, il reste agissant dans sa chair. Et ce corps qui grandit, évolue enivré de ses expériences sensorielles, peut s’exprimer. Ainsi relié, le corps sensoriel, tel un magicien, transforme ce qu’il éprouve en images, en émotions, en pensées, dans une spectaculaire métamorphose qui le fait corps psychique.

Tant qu’il n’a pas la parole, il attend son heure en parlant la langue du corps (gestes, mimiques, tics..) devenant un corps symbolique, celui qui, plus tard, énoncera des mots de chair « Les bras m’en tombent », « je ne peux pas le sentir », « j’ai mal au coeur », « je l’ai dans la peau »…Ces métaphores d’images vécues ont précédé la conscience et alimenté l’inconscient. Naît un dictionnaire « charnel » auquel le cors ne cessera de se référer, avide d’écrire le récit de sa vie.

Le corps bavard devient un veilleur de vie, un éveilleur d’histoire, un narrateur incontesté de la vie de la personne. Pris dans l’inconscient, il est présent, fidèle, indestructible, authentique porteur de nos expériences qui nous permettent de devenir.

Peut-être pourriez-vous voir le nouvel atelier que je viens de mettre en place :

Le carnet du Corps.

Catherine

 

Ecrire pour mettre en mots …

Pourquoi écrire ?

Pour mettre en mots, écouter, voyager, créer, découvrir…

La confrontation à un mal être éveille chez un certain nombre d’entre-nous le désir d’écrire. L’abondance des publications, des essais, des témoignages, l’atteste. Qu’il s’agisse d’un besoin d’évasion ou d’exploration de ses propres capacités créatrices inexplorées, du désir de faire une expérience qu’on ne s’est jamais autorisée, ou du sentiment que se joue dans l’écriture quelque chose d’essentiel pour la vie ; écrire relève toujours d’une aventure et d’une confrontation à l’inconnu que chacun porte en soi …

L’accompagnement que je propose

L’atelier d’écriture ressemble à l’atelier du peintre et du sculpteur rassemblés, sans oublier le musicien : les mots y sont couleurs susceptibles de mille assemblages convenus ou inédits, le texte pâte à modeler ou terre à cuire à laquelle chacun imprime sa forme, sans oublier les sons et les rythmes qui animent l’ensemble.
L’atelier d’écriture est fait pour retrouver, à plusieurs, le plaisir de jouer avec ces mots qui chantent ou blessent et toujours résistent, ne disant jamais exactement ce qu’on veut leur faire dire et disant aussi, toujours, autre chose d’inattendu, d’inaudible ou, littéralement, d’inouï.

Cet atelier consiste à ouvrir un nouvel espace de jeu à plusieurs avec le langage, un espace pour un jeu d’échos et d’échanges, de ratures et d’inscriptions, un espace vécu souvent comme inaccessible ou interdit par ceux qui, « ayant toujours voulu écrire », ne s’y sont jamais autorisés. Qu’est-ce que « vouloir écrire » ? Comment s’approprier ou se réapproprier le langage écrit ? Pour quoi faire ? quoi dire ? comment ?

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LA RENCONTRE AVEC L’INCONNU

Ce que dit bien la fameuse « angoisse de la page blanche », c’est qu’écrire met toujours face à l’inconnu. Un inconnu qui a – au moins – deux visages ou deux faces. L’inconnu en soi, mais aussi l’inconnu du langage. Avec cet inconnu-là, l’enfant n’a pas peur de jouer, pour se l’approprier… Pourquoi l’adulte est-il souvent saisi d’angoisse à l’idée d’écrire ?
Animé par moi-même,  l’atelier d’écriture permet d’explorer à la fois seul et à plusieurs les chemins buissonniers qui permettront d’approcher un jour, sans en être trop effrayé – ou en supportant la frayeur – ce « noyau de nuit » tapi dans la langue même et que tout poète, à sa façon, s’acharne à mettre au jour ou fracasser, pour reprendre l’expression d’André Breton.

Écrire, c’est s’incarner. Devenir ce que l’on est tout en se surprenant soi-même. Apprivoiser mais aussi explorer les mots, leurs liens, en créer de nouveaux, les assembler de toutes sortes de façons, c’est voyager à l’intérieur de soi tout en s’ouvrant au monde, s’agrandir l’esprit, et s’enrichir intérieurement tout en enrichissant les autres.

