Entre Terre et Ciel ©

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« Chacun sa route, chacun son chemin, la vie est une aventure il ne faut pas avoir peur…  » dit la célèbre chanson.

 

La peur freine nos pas. De quoi avons-nous peur ?

La plupart des personnes pensent sans cesse au passé ou à l’avenir ? De cette façon la vie n’est pas vécue pleinement. Pour réussir le futur il faut vivre le présent. Le vécu (en sophrologie LA VIVANCE) est ici et maintenant. Chaque instant vécu est comme un point de suspension, et la succession de ces points forment une ligne. De même la vie est une succession d’instants, une suite d’étapes qui sont autant d’ici et maintenant.

Comment faire ? Comment agir ? Comment doit être notre comportement ici et maintenant ? Comment chaque instant peut-il être vécu pleinement ?

Dans la totale présence, dans la plénitude de l’instant, l’ici et maintenant devient une éternité…

Le temps qui passe existe seulement par rapport à notre vision humaine : étant né, on grandit, on devient âgé et on doit mourir. De là vient la notion du temps qui s’écoule et la peur y prend sa source…

Alors, on accélère, on veut vivre deux vies en une, mais notre corps et notre esprit ne sont pas prévu pour vivre ainsi.

Que se passe t-il alors ? Le corps devient bavard et exprime avec ses maux toute sa souffrance. L’esprit cogite, les pensées tournent dans le mauvais sens et rien n’est plus clair. Il est temps de faire une pause sur ce chemin de la vitesse et des regrets.

Le chemin de la lenteur peut être un très bon compromis momentanément pour se recharger en force de vie… Avant de trouver son propre chemin, entre terre et ciel.

Dans le très bon livre de Carl Honoré « Eloge de la lenteur » , j’ai relevé, je cite « Mais au-delà de ce grand débat sur la productivité se pose la question sans doute la plus importante : Que faire de nos vies ? « .

Dans cette course contre la montre rien ne survit… Notre travail, notre santé, nos relations. Si pressés, les personnes ou les choses qui ralentissent représentent d’emblée, un ennemi à abattre !

Et si, le bon usage du temps présent pouvait rendre la vie plus riche et finalement plus productive ?  A méditer….

Entre Terre et Ciel © invite à vivre l’instant présent pour vivre pleinement sa vie. C’est dans le processus vivantiel de l’Être que la transformation progressive du corps et de l’esprit commencera le chemin du développement de Soi permettant d’aboutir à une autre dimension, un autre regard, en fait, au dévoilement de la conscience conduisant à la transformation de l’être.

Ce chemin propose 3 étapes : La découverte, la conquête et la transformation.

Ce processus, une fois commencé, évolue vers la découverte des structures de la conscience.

Catherine

 

Atelier Collage du 31 janvier dernier…

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Samedi 10 heures, l’atelier s’éveille pour une journée Collage …

Après quelques hésitations, bien naturelles avant un atelier, les participantes découvrent leur carnet …

J’ai choisi des couleurs pétillantes pour la couverture des carnets, les petits pots, les crayons, les pinceaux sont prêts et frétillent sur la table. Chacune trouve sa place et quelque chose s’apaise déjà…

Je donne le premier thème  : Les yeux s’écarquillent, les bouches s’entrouvrent et je sens la pression remonter un peu…

Puis, l’envie dépasse la peur, je lance « ne réfléchissez pas, amusez-vous avec tout ce qui est là »….

Les mains plongent dans les cartons et nagent dans la matière. On farfouille, les choix se font et les sourires se dessinent sur les lèvres.

Une participante préfère aller dans la nature autour de la maison et fait son stock de feuilles rouges, jaunes, sans oublier l’humus …

La suite ?  Des heures de créativité au cours de laquelle l’énergie créatrice était à son maximum…

Une « lecture » de la production s’est faite ensuite pour chacune

Repues, nous nous sommes quittées, heureuses :)

Elles m’ont donné leur accord pour publier un peu dATELIER COLLAGE 030ATELIER COLLAGE 029ATELIER COLLAGE 027ATELIER COLLAGE 034ATELIER COLLAGE 025ATELIER COLLAGE 031e leur production.

 

A l’unanimité : A revivre :)

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Pourquoi un enfant mord ?

LES MORSURES CHEZ LE JEUNE ENFANT

En collectivité, nous sommes régulièrement confrontées au problème des enfants qui se mordent.

La morsure est un acte si subitement arrivé qu’il est souvent impossible à prévenir. C’est un geste banalet très courant chez les tout-petits.

Mais ce geste somme toute banal est ressenti par l’adulte comme agressif car il fait mal, ce qui entraine des réactions d’inquiétude.

Dès la naissance, la bouche et la région qui l’entoure sont pour le bébé la partie la plus importante du corps : c’est ce qui a été décrit comme la phase orale du développement du nourrisson. Par la bouche, le nouveau-né cherche le téton de la maman pour se nourrir et dans le même temps trouver du réconfort, se sentir en sécurité.
Introduire le mamelon dans la bouche et le téter est une grande source de plaisir et de bien-être pour le tout petit et ce désir de prolonger cette agréable sensation se poursuit même une fois l’estomac bien rempli.

En quelque sorte, le bébé « dévore sa mère ».

L’enfant croque sa mère pour essayer de garder un morceau d’elle à l’intérieur de lui-même…et combien de mères font semblant de manger leur bébé, provoquant alors des éclats de rire de l’enfant.

Ce comportement avec sa mère, l’enfant l’étend à d’autres objets: il mord tout ce qu’il aime, aussi bien un jouet que la main ou la joue d’un autre enfant. Il découvre l’effet de ses actes: que va-t-il se passer?

Tous ses actes sont pour lui une découverte, la recherche d’un plaisir de contact.

Très vite, le nourrisson apprend à se procurer ce plaisir par d’autres manières : indépendamment de la fonction de nourriture et de la personne, l’enfant peut sucer son pouce ou accepter la sucette qu’on lui propose.
Le stade oral :

Ce stade va de la naissance  à environ 1 an, durant cette période c’est la bouche qui est le centre principal de la stimulation et donc la tâche majeure du développement

sera le sevrage.

C’est la bouche qui durant cette période apporte le plus de satisfaction à l’enfant ne serait-ce parce

qu’elle permet de satisfaire au premier besoin qui est la nutrition. Peu à peu sucer mâchouiller, mordre, manger et embrasser permettent de réduire les tensions.

Si l’expression normale de ces comportements est entravée, alors une frustration peut s’instaurer.

Elle peut par la suite devenir une fixation à ce stade, laquelle aura des répercussions sur le

comportement de l’individu à l’âge adulte.

Le stade anal :

De un à trois ans c’est un moment ou l’enfant devient de plus en plus sensible à la région anale,

c’est également le moment où les parents mettent en place des habitudes de propretés.

Il y a donc pour Freud déplacement de la zone d’intérêt pour l’enfant de la zone orale à la zone anale.

Le stade phallique :

C’est certainement le stade, de 3 à 5 ans le plus connu puisque c’est la période où est censé se situer le complexe d’Oedipe. Dans la théorie freudienne, cette période tient une place particulière dans l’aspect identificatoire de la construction de la personnalité.

Le petit enfant s’identifie à la personne de même sexe que lui dans le couple parental. Le jeune enfant manifesterait donc une sorte d’attachement sexuel au parent de sexe opposé.

Lorsque les premières dents apparaissent, une nouvelle phase de développement de l’intelligence commence : les mouvements de la bouche pour sucer se transforment pour mordre.
Avec sa bouche, l’enfant non seulement mange mais pense. Le fait de mordre devient alors le plus grand amusement de l’enfant, un moyen pour lui d’exprimer son affection et ses désirs comme l’était auparavant celui de sucer (mais l’enfant n’est encore pas en mesure de comprendre la différence entre les morsures pour témoigner de l’affection et les morsures agressives de défense).
L’enfant peut alors utiliser la morsure pour attirer l’attention des autres sur lui, et s’il n’est pas encore capable de s’exprimer par des mots, le fait de mordre peut aussi être un moyen de communication.
Plus l’enfant grandit, plus la morsure est utilisée en cas de frustration, c’est-à-dire lorsque l’enfant ne peut communiquer naturellement.
Souvent les enfants qui mordent leurs frères ou sœurs ou leurs parents, le font par besoin d’affection, il s’agit d’une démonstration précoce de jalousie et d’un besoin d’être regardé, reconnu et aimé.
Ce qui ne signifie par pour autant que ces enfants ne sont pas aimés mais simplement qu’ils ont des besoins supérieurs à d’autres.

En grandissant, certains enfants vont se servir de leur bouche pour s’imposer se positionner en tant que « leader ».

Mordre n’est souvent qu’une étape avant l’acquisition du langage.
A savoir…., un enfant sur cinq est un jour passé par cette période ! Souvent, le geste remplace la parole… faute de mots, l’enfant a recours à la morsure. En général, cette période durant laquelle bébé mord est passagère, et ce, notamment, dès que votre enfant est plus à l’aise dans son langage et sa motricité.

La morsure, décharge brutale de tension

La morsure reste un acte impulsif que l’enfant ne peut contrôler, ni maîtriser.

Il correspond souvent à une décharge brutale d’une tension, d’un malaise intérieur, d’une frustration qui submerge l’enfant et qu’il ne sait pas encore exprimer par des mots.

C’est pourquoi, si l’enfant agressé a besoin d’être consolé, l’enfant agresseur a aussi besoin de trouver du réconfort et de la compréhension de la part de l’adulte.

L’enfant ne sait pas comment exprimer autrement son malaise, ne voit pas d’autres façons de résoudre un problème qui l’obsède et pour lequel il ne saisit pas la nature.

L’enfant a le droit d’exprimer sa colère, son malaise, mais il n’a pas le droit de faire mal, ni à un autre, ni à lui-même.

L’adulte doit être là pour signifier à l’enfant qu’il a le droit d’être en colère, de se sentir malheureux, de ne pas supporter certaines situations, mais il n’a pas le droit de faire mal aux autres.

L’adulte doit signifier à l’enfant qu’il est là pour l’aider à comprendre ce qui le perturbe, à atténuer son malaise intérieur et à rechercher d’autres moyens d’exprimer sa souffrance et sa violence qu’en agressant un autre enfant. On peut essayer d’en parler et c’est à l’adulte de mettre des mots sur ce qu’il peut comprendre de la difficulté de la frustration de l’enfant. Les activités seront ainsi orientées afin de leur permettre d’élaborer des situations qu’ils ont vécues et de mettre en scène des conflits ou des angoisses que certaines d’entre elles provoquent en eux.

Si un enfant mord tous azimuts, c’est qu’il n’arrive pas à s’exprimer et à se faire comprendre, cela l’angoisse, il devient agressif… Cette attitude s’accompagne parfois d’autres difficultés en matière de motricité, de propreté, d’accès au langage.