Les ateliers de la rentrée : En septembre 2016

Prendre contact avec moi.

Cette année, les ateliers regrouperont 4 personnes maximums ayant sensiblement  les mêmes objectifs d’écriture 🙂 Les inscriptions sont ouvertes.

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 Avec Joie !

 

 

 

Catherine

La conférence France-Parkison

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La conférence France-Parkinson s’est déroulée à Melun, jeudi 21 avril dernier dans une ambiance très conviviale. Les participants étaient principalement des personnes atteintes par la maladie et quelques conjoints appelés les « aidants ». C’est avec plaisir que j’ai exposé les applications et les bienfaits de la sophrologie et notamment comment cette technique peut aider à vivre avec cette maladie. »

Avant de m’élancer dans les fondamentaux, j’ai beaucoup insisté sur le fait, que dans toute maladie, nous pouvons penser que la maladie envahit la globalité de la personne. Or, il est important de bien considérer « l’intruse » comme installée dans notre corps-maison et de réfléchir à la place, à la dimension que nous lui donnons….

Ensuite, comment pouvons-nous entreprendre un travail avec la partie saine ? 🙂

Aujourd’hui, en France, on estime le nombre de malades de Parkison à environ 120 000. Selon les Hautes Autorités de Santé, elle représente la pathologie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer, mais aussi la seconde cause de handicap moteur d’origine neurologique chez la personne âgée après les Accidents Vasculaires Cérébraux.

Les hypothèses étiologiques sont à la fois nombreuses mais mal connues… Facteurs génétiques ? Environnementaux (produits toxiques, diluant de peinture, pesticides, traitements médicamenteux notamment neuroleptiques pourraient augmenterle risque de survenue de la maladie.

Les troubles que rencontrent ces personnes sont divers et variés. Certains symptômes sont communs dont  le plus connu est le tremblement involontaire. Mais, bien d’autres troubles affectent le corps : L’akinésie, le plus invalidant, difficulté d’initier le mouvement.. L’hypokinésie, difficulté dans l’amplitude des mouvements. La bradykinésie, lenteur des mouvements. S’ajoutent, les tremblement, troubles de l’équilibre, altération des réflexes posturaux. Progressivement, on observe : difficulté à écrire, élocution lente, posture voûtée, inhibition des expressions au niveau du visage, troubles de la marche, traîne les pieds.

Tous ces symptômes découlent de l’affection dégénérative du système nerveux central intéressant les neurones dopaminergiques responsables des troubles moteurs.

En quoi la sophrologie peut intéresser ces personnes ?

Selon les médecins, il y faut environ un an pour permettre aux patients de s’assumer.  Dès l’annonce du diagnostic, les parkinsoniens se sentent rejetés et cachent la maladie aux membres de leur famille.

La sophrologie tient compte de la globalité de la personne, en recherchant la détente physique, physique et émotionnel.

La maladie de Parkinson entraîne des troubles qui touchent ces 3 sphères.

La sophrologie permet un travail autour :

– du vécu émotionnel : Mieux contrôler son corps et réduire l’anxiété…

– L’ image de soi : Assurance et confiance en soi

– Réinvestissement du corps : Amélioration des capacités motrices.

Lorsque la maladie fait irruption dans la vie de quelqu’un, elle vient modifier les plans. Adopter une technique qui permet de mettre la maladie à distance permet de mieux l’accepter, d’y faire face et ne SURTOUT ne pas capituler !

L’apprivoiser, la maîtriser, rassembler ses forces pour réaménager sa vie c’est faire preuve de détermination. La sophrologie est une aide précieuse pour la réduction de :

–  l’affaiblissement physique

  –  du stress, de la dépression

  –  des frustrations

  –   de la tristesse, du pessimisme

  –   des troubles du sommeil

  –   des troubles de la mémoire, de la concentration…

  –  des tremblements

La respiration consciente amène à vivre dans l’ici et maintenant, dans l’action présente. Elle permet d’éloigner les angoisses concernant le futur, mais également les regrets liés à l’état antérieur à la maladie, les regrets du passé.

Par des techniques de relâchement des muscles, le sophrologue amène à une diminution de la douleur et favorise l’apparition de sensations plus agréables. L’intérêt pour le patient est de reprendre confiance en lui pour mieux vivre au quotidien.

Le plus grand avantage de pratiquer la sophrologie pour une personne atteinte de la Maladie de Parkinson est l’arrêt des tremblements pendant la phase profonde de relaxation !

Cela permet de  « récupérer » car les tremblements sont souvent épuisants.

La séance a une durée moyenne d’une heure et peut se prolonger à domicile. Le sophrologue remet un guide à son patient pour qu’il puisse reproduire seul les différentes techniques de relaxation.

Avec sérénité,

Catherine

 

Le pouvoir des histoires

« Qui regarde dehors rêve. Qui regarde à l’intérieur se réveille » (C.G. JUNG)

C’est un privilège de vous parler du pouvoir des histoires aujourd’hui….

Pourquoi privilège, pensez-vous peut-être ?

Voyez comment un simple mot peut préciser une pensée…

Par privilège, je nomme la joie, la marche en avant sur ce chemin d’écriture, la volonté de donner un élan pour aller « encore plus loin et encore plus loin et encore plus haut »…

Je dois dire que les six derniers mois de ma vie m’ont poussée à repenser le sens de l’existence. La perte d’un être on ne peut plus cher, m’a plaquée violemment au sol, contrainte à regarder la réalité en face, la vie est aussi mystérieuse que la mort…

Lorsque l’on est victime, une multitude de défenses se dressent en nous, protection naturelle merveilleusement organisée par notre corps robotisé. Puis, peu à peu, l’organisme libère une partie des capacités prêtes pour la circonstance. Jour après jour, les forces s’allient pour notre survie, l’on accepte l’hypothèse de rester en vie soi-même et le privilège se niche là, dans la profondeur de la force de vivre.

Dans le cercle des menteurs, J.P. Carrière raconte son entrevue avec Olivier Sacks, célèbre neurologue. Il lui demanda ce qu’est à ses yeux un homme normal. Après une hésitation, il lui répondit qu’à ses yeux, un homme normal est peut-être celui qui est capable de raconter sa propre histoire. Il sait d’où il vient (il a une origine, un passé, une mémoire en ordre), il sait où il est (identité), et il croit savoir où il va (il a des projets, et la mort au bout). Il est donc situé dans le mouvement d’un récit, il est une histoire, et il peut se dire. Ce récit est unique comme le sont nos vies.

Cette invitation à parler, est au centre de nos pratiques, elle présuppose que la vie est structurée comme une histoire. Et en effet, nous donnons une cohérence à notre existence en l’appréhendant comme un récit.

Les histoires existent par le fait que les évènements se déroulent dans un espace temporel. Pour raconter notre vie, nous construisons un récit qui commence aux premiers âges, se poursuit jusqu’au moment présente et s’envisage dans l’avenir. Les expériences du passé, du présent et celles attendues dans le futur sont ainsi reliées de façon linéaire.

Cette chronologie d’étapes interconnectées et cohérentes constitue la condition même de notre identité. C’est cette structure qui fonde notre sentiment de continuité, c’est à dire notre sensation d’exister à travers le temps, y compris celui à venir. Les liens que nous établissons par rapport à des évènements pourraient tout autant concourir à leur attribuer un sens différent et aboutir à des versions elles-mêmes différentes. Notre histoire est en perpétuel remaniement et tout au long de notre vie elle s’actualise en s’éclairant de nouvelles données.

Raconter son histoire procède à ce besoin naturel de l’être humain. C’est par le langage qu’il potentialise son genre humain.

C’est pourquoi, les histoires racontées, les contes, les fables, aident à guérir. Elles sont une résonance avec ce processus naturel : L’homme raconte l’autre et se raconte lui-même.

Se livrant ainsi à ce qui fait sa particularité, il s’appuie sur son extraordinaire faculté à revisiter et actualiser son récit autobiographique. Il engage à reconsidérer, à réélaborer et réévaluer son vécu en y ajoutant des idées nouvelles l’aidant ainsi à redevenir l’auteur de sa vie.