Il peut arriver aussi que la séparation au moment du sevrage ait mal été négociée. Il est possible également que des ruptures aient eu lieu dans son entourage et qu’elles l’aient perturbé. Il faut rechercher les causes possibles d’angoisse :

La morsure est un phénomène transitoire qui a tendance à disparaître, notamment dès que l’enfant a acquis une meilleure maitrise du langage.

Mordeurs fréquents : mettre des mots sur les maux

Comment réagir face à un bébé qui mord ?

Intervenir systématiquement et sans hésitation! Quelle que soit la raison, rien ne justifie un tel comportement! Vous avez déjà interdit ce comportement, mais il revient au galop? Répétez!

Consoler tout d’abord l’enfant mordu,

Expliquer à l’enfant que mordre fait mal (« Tu vois, on voit la marque de tes dents, ça fait mal, ton copain pleure »)

Dire à l’enfant  que vous désapprouvez son geste (et pas lui…): « Je ne veux pas que tu mordes», lui dire qu’il peut ne pas être d’accord mais qu’il peut demander ou dire « Non » plutôt que de mordre,

Rappeler à votre enfant qu’il n’a pas le droit de mordre, et trouver des idées afin de l’aider à exprimer ses colères et mécontentements.

Si l’enfant a acquis le langage, enseignez à l’enfant à reconnaître ses émotions en lui donnant les mots dont il a besoin pour verbaliser sa colère, sa frustration ou son désir de pouvoir ou d’attention. Peut-être apprendra-t-il à user des mots plutôt que de ses dents!

Ne pas le punir, cela ne l’empêcherait pas de recommencer, au contraire. Mieux vaut profiter de l’occasion pour livrer à l’enfant les clés de la vie en collectivité à un moment où il va entamer sa phase de socialisation.  Pourquoi ne pas lui dire, par exemple : « Tu peux jouer avec d’autres à condition de ne pas mordre. Quand on grandit, on ne mord plus. Et si tu n’es pas content ou si tu as besoin de quelque chose, demande-le ! Lui rappeler qu’il ne doit pas faire de mal aux autres.

La réparation de la faute

Les adultes ont souvent besoin de susciter une réparation à la suite d’un comportement agressif: « va lui faire un bisou maintenant… ». C’est vouloir nier, annuler ces sentiments de colère, de violence que l’enfant ressent en lui.

Chercher à comprendre ce que nous signifie l’enfant.

« – On dirait que chacun de vous deux veut prendre le même objet? »

Les mots partagent et médiatisent. Ils restituent à l’enfant un espace où il est sujet de son envie, de sa colère, de son amour. Il est essentiel que l’enfant qui a mordu réalise que le désaccord de l’adulte ne vise pas ses sentiments, mais cette façon-là de les exprimer.

Ce qu’il ne faut pas faire :

Dire à l’enfant qu’il est méchant,

Le mordre à son tour: la violence engendre la violence. Mordre l’enfant en retour est une solution à bannir. Du point de vue éducatif, ce serait absurde de pratiquer vous-même un acte que vous interdisez… l’enfant n’y retrouverait plus son latin. Quant à l’argument qui consiste à prétendre que cela lui permettrait de prendre conscience de la douleur qu’il occasionne chez l’autre, ce serait le mésestimer. Lorsqu’il voit son copain en larmes, il comprend vite qu’il ne lui a pas fait du bien !

Les journées perdues

POUR BLOG 028

 

 

 

 

 

Lors d’une consultation, un client m’a apporté cette nouvelle.

Je ne fais précéder aucun commentaires afin de vous laisser l’espace de réflexion …

Les journées perdues
Quelques jours après avoir pris possession de sa somptueuse
villa, Ernst Kazirra, rentrant chez lui, aperçut de loin
un homme qui sortait, une caisse sur le dos, d’une porte
secondaire du mur d’enceinte, et chargeait la caisse sur un
cannon.
Il n’eut pas le temps de le rattraper avant son départ.
Alors, il le suivit en auto. Et le camion roula longtemps,
jusqu’à l’extrême périphérie de la ville, et s’arrêta au bord
d’un vallon.
Kazirra descendit de voiture et alla voir. L’inconnu
déchargea la caisse et, après quelques pas, la lança dans le
ravin, qui était plein de milliers et de milliers d’autres
caisses identiques.
Il s’approcha de l’homme et lui demanda: «Je t’ai vu
sortir cette caisse de mon parc. Qu’est-ce qu’il y avait
dedans? Et que sont toutes ces caisses? »
L’autre le regarda et sourit. «J’en ai encore d’autres sur
le camion, à jeter. Tu ne sais pas? Ce sont les journées.»
«Quelles journées ?»
«Tes journées. »
«Mes journées? »
«Tes journées perdues. Les journées que tu as perdues.
Tu les attendais, n’est-ce pas? Elles sont venues. Qu’en
as-tu fait? Regarde-les, intactes, encore pleines. Et maintenant
… » .
Kazirra regarda. Elles formaient un tas énorme. Il descendit
la pente et en ouvrit une.
À l’intérieur, il y avait une route d’automne, et au fond
Graziella, sa fiancée, qui s’en allait pour toujours. Et il ne
la rappelait même pas.
Il en ouvrit une autre. C’était une chambre d’hôpital, et
sur le lit son frère Josué, malade, qui l’attendait. Mais lui
était en voyage d’affaires.
Il en ouvrit une troisième. À la grille de la vieille mai-
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son misérable se tenait Duk, son mâtin fidèle qui l’attendait
depuis deux ans, réduit à la peau et aux os. Et il ne
songeait pas à revenir.
Il se sentit prendre par quelque chose qui le serrait à
l’entrée de l’estomac. Le manutentionnaire était debout au
bord du vallon, immobile comme un justicier.
«Monsieur! » cria Kazirra. «Écoutez-moi. Laissez-moi
emporter au moins ces trois journées. Je vous en supplie.
Au moins ces trois. Je suis riche. Je vous donnerai tout ce
que vous voulez. »
Le manutentionnaire eut un geste de la main droite,
comme pour indiquer un point inaccessible, comme pour
dire qu’il était trop tard et qu’il n’y avait plus rien à faire.
Puis il s’évanouit dans l’air, et au même instant disparut
aussi le gigantesque amas de caisses mystérieuses. Et
l’ombre de la nuit descendait.

Tirée de « Les nuits difficiles » de Dino BUZZATI

 

Liberté Charlie

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J’aime Jeanne Benameur depuis que j’ai découvert tout à fait par hasard, un de ses livres : Les demeurées. On m’avait dit « tu verras c’est une belle écriture »…

Par contre on ne m’avait pas dit à quel point ce tout petit texte est bouleversant.

On ne m’avait pas dit qu’il allait me prendre aux tripes.

C’est toute la littérature que j’aime. Une écriture faite de phrases courtes, ciselées qui tombent à pic.. Tout est juste, pas un mot de trop. Le genre d’ouvrage qui me conforte dans l’idée qu’encore beaucoup d’auteur peuvent surprendre et nous donner le goût de lire et d’écrire.

Elle y développe un sujet qui me tient à coeur et  l’actualité dramatique du moment m’y fait songer: la chance de vivre l’école, la liberté qu’elle nous donne dans l’acte de lire, de comprendre et de développer nos points de vue.

Dans l’acte d’écrire et la liberté  d’expression pour soi-même, pour les autres, traces indélébiles qui nous relient à la trace universelle, à l’époque des vitraux véritables « livres » où les fidèles ignorant l’écriture prenaient connaissance de l’histoire à travers les sculptures des cathédrales romanes. Sans passer par les mots, les messages, depuis la nuit des temps mènent directement à notre besoin d’expression…Signifiant que depuis la nuit des temps, l’homme a non seulement besoin de s’exprimer mais de laisser une trace de son passage, preuve de son existence tel qu’il la fait le jour de sa naissance dans ce cri primal qui a constitué sa première forme de langage ….

Par ce modeste billet, je veux témoigner mon soutien à tous les artistes, les journalistes, tous les créateurs qui manient le pinceau, le stylo dans leur folie créatrice qui fait vibrer nos vies !

Enfin, écrire ma tristesse face aux nombreux deuils que nous avons tous à faire avec les familles et leurs amis car nous sommes tous des Charlie !

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Jeanne Benameur, « une femme qui écrit » comme elle se définit elle-même. Elle était venue présenter  Les Demeurées, roman paru en 2000 chez Denoël et réédité dans la collection Folio poche.

Jeanne Benameur, quel sujet traite votre roman ?

Les Demeurées raconte l’histoire d’une mère, La Varienne et de sa fille Luce, au moment où cette dernière va, pour la première fois, entrer à l’école. Luce a l’âge d’apprendre à entrer dans l’alphabet Elle vit avec sa mère dans un petit village fermé sur lui-même et son école ne compte qu’une seule classe, une « classe unique ». La mère se nomme la Varienne parce qu’il fallait que ce soit assez long, mais je ne pouvais pas lui donner un prénom et un nom ; il fallait qu’elle s’appelle « LA » quelque chose. Et cette mère n’a pas le langage, elle est une demeurée ; c’est-à-dire qu’elle demeure en deçà du langage : elle forme, avec sa fille, une espèce de bulle, une espèce de fusion, un cailloux, une même concrétion. Et l’on perçoit très vite, à la lecture de ce roman, qu’entre la Varienne et Luce s’est établie une relation intense, même sans langage ou plutôt, surtout sans langage… Quand il n’y a pas de langage, la relation ne peut être que plus intense .

Quel rôle joue l’entrée à l’école ?

L’entrée à l’école est un déchirement. Quand vient l’heure du premier départ vers le monde extérieur, la mère baisse la tête et met ses mains dans son tablier bleu. Chacun de nous comprend l’angoisse qu’éprouvent certains tout petits qu’on accueille pour la première fois à l’école maternelle, ceux qui n’ont jamais été séparés de leur mère et qui redoutent que leur mère ne revienne jamais. Mais ici, tout s’inverse : cette mère, cette demeurée, ne connaît pas la séparation, elle ne sait pas compter les heures, elle ne sait pas anticiper le retour, et c’est elle qui a peur, peur que sa fille ne revienne jamais. Et pourtant, « Il a bien fallu, tout le monde l’a dit. L’école, c’est obligatoire. La Varienne a baissé la tête. Le jour de la première fois elle a lissé un froissement qu’elle seule voyait sur son tablier bleu foncé longuement elle n’a pas regardé Luce partir…La Varienne est une île, ce qu’elle vit est au delà de l’isolement , alors, quand sa petite fille part pour l’école, la Varienne se retrouve comme un manteau accroché à une patère, avec plus rien dedans, elle ne sait pas attendre…

À l’école, Luce rencontre Mademoiselle Solange, l’institutrice. Entre Solange et Luce les mots restent, les mots font empreinte, mais Luce veut rester ignorante, comme sa mère, pour mieux rester près d’elle, avec elle, comme elle. Au début, la maîtresse d’école ne voit pas ce qui se passe, ne sait même pas si elle apprend. Pourtant Luce apprend, en silence, en cachette, elle apprend à s’en rendre malade. Pourtant Luce entend, elle récite aussi, en silence, en cachette, dans sa tête. Les paroles de Mademoiselle Solange sont douces mais dangereuses. Il y a péril en la demeure : surtout ne rien donner à voir, ne rien donner en échange. Et elle écrit à coup de boucles et de traits, elle lie partie avec le monde… Écrire c’est accepter d’être au monde, accepter de laisser une trace dans ce lien ou il faut être, sachant qu’un jour on n’y vivra plus. Être au monde , c’est entrer avec le temps.