Les histoires permettent de nommer l’indicible, de dénouer les contradictions, de réparer les blessures de notre histoire présente et passée. Elle nous aide à grandir, à croître et à nous harmoniser. Elles favorisent à l’intérieur de nous la réconciliation des différents états de notre condition humaine, le psychisme, le corps et l’esprit qui semblent parfois antagonistes.

Les histoires contiennent des mots qui nous enveloppent, nous caressent et nous étreignent dans une amicale clarté ; les mots proposent des associations qui nous illuminent dans une limpide atmosphère qui nous dépose, plus apaisés au confins de l’imaginaire et du réel. La vie peut alors être ce qu’elle est : Un grande histoire pleine de mystère et de magie.

Avec joie. Catherine

 

 

La terre est l’endroit le plus beau du ciel

Selon le philosophe Gaston Bachelard, l’imagination créatrice constitue notre originalité d’humains.  La créativité s’exprime quand nous inventons un nouveau pas de danse ou résolvons un problème complexe. Ou bien lorsque nous déployons des trésors d’ingéniosité pour donner naissance à un monde meilleur.

Créer : une pulsion

« Une création, c’est un tableau, un jardin, une coiffure, une symphonie, une sculpture et même un plat », écrivait le pédiatre et psychanalyste Donald W. Winnicott (in Jeu et réalité – Gallimard 2002). Pour ce spécialiste de la construction psychique, la créativité apparaît dès les premiers mois de la vie. Il existerait même une pulsion créatrice. « Elle est présente en chacun de nous, bébé, enfant ou adulte », assurait-il. La première activité créatrice est la rêverie éveillée. Vient ensuite le temps du jeu grâce auquel l’enfant, tel un réalisateur, met en scène son univers intérieur et façonne un monde selon ses désirs. Pour Donald W. Winnicott, l’intensité de la capacité créatrice d’un individu est liée à la relation précoce avec la mère. En effet, c’est toujours pour un autre, réel ou symbolique, que nous créons. Nos blocages ont pour cause cet autre susceptible de nous juger, de mépriser nos idées. Des parents immatures qui s’érigent en critiques d’art face à leur petit, tout fier de leur montrer l’horrible vase en céramique confectionné à l’école pour la fête des Mères, risquent de l’inhiber pour un bon moment.

La créativité, c’est la jouissance du regard qui nous anime quand nous photographions, peignons ; la jouissance orale qui nous incite à déclamer des poèmes ou à inventer des plats. Mais y a-t-il un continuum entre l’enfant qui sculpte de la pâte à modeler et le génie d’un Rodin ? Entre l’ado qui gratte sa guitare avec application et le jeune Mozart composant un opéra ? « La création artistique reste en tant que telle un mystère impénétrable », répondait Freud qui a justement inventé la « psychanalyse appliquée » pour tenter de résoudre l’énigme, notamment en analysant l’oeuvre de Léonard de Vinci.

C’est pourquoi, les ateliers que j’anime débutent par une médiation permettant la pleine conscience. Un espace où se déploient en synergie, Création et Conscience.

Souvent, le regard que nous portons sur cet espace est déjà lourd de projections, d’interprétations, coloré par notre état émotionnel et mental.

Je vous accompagne au cours d’une séance à découvrir cet espace et libérer un nouveau regard sur votre créativité.

 

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Histoire d’en rire…

peinture 019

La force de l’imaginaire par Raymond DEVOS… J’adore…

La force de l’imaginaire !

On s’imagine que l’imaginaire,

c’est léger…c’est futile

alors que c’est primordial !

Seulement attention !

Lorsqu’on a la prétention

comme moi, d’entraîner les gens dans

l’imaginaire, il faut savoir les ramener dans le réel

ensuite… et sans dommages !

C’est une responsabilité !

Parce que vous entraînez les gens dans l’imaginaire et puis

il y en a qui vont plus loin que vous !

Et vous rentrez tout seul !

Raymond Devos

Atelier Dialogue avec les images

Le travail de confiance et d’amour pour soi est la base de cet atelier.

Dans l’ambiance calme et détendue d’un petit groupe, chacun peut aller tranquillement à la rencontre de soi, en laissant parler les images et les petits bouts de papier…

Avant de plonger dans le grand espace de la feuille blanche…. Je vous accompagne, à travers une relaxation, à prendre le recul nécessaire sur le quotidien. En procédant au retrait des perceptions liées à notre réalité extérieure, les unes après les autres, nous nous plaçons, naturellement, dans un état de réceptivité accrue, nous créons les conditions idéales pour amorcer une ouverture vers soi.

C’est une invitation à déchirer, découper, coller, détourner, remanier, assembler des images et papiers selon vos envies. Vous faites des montages uniques et orignaux, pour les regarder et les explorer. Vous créez des petites « fresques » qui parlent de vous et de votre vécu.  Je vous accompagne à les réaliser, puis à dialoguer avec ce qui devient visible, pour lire l’histoire racontée (sans aucune interprétation de ma part, vous restez l’acteur de vos découvertes). Ce qui est livré à votre regard peut vous aider à mieux comprendre qui vous êtes, à lever des blocages par la mise en conscience et la compréhension des difficultés. Mais aussi d’aller à la rencontre de vos besoins, de vos rêves et désirs. Vous avez à votre disposition un moyen d’expression facile à mettre en oeuvre, pour libérer vos émotions. Je vous propose aussi des outils concrets pour apaiser vos ressentis. Aucune compétence artistique n’est nécessaire pour y participer. L’objectif premier de ces ateliers est de vous accompagner sur la voie de votre mieux-être en utilisant l’expression artistique.

Le 1 er mars 2016 de 14 h 30 à 17 h 30

Tarif par personne : 40 €

Pour favoriser la qualité des échanges, j’ouvre cet atelier à 3 personnes maximum

Où cours-tu ?

Poser le diagnostic de l’hyperactivité chez l’adulte est un vrai défi. La plupart d’entre eux ignorent de quoi ils souffrent, et beaucoup de médecins font fausse route par méconnaissance de la réalité de cette affection. Rien à voir avec l’hyperactivité de l’enfant, la différence est flagrante dès le premier rendez-vous.

Face à un enfant agité, le spécialiste est, avant tout, interpellé par l’environnement. Cette consultation a-t-elle été demandée par les parents, par l’école ? Est-ce pour faire entrer cet enfant dans la norme, en faire un premier de la classe par ambition ?

Pour le Dr Véronique Gaillac , cette question se pose aussi face à un adulte. Mais la relation est plus directe, plus simple. C’est lui-même qui décide de venir, exprime ses plaintes et sa souffrance. Au médecin de les prendre en compte et d’essayer de lui proposer un cadre théorique (TDAH ou autre) dans lequel on pourra mettre en place une stratégie thérapeutique : « Avec un adulte, je me demande aussi dans quelle mesure la société exerce une pression sur lui. Pourquoi certains veulent à la fois tout assurer à la maison, travailler et poursuivre des études. Être performant, c’est peut-être ce que la société attend d’eux ! »

Tension intérieure

Dans les symptômes, ce qui change de façon visible chez l’adulte par rapport à l’enfant, c’est qu’il bouge moins. Certes il marche vite, monte les escaliers quatre à quatre, mais devenu adulte, il a appris à s’adapter et l’agitation motrice qui caractérise les enfants disparaît. Ce qui a longtemps conduit à penser que l’hyperactivité s’arrêtait à l’âge adulte. Faux. Cette agitation est toujours là, mais elle a évolué. Elle s’est transformée en tension intérieure, qui habite l’adulte hyperactif. Pour lui, pas de répit. Toujours en éveil ou sur ses gardes, il bouillonne de l’intérieur et panique face à une tâche qu’il ne sait par quel bout entreprendre. Mal à l’aise et fragilisé par son incapacité à démêler le fouillis qui envahit son cerveau. Il se sent dépassé et, déstabilisé face aux autres, il n’ose plus. Il perd ses moyens.

L’impulsivité, autre symptôme de l’hyperactivité, se traduit à l’âge adulte par un comportement souvent socialement inapproprié. Tendance à couper la parole, à ne pas écouter, à quitter un travail du jour au lendemain. Une incapacité à différer, qui entraîne parfois des conséquences plus graves. D’après une étude publiée en 2009 par Rachel Klein 1, qui a suivi une cohorte de patients pendant quarante ans, il y aurait un nombre de décès plus important parmi les hyperactifs. En particulier des morts violentes. L’abus de substances, notamment l’alcoolisme, et les délits conduisant à une incarcération sont également davantage représentés dans la population hyperactive adulte.