Mais la maîtresse d’école peut elle accepter de ne pas réussir ?

Elle ne l’accepte pas et elle part au combat. Elle a l’ardeur pédagogique, Mademoiselle Solange, elle ne peut pas supporter. Solange s’en est fait la promesse : elle se doit d’apprendre à lire et à écrire à Luce. Alors elle va rencontrer la Varienne chez elle, comme ça, sans prévenir. Quand personne, jamais, n’avait, avant elle, franchi le seuil de cette maison. Une intrusion sidérante, une de plus, physique celle-là. Apparemment, l’institutrice a gagné : Luce demeure à l’école, le savoir est obligatoire. Et Luce apprend, en silence, en cachette, elle apprend, elle apprend à s’en rendre malade : et elle tombe, malade.

Comment des élèves peuvent-ils tomber malades d’apprendre ?

Parce qu’il y a péril ! Il y a un péril immense à apprendre puisque, par principe, apprendre c’est accepter de rentrer dans l’inconnu et de dépasser, quelques fois, tellement de peurs vitales que ça peut rendre malade… Mais c’est très bien, ces peurs et ce péril, c’est très bien de les dépasser. Pour moi, ça fait partie du travail d’enseignement. Mais je voudrais juste revenir sur la « maladie » de Luce. En fait, Luce n’est pas malade, elle a la fièvre. Devant quelque chose qui se passe dans sa vie, sa seule façon de répondre c’est la fièvre. C’est ce corps qui s’arrête de bouger, qui doit être couché. Elle aura la fièvre d’apprendre, un jour, peut-être.

Les enseignants ne sont pas toujours conscients qu’apprendre peut rendre malade…

Mais les enseignants aussi se rendent malades, non ? Alors… La fièvre de Luce va d’ailleurs déranger Mademoiselle Solange jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus exercer son métier…

Et l’entrée dans l’écriture est arrachement… l’arrachement de Luce à sa mère…

Si on veut vraiment écrire c’est que l’on accepte de s’approcher d’une part obscure d’être et ça fait forcément peur… et envie, et peur et envie… On se trouve devant ces peurs et ces envies quand on veut faire écrire les autres… Mais cette expression :« Faire écrire », ne me plait pas du tout.

Que proposeriez-vous ? Faire entrer dans l’écriture ?

…Proposer d’ouvrir un espace pour que l’écriture puisse s’écrire. Qu’est ce qu’on peut faire d’autre ? On ne peut pas faire écrire quelqu’un, ce n’est pas possible.

Au fond, ce roman traite de la résistance des enfants qui ne veulent pas, ne peuvent pas, entrer dans le champ du savoir, dans le champ de cette médiation que représentent l’écriture et la lecture…

C’est vrai. Apprendre paraît aller de soi. En fait pas du tout ! Pour moi ça ne me paraît pas du tout aller de soi parce que ça veut dire quitter sa terre que l’on connaît, franchir un gouffre, un océan ou une petite rivière de rien du tout pour certains enfants qui ont des facilités. Mais c’est aller vers autre chose. Apprendre c’est forcément aller vers autre chose. Aller vers autre chose c’est accepter d’être transformé… Quand j’écris, je suis transformée, ça fait changer des choses dans ma vie. Je sens comment ça me met en mouvement… Mais l’accepter ce n’est pas forcément évident, il faut avoir une terre solide derrière soi.

Que pourriez-vous dire au père, à la mère, au professeur qui ont devant eux un enfant, un élève qui rechigne à sauter le pas ?

Juste ça… Prendre conscience qu’apprendre n’est pas une évidence et que l’on a besoin d’être bien assuré de la terre qu’on a sous les pieds pour pouvoir avancer. Il faut être bien enraciné et avoir devant soi un bon passeur. Ce qui me paraît important, c’est le travail du temps. On n’a pas tout de suite, comme ça, l’écho de toute l’énergie qu’on vient de donner. On a l’impression parfois que tout ce que l’on a fait n’a servi strictement à rien …et puis on se rend compte, des mois après, quelques fois des années après, quand on rencontre ceux qu’on appelle élèves, que quelque chose s’était passé mais sans jamais avoir été dit. Ça a cheminé intérieurement. C’est difficile, mais on peut l’apprendre.

Mais alors, ça peut vouloir dire…

Ça veut dire qu’on ne fabrique pas un élève, on l’accompagne ! On ne fabrique pas un enseignant non plus, on l’accompagne ! Ce que j’aime bien dans le mot enseignant c’est le « a n t » de la fin. Il signifie quelque chose qui est en train de se faire ; qui est toujours en train de se faire.

Puisque apprendre c’est dépasser ses propres peurs, enseigner, est-ce mettre les élèves en face de leurs peurs ?

Quand on enseigne, il y a au moins une chose que l’on peut savoir : c’est que la peur peut exister. Savoir que cet espace de la peur peut s’ouvrir devant un enfant, c’est déjà être prêt à accueillir cette peur. Pour cela, il faut sans doute avoir déjà accueilli sa propre peur. C’est un travail à faire. L’activité d’écriture, par exemple, pour un enseignant, le met devant sa propre peur. Quand il apprivoise cette peur, il a une façon d’être, dans la classe, différente. Les élèves le perçoivent et osent davantage entrer dans leur propre peur. Un(e) élève doit sentir que l’enseignant est un semblable. Cette notion est fondamentale. L’enseignant doit être un semblable Il n’y a pas d’histoire d’âge… L’enseignant peut avoir avancé davantage sur le chemin et accompagner l’élève. Dans le roman, Mademoiselle Solange est une jeune enseignante. Son ardeur pédagogique peut l’entraîner au-delà de ses propres limites. C’est pour cela qu connaître ses limites est important, quand on se retrouve en face des autres. C’est ce qui leur permet d’exister aussi. Si on n’a pas de limites, on prend toute la place… et alors que reste-t-il comme place à l’autre ? Il faut surtout que quelqu’un ne prenne pas tout l’espace, en face de nous pour que chacun puisse avoir la chance de faire un pas… L’intelligence a besoin d’espace pour se poser.

Propos recueillis et retranscrits par Sylvie Cèbe et Dominique Sénore

Les maux cachés derrière mes mots

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 Violaine Gelly est journaliste et a suivi un stage avec Dominique Vaudoiset graphologue et psychothérapeute (que j’apprécie particulièrement). Elle est revenue bouleversée par la justesse des propos.

Ronde ou raide, inclinée ou recroquevillée, notre écriture est marquée par notre histoire.

Elle témoigne :

Un samedi froid, triste et gris d’hiver parisien. Dans une vaste salle, se déroule un étrange spectacle. Six femmes en cercle et, au centre, une septième qui semble danser un curieux ballet. En fait, elle mime les lettres de l’alphabet et le fil d’une écriture. Dominique Vaudoiset, graphologue et psychothérapeute, a mis au point une méthode de développement personnel inspirée de ses deux activités.

Pour elle, avec les rêves et les lapsus, l’écriture est un des outils privilégiés qu’utilise notre inconscient pour communiquer. A nous de savoir lire, décrypter, comprendre. Puis changer.

« Une graphothérapie, c’est soigner son écriture et écrire pour se soigner. Quand on prend soin de nos lettres déformées et malades, c’est comme si l’on faisait du yoga pour chacune d’entre elles, afin que, par la posture juste, le souffle retrouvé, nous rendions au corps de notre écriture sa pleine santé. »

Un enchaînement du masculin et du féminin

 

« Ce que les lettres nous disent se lit dans les déformations que nous leur infligeons, explique-t-elle. Nous avons appris à l’école un modèle d’écriture unique. Et nous nous sommes empressés de le déformer. Parce qu’une écriture est un fil qui bouge et qui respire comme un électrocardiogramme. Et que notre intelligence émotionnelle s’y engouffre pour nous dire des choses. » Comment ? Par le symbolisme des lettres. La pointe d’un stylo sur une feuille, c’est un point, une cellule, un atome, une graine. S’il grossit, le voilà cercle, rond, œuf, o. « La lettre o représente mon territoire premier, la cellule fabriquée par mes parents et portée dans un ventre rond. Le cercle est féminin, il est la réception, le réceptacle. Mais pour qu’il y ait vie, il faut qu’il y ait rupture du cercle, introduction du masculin sous la forme d’un axe vertical qui va donner un d, un p, un q, un b… Tel l’essieu qui entraîne la roue, l’écriture est un enchaînement du masculin et du féminin. »

L’inconscient en souffrance va briser cet équilibre en déformant certaines lettres selon un graphisme propre à chacun, que Dominique Vaudoiset appelle « signe-totem ». Celui-ci est une armure, un mur qui nous a protégés contre les assauts mais qui, aujourd’hui, nous emmure, nous étouffe, car il détient le secret enfermé dans la forteresse du passé. Il s’appuie sur les lettres aux symboles forts dans notre langue : le m de la mère, le p du père, du pouvoir, de la puissance, le h de l’homme, le f de la femme. « En le repérant, explique Dominique, en l’analysant, on peut le déstructurer, le briser, afin de libérer l’inconscient de ses nœuds. »

L’inconscient derrière l’écriture

Passage aux exercices pratiques. Chacune s’isole pour écrire une lettre au destinataire de son choix. « Votre mari, votre mère, votre employeur, votre garagiste… L’important n’est pas celui à qui vous écrivez : de toute façon, c’est à vous que votre inconscient écrit derrière vos mots. » Une demi-heure plus tard, nous mettons nos missives en commun. Anne a écrit à son futur patron ; Christine, à sa mère qui vient de mourir ; Claire, à son père ; Mireille, à son compagnon ; Adèle, à son chien ; et moi, au bébé que je n’ai pas, faute de rencontrer son père. Munie de crayons de couleur, Dominique va nous apprendre à lire entre les lettres.

Elle commence par plier chaque feuille en quatre : « La pliure horizontale représente le sol sur lequel nous posons nos pas : au-dessus, ce qui se voit, le conscient ; en dessous, ce qui ne se voit pas, l’inconscient. A gauche de la pliure verticale, notre passé ; à droite, l’espace vers lequel nous marchons, notre futur. » Elle entoure de cercles de couleur les mots se répétant, mais aussi les lettres déformées par le signe-totem. Elle les relie entre eux, elle les rassemble et les lit à voix haute. Cela crée des mélopées de mots qui, soudainement, prennent un sens.