Quant au déficit d’attention, troisième symptôme et noyau dur de l’hyperactivité, pas de changement à l’âge adulte. Il persiste avec ses corollaires, les oublis, les manques, l’incapacité à se fixer sur une tâche. Dans ce domaine, on a tous l’impression de se reconnaître. Oublier de mettre la lessive dans la machine, laisser la carte bleue dans le distributeur ou les clés sur la porte… « Oui, bien sûr, cela arrive à tout le monde, rassure en souriant le Dr Gaillac, mais chez les hyperactifs, imaginez que c’est tout le temps comme ça ! » Finalement une difficulté à se fixer tout court. Un cumul de handicaps qui fait de la vie socioprofessionnelle un parcours d’obstacles. À commencer par la difficulté de garder un travail.

Plus complexe

Chez l’adulte, l’hyperactivité est rarement isolée. Dans 70 % des cas, elle s’accompagne d’autres troubles, comme anxiété, dépression, addictions, TOC, troubles du sommeil et/ou alimentaires. Appelés « co-morbidités », ces problèmes associés aux symptômes de l’hyperactivité compliquent le diagnostic. Le médecin doit en effet essayer de trouver le point de départ de la « maladie ». Est-ce l’hyperactivité qui a engendré une souffrance et par la suite une dépression du fait d’échecs successifs, scolaires puis professionnels. Ou l’inverse ? Le patient est-il agité car en pleine dépression. Et dans ce cas, le problème pourrait- il n’être que passager ?

Mais l’adulte hyperactif est surtout exposé au risque de dépendance. En règle générale, il est attiré par toutes sortes d’excitants. Chez lui, la prise de drogues (tabac, alcool, cannabis) répond au diktat du « circuit de la récompense  ». Ce besoin de satisfaction immédiate qui favorise les addictions en tous genres, y compris les jeux (machines à sous, casino, champ de courses). La prise de risque en fait partie. Le danger, la vitesse agissent également au niveau du cerveau comme des substances apaisantes. Une sorte « d’auto-médication » vers laquelle l’hyperactif se dirige inconsciemment.

Le Dr Véronique Gaillac a récupéré un jour dans son service un SDF qui, après avoir été sevré dans le service d’alcoologie de l’hôpital, n’arrêtait pas de bouger. Effectivement diagnostiqué hyperactif, il a pu bénéficier d’une prise en charge adaptée. Depuis, l’ancien laissé-pour-compte a un travail et un logement.

Dans les cas extrêmes, quand un hyperactif a perdu tout repère et tout soutien, il peut en effet devenir SDF ou même se retrouver en prison. Seul et en situation d’échec, il est victime d’un engrenage. Rejeté du système scolaire, marginalisé, il trouve dans la délinquance une façon d’exister. Plus tôt que les autres, il brave les interdits, devient toxicomane. Il recherche les émotions fortes, ne craint pas de se mettre en danger. Rien ne le retient. Il quitte son boulot, divorce et se retrouve à la rue.

Un engrenage qui aurait pu me piéger, moi le premier…

Extrait de « On se calme », Olivier Revol.

Prochain atelier : Des mots à cuisiner …

Le Goût d’écrire: Des mots à cuisiner… Le lundi 15 février 2016

L’atelier d’écriture, c’est un moment où écrire rime avec plaisir grâce à des jeux qui permettent à tous de faire sonner les mots, de les gonfler d’émotion parfois, d’humour souvent. Portés par l’énergie que dégage le groupe, vous serez surpris du goût des mots.

C’est comme pour la cuisine, pas la peine d’être un grand chef pour préparer un plat savoureux: un petit tour de main, quelques ingrédients simples et un brin d’inventivité suffisent à créer quelque chose de joli et personnel qui donne envie d’y revenir.

Moment de création qui commencera par une cueillette de mots de toutes sortes. Suivront plusieurs préparations, un peu comme en cuisine:

• mélanger les mots

• faire mijoter

• réduire

Sans doute ajouter un assaisonnement, épicer l’écrit !

Et bien sûr le sentir, le goûter, le partager. Pour participer, il suffit juste de connaître quelques mots, comme en cuisine, quelques ingrédients qui feront l’écriture.