Ainsi Mireille, en souffrance avec l’homme qu’elle aime et à qui elle écrit. Son signe-totem confond le n et le m, portant ainsi la négation sur la mère. Ce « passage au scanner » des mots déformés par le totem est édifiant. Dans la zone consciente, des mots d’amour à son homme : « Mon moteur, mon halètement, ma ligne d’horizon, mon miroir, mon septième ciel… » Dans la zone inconsciente, des messages de peur : « Me trahir, moi-même, amour, moi, jamais, aimer. »

Et Claire, victime d’un climat incestueux dans son enfance. Dans la lettre qu’elle écrit à son père, pourtant, des mots tendres : «Evidemment, je t’en veux pour ça. Mais comme je t’aime pour tout le reste, je persiste à dire que jusqu’à aujourd’hui tu es resté l’homme de ma vie. » Dominique scanne les mots du texte portant le p du père : « Papa, peur, trop, pourtant, paralyse, peur, corps, paye, prix, plus, pas, pire, corps, trompe, pas, prédateurs, persiste, pour, pire. » Le conscient de Claire pensait avoir pardonné et parlait d’amour. Son inconscient, lui, crie sa colère et sa peur.

Des lettres qui racontent une histoire

Lorsqu’arrive mon tour, je reprends la lettre écrite à mon bébé. Déjà quelques déformations me sautent aux yeux. Mes f par exemple, dont la hampe inférieure est barrée d’un trait. « Le f, explique Dominique, est la seule lettre qui, par ses boucles et ses retours sur elle-même, dessine les quatre points cardinaux. Dans sa rondeur, elle est le symbole de la féminité. Regarde tes f, ils ont la forme d’une croix. » Je constate. Dominique poursuit : « Toutes tes lettres te racontent la même histoire. Tes o, la projection symbolique de ton territoire le plus intime, sont fermés à double tour : personne ne rentre et personne ne sort, donc certainement pas un enfant. Tes f du féminin sont sacrifiés, la boucle du bas, qui peut être interprétée comme celle de l’utérus, est barrée. Ajoute ton signe-totem qui fusionne les n et les v et qui rend indéchiffrables les mots “nie” et “vie”, et tu vois que l’impossibilité de la maternité est présente dans ton écriture. Elle est donc inscrite dans ton histoire. Et c’est quoi, ces x acérés dans ton écriture ronde ? Le x du secret ? Le x du silence ? Qu’est-ce qui, dans ton histoire, tient du secret et nie la vie ? »

Je lui raconte alors le secret de famille, découvert à l’adolescence, et qui me hante depuis vingt ans : Marie, une jeune tante de 17 ans qui meurt, vidée de son sang, dans la chambre d’hôtel où son avorteur l’a abandonnée. Je raconte l’identification, la croisade personnelle dans laquelle je me suis lancée pour la réhabilitation de cette jeune fille, enfouie par sa/ma famille sous un tombereau de mensonges, de honte et de culpabilité. Je raconte également la malédiction inconsciente qui frappe les femmes de la famille qui portent, en premier ou en deuxième prénom, celui de Marie : avortement thérapeutique, maladie génétique touchant les organes génitaux, cancer des ovaires, hystérectomie à 15 ans… Toutes, elles sont frappées dans leur chair et moi, Violaine-Marie, je reste la dernière à conserver un espoir d’enfant que me refuse la vie. Autour de moi, certaines participantes pleurent. A ma place.

Dominique intervient : « Je pense que, dans cette histoire, tu oublies une autre victime. » Je la regarde interloquée. De qui parle-t-elle ? De ma grand-mère, de ma mère, des autres femmes de la « lignée Marie » ? « Non, dit-elle. Je parle du bébé qui n’est pas né. Tu n’en parles pas, mais c’est lui, et non Marie, qui habite ton inconscient, qui déforme tes lettres, qui barre tes o, les b du mot “bébé” et crucifie tes f. Il n’y a pas de place en toi pour un autre enfant que celui-là. Maintenant que tu l’as compris, envoie le message “bien reçu” à ton inconscient : donne de l’ampleur aux boucles inférieures de tes f, arrête de fusionner les n et les v, ouvre tes o. Tu ouvriras ainsi la porte du changement et de la libération, tu fermeras celle du passé pour aimer autrement. »

Facile à dire, s’amuseront les sceptiques ? Pas si simple à faire, en tout cas. Pendant deux mois, mes f et mes o ont fait de la résistance. Ils commencent tout juste à lâcher prise. Et moi avec…

L’entretien

La Chair de l’écriture (Le Fil invisible, 1999).
Danse avec les lettres (Le Fil invisible, 2003)

Dominique Vaudoiset, graphologue et thérapeute, a mis au point une nouvelle approche de développement personnel : la graphothérapie symbolique.

Psychologies : Comment vous est venue l’idée de cette méthode ?
Dominique Vaudoiset : A l’origine, je me suis inspirée des travaux de la psychanalyste et graphologue Ania Teillard, élève de Carl Gustav Jung, qui avait décelé un changement dans l’écriture d’un patient en cure analytique. Elle en avait alors conclu que l’analyse, en permettant de rétablir l’équilibre psychique, « guérissait » également l’écriture. Je suis partie du postulat inverse : si la transformation du graphisme suit celle du patient, pourrait-on penser qu’en identifiant les blocages scripturaux et en les corrigeant, on puisse aider à la transformation de la personne, l’écriture devenant un outil de connaissance de soi et d’évolution ?

Vous insistez sur la dimension corporelle de l’écriture.
Un cercle avec un bras qui se tend pour aller vers l’autre, c’est le a, mes bras en croix, voilà un t, les pieds écartés, les bras levés, voilà un x… Chaque lettre devient un être humain debout qui donne, ou pas, la main aux autres lettres, dessinant ainsi notre relation aux autres. A moi de savoir lire mon écriture en résonance avec ce que je suis profondément.

Est-ce que l’on guérit vraiment ?
On guérit ses souvenirs…

(Source psychologie.com)

Très belle année à tous !

blog ++ 053

 

Je souhaite que cette nouvelle année soit pétillante et « émerveillante » pour vous tous !

Qu’elle vous réserve de belles surprises et vous surprenne par ses couleurs !

Qu’elle soit source de joie en famille, entre amis sans oublier les joies personnelles !

Enfin, que les nouvelles portes que vous ouvrirez vous apporte le meilleur …

Merci pour vos lectures, vos commentaires, votre présence qui enchante mon doux chemin…

Cat

 

L’écriture est un art graphique

indexL’écriture est un art graphique inné qui contient en lui-même tout un univers thérapeutique.

L’art graphothérapie donne la priorité au cerveau droit le cerveau de l’artiste car on dessine avant d’écrire.

On a tous un signe-type dans notre écriture. Il est inconscient et se glisse sans qu’on s’en aperçoive. Ce signe-type rend notre écriture unique. La définition de cet art serait inuit.

Dominique Vaudoiset a appelé ce signe-type, le signe totem. On peut le retrouver dans la famille et peut passer d’une génération à une autre.

Cette méthode permet de guérir des souvenirs en changeant le dessin de certaines lettres. Elle va agir comme une libération du poids du passé, c’est la graphothérapie symbolique.

Après avoir pris conscience du signe-totem, après l’avoir décodé on peut le déprogrammer. Le geste d’écriture va de la tête  à la main. Le but est que le changement d’une ou deux lettres va changer la vision de la vie et le comportement de la personne. Cela a été prouvé par la transformation globale de l’écriture de certains patients au cours d’une cure psychanalytique avec C.G. Jung (démontré par Ania Teillard).

Une ré-éducation du geste graphique peut se commencer à tout  âge.

L’approche symbolique et dynamique de l’écriture permet de comprendre comment la machine se dérègle et ce qu’il faut faire pour y remédier.

Rien que l’intention de vouloir rendre votre écriture lisible, fluide et ordonnée amorce un changement de vision et de comportement : l’harmonie et la paix s’installent tranquillement.

La graphothérapie en tant que thérapie par l’écriture :

Prendre conscience de  son comportement, prendre conscience des problèmes en travaillant et transformant son écriture. La Graphothérapie symbolique a été créée par Dominique Vaudoiset, elle intègre à la graphothérapie classique des outils de PNL, de l’analyse transactionnelle, des thérapies brèves cognitives, de l’analyse jungienne….

Le langage humain relève de l’hémisphère gauche (rationalité), le geste de l’écriture manuscrite fait appel à l’hémisphère droit (irrationnel, ics, intuition). Ce geste se rapproche donc du dessin, de la créativité et implique des réflexes corporels et psychiques de l’inconscient. Donc par l’écriture manuscrite on pourrait entrer en contact avec une partie de son inconscient.

L’analyse et l’observation par le thérapeute de votre écriture permettra de faire ressurgir des troubles, des souffrances enfouies depuis longtemps à l’origine de blocages, de troubles du comportement ou de découvrir des aspects méconnus de votre personnalité.

Par la suite les séances de graphothérapie, vous permettront de transformer votre façon d’écrire et à l’aide d’exercices graphiques vous pourrez agir sur votre psyché et donc changer des comportements ou attitudes qui vous nuisent.

A quoi ça sert la Graphothérapie en tant que thérapie ?

C’est une approche qui est destinée aux personnes qui désirent mieux se connaître. Elle permet de contribuer à se libérer d’attitudes et de comportements inappropriés.

Vous pourrez vous libérer, aller vers un mieux-être et un mieux vivre.

Les Sam’dis de Cat – Atelier écriture et collage

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L’objectif d’une séance « Carnet de Vie » est de commencer un livre, cahier, porte-folio …  des pages faites d’images, de dessins, de peintures et de mots …

Cet atelier débute par un temps de relaxation pendant lequel vous pourrez vous retrouver et mettre une distance momentanément. Une écoute musicale, quelques senteurs de saison…

Dans le « carnet de vie » les arts plastiques et l’écriture se complètent. C’est un outil original pour aller à la rencontre de soi, de faire le point, d’y voir plus clair dans sa vie. Un espace où peuvent s’exprimer les émotions, les pensées et les sensations qui nous habitent, dans un temps privilégié qui permet conscience et découverte de soi. Pour jouer avec les supports, les matières et les outils, et puis écrire. Ou bien l’inverse ! Pour découvrir les variantes du dessin et des techniques d’écriture. Pour emporter son « carnet de vie », devenu un compagnon à compléter et enrichir après le stage.

Le collage est une médiation basée sur le principe de découpage d’éléments en papier (Journaux, papiers spéciaux de couleurs et textures diverses, images récupérées ci et là) et de composition à partir de ces différents éléments.

Ce n’est finalement rien d’autre qu’une association d’images (Prévert disait « montage »), un travail de mise en relation d’éléments hétéroclites, voire hétérogènes dont la composition finale ouvre sur une représentation originale…

Réservation ouverte pour le 31 janvier 2015, c’est un samedi, de 10:00 à 17:00.

Nous pourrons ensemble définir d’autres dates, en semaine également si cela vous est plus confortable :-)

Apporter son repas

Participation à la journée : 50 €

Groupe de 5 personnes maximum – 3 réservations viennent de se faire, il reste 2 places.

« La Vie en elle-même est une toile vide. Elle devient ce que vous peignez dessus. Vous pouvez peindre la misère ou vous pouvez peindre la joie. Cette liberté est votre splendeur ». Osho

